Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…
  • Contact

Profil

  • Fred Hidalgo
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.

Site de Fred Hidalgo

Journaliste, éditeur, auteur
À consulter ICI

Recherche

Facebook

La Maison de la chanson vivante
   (groupe associé au blog)
 

Jean-Jacques Goldman, confidentiel
  (page dédiée au livre)

Livres

30 juillet 2022 6 30 /07 /juillet /2022 08:39

C’est la fête des paires !

On le sait, l’édition « collector » (hors commerce) de cet ouvrage a été un succès. Depuis son envoi aux souscripteurs, deux mois se sont écoulés… et vous avez été nombreux, depuis, à m’interroger sur sa réception critique en me faisant part de la vôtre. Curiosité d’autant plus légitime qu’en l’absence de diffusion, on ne peut confronter sa propre opinion à d’éventuels avis médiatiques*. Et curiosité partagée : si un auteur écrit d’abord pour lui-même (sauf à vouloir fabriquer un produit formaté de consommation courante), les retours de son lectorat – surtout s’il a choisi de l’interpeller au fil des pages – lui sont aussi nécessaires que son pain quotidien.

En l’occurrence, après avoir dépassé la déception causée par une certaine frilosité du monde éditorial (pour lequel « le potentiel commercial » de cet ouvrage avait été jugé « trop faible »), puis mis en place un financement participatif pour le publier malgré tout, j’attendais avec fébrilité vos premiers commentaires. Sans trop d’impatience cependant, vu le volume de ce Roman de San-Antonio (qui retrace et boucle « le siècle de Frédéric Dard » : 1921-2021) en deux tomes... Aujourd’hui, je suis rassuré (ô combien !) sur son bien-fondé et heureux de pouvoir vous livrer un florilège d’extraits de vos réactions, certifié rigoureusement conforme (malgré l’absence délibérée de signatures, faute d’avoir sollicité votre accord de publication) et parfaitement représentatif de l’ensemble des commentaires reçus à ce jour. Qui sait si, à leur lecture, un éditeur n’aura pas envie de sortir l’ouvrage en librairie ?

 

Vos (premiers) commentaires de lecture

• Bravo pour avoir mené à bien ce colossal projet…

• À la seule vue des couvertures, avec son regard bienveillant et son sourire qui font déjà du bien, j’ai compris d’emblée que ces livres me feraient croire encore un peu en l’humain…

• J’en savoure toutes les pages…

• Merci pour ce radieux début d’été passé à lire dard-dard ce superbe « roman »…

• J’ai l’impression de (re)faire partie de la famille san-antonienne comme avec Frédéric : merci pour ça…

• Une “somme” qu’il faut prendre le temps de déguster…

• Je me régale à lire ce que je n’aurais pas peur de nommer un “monument”, merci !

• Je suis dans la lecture du tome 1 et je me régale…

• J’avance dans la lecture en continuant à me régaler !

• Quel régal ! Et quelle histoire extraordinaire ! Tu expliques de manière très vivante (et très émouvante) la façon dont tu as découvert San-Antonio, ta (très belle) première lettre à Frédéric Dard (j'imagine ce qu’il a dû ressentir à sa lecture), ta découverte du titre de “France-Soir” concernant sa tentative de suicide alors que tu partais chez lui... Bon, j’en suis seulement au tome 1 mais soyons clair : je suis déjà conquis…

• Les deux livres sont magnifiques, je me suis régalé à les lire…

• Merci pour ces précieux ouvrages Dard !

• Bravo pour ce beau et gros travail. On voit la passion à l’œuvre !

• C’est magnifique : j’ai refait un voyage en apnée avec Frédéric Dard, mon second Papa... Un grand MERCI.

• Je me lance : je n’ai pas une belle plume ni ne suis critique littéraire mais j'ai quand même acquis au cours de ma vie la totalité des œuvres de Frédéric Dard et suis en train de terminer leur relecture complète à la (dé)faveur de ce long confinement. Monsieur Hidalgo nous livre une telle somme d'informations, sur F. Dard bien sûr avec humilité et délicatesse, mais également sur la vie culturelle de cette époque, artistique, littéraire, musicale… C'est truffé d’informations et de scoops, mais l’écriture recherchée et fluide en permet la lecture aisée. J’ai beaucoup appris, croyant tout connaître et je remercie l'auteur de son partage ; comme son mentor il se livre avec sincérité et nous fait partager ses émotions. L’ouvrage a tout naturellement pris place dans ma bibliothèque à la suite de “Napoléon Pommier” et de “Céréales killer”.

• Je me régale de la saga d’art Dard, et je souhaiterais l’offrir à un ami qui possède l’intégrale de San-Antonio (moins un, le malheureux…). Or, ni sur votre site, ni sur votre blog, il n'existe de lien pour commander. Est-ce la rançon du succès ?

• Je ne comprends pas, après lecture des deux volumes, pourquoi aucun éditeur sérieux ne s’en est emparé. C’est passionnant, l’écriture nous rappelle les souvenirs de lecteurs de San-Antonio que nous étions. Enfin, l’émotion qui sous-tend le récit touche profondément le lecteur…

• Une telle somme de connaissance et de travail mérite mieux qu'une édition confidentielle, aussi luxueuse soit-elle…

• Frédéric ne s’était pas trompé en t’accordant sa confiance et son amitié pendant toutes ces années. Ses vrais amis comme toi ne sont pas si nombreux. Ton travail éditorial est époustouflant et le soin dans les détails m’a bluffée. [...] Frédéric aurait été admiratif devant une telle somme de travail. Un coup de chapeau aussi pour la mise en forme impeccable de ce livre qui a représenté un travail long et minutieux…

• J’ai lu votre ouvrage toutes affaires cessantes : c’est formidable ! À 16 ans vous aviez tout compris…

• Je l’avais mis de côté [...] et puis je l’ai ouvert, ce coffret… pour ne plus le refermer avant d’avoir revécu 50 années auprès de Frédéric grâce à toi. Je suis épuisé ! De bonne fatigue, de plaisir de lecture, au bord des larmes parfois tant j’avais l’impression d’être le seul destinataire de tes confidences (tiens, ça me rappelle quelque chose, cette façon de rendre le lecteur complice !). C’est un très beau livre d’amour à rendre jaloux les amants virtuels de San-Antonio [...]. Si j’ai retrouvé le Frédéric Dard et le San-Antonio que j'aime et goûté à ton choix d’extraits si judicieux, j’ai aussi appris plein de choses sur sa vie et celle de son entourage personnel et professionnel, quand les deux n’étaient pas confondus. [...] Quel homme de bonté, de gentillesse et de générosité et quelle aventure, quelle histoire hors du commun que la vôtre ! Tu évoques souvent ses réflexions sur la connerie, je referme ton livre sur la dernière photo, poignante, le devinant plus angoissé sur notre avenir que sur le sien. Je me sens tout con, c'est con, non ?

• Mieux que bien, et même beaucoup mieux que très bien ! Un grand livre, en somme.

• Ce livre est tellement énorme… qu’il y en a deux ! Moi aussi, j’l’ai pas finie, cette bible, mais ce que j’ai lu, je le comprends, ça vient du cœur. Du cœur de ces deux amis qu’étaient, que sont, FD et FH. Fred nous raconte son Frédéric. Bizarrement, c’est le nôtre. Fred était là, pour moi, devant San-A, à le décortiquer sans pince, une berge avant ma glorieuse naissance ! J’y crois pas, surtout quand on connaît le bel Hidalgo. Toujours fringant, top actif. Y en aura pas pour tout le monde, qu’on avait dit, et les cons comme d’habitude n’ont rien compris. Alors, ce livre je l’aime, et comme je l’aime je le dévore à feu doux, doucement, pas gâcher le plaisir ! ROMAN extraordinaire, qu’il fallait vraiment écrire... Page 200, déjà, du second tome… J’ai pas envie de le terminer !

• Je l’ai lu d'une traite ! Les deux tomes ! Et j’ai trouvé ça très bien, c’est non seulement un témoignage affectueux, mais c’est aussi une belle mise en perspective de l’importance de ce grand écrivain.

• Première escale dans cette proposition de voyage san-antoniesque. J’ai deux tablettes de chocolat (tome 1 et tome 2) et comme une bonne gourmandise je m’en garde une pour le mois prochain. Généralement la fatigue m’emporte au bout de quelques pages de lecture, mais là j’ai essayé de ne pas dévorer d’un seule bouchée cette première tablette… Merci pour ce formidable voyage qui me permet de mieux comprendre l’univers de San-Antonio (avec un tiret !) […] Après le voyage extérieur auprès de Brel [cf. “Le Voyage au bout de la vie”], je découvre celui de l’intérieur avec San-Antonio. J’y retrouve tous les ingrédients d’une œuvre d’art : l’urgence et la nécessité de lui donner une existence. Et en cadeau, la rareté de l’édition qui n’est pas pour me déplaire, me considérant comme un privilégié. Je résiste pour ne pas entamer ma seconde tablette tout de suite…

• Je viens de terminer le tome 1. Passionnant et émouvant (notamment l’épisode “yaya”…). Tu as tout compris de l’âme dardienne, spontanément, viscéralement ! Oui, Frédéric Dard a su résoudre le problème de la communication. Effectivement, le maître-mot est la connivence entre lui et son lecteur. […] J'ai appris beaucoup : la vente de peintures de Frédéric à des célébrités ; Raymond Devos, Roger Couderc lecteurs de San-Antonio ; Alain Gottvallès pressenti pour tenir le rôle de San-Antonio à l’écran ; le rappel de citations : “Les objets ne sont que des pense-gens” (tellement vrai !) ; les tourniquets du Fleuve Noir… Et l’épopée du “Petit San-Antonien” m’a régalé. Quel voyage en apnée dans la vie de San-Antonio ! Oui, Frédéric nous manque en ces temps où l'intolérance et la violence prennent le pas. Mais : “pas pleurer”… Merci beaucoup pour ce beau travail et ce bel hommage. J’attaque le tome 2 en août.

En pleine lecture !… Joie !

Je n’ai pas encore terminé le tome 1. Mais je me régale à chaque fois que j’y plonge. C’est bourré d'anecdotes, de références précises, de commentaires judicieux. Je reviens vers toi quand j'aurai avalé les deux tomes pour te donner mon sentiment final, mais je peux déjà te dire que j'adore. Ton style d'écriture est vraiment agréable à lire. Et c’est fou, la chance que tu as eue – que tu as su provoquer – d'entretenir cette relation intime et chaleureuse avec Frédéric. À bientôt !

Bon, je viens de terminer le tome 01. D'abord une option 3 étoiles sur la qualité du bouquin, […] c'est du surchoix, rarement vu ces dernières années dans les parutions concernant Frédéric Dard ; surtout à ce prix : de la qualité, du beau, du vrai, du papier, de la reliure extra ! Ensuite, j'ai aimé, j'ai découvert plein de petits trucs, de précisions, surtout sur la chronologie, les voyages, etc., et le suspense… et cette fin inattendue… Je n'avais jamais envisagé cette fin-là, je pensais que […]. J’avais tort. Alors qu’est-ce que je fais ? Je recommence ma lecture, ou je pars vers le tome 02 ? De toute façon, il me faut recommencer au départ et relire, annoter, assimiler tout ça. J’en savoure la lecture… en me rationnant chaque jour pour en garder sous le pied (le pied, c’est le mot !) pendant le reste de mes vacances…

Je suis au milieu du second volume San-Antonio (t’as vu ? y a le trait d’union !), c’est magnifique et je me régale, tu peux pas savoir ! Que d’émotions ! […] Si le bonhomme bibi qui t’avait présenté à Massugas, pour ta conférence sur Brel, avec ce discours de présentation “en forme d’éloge funèbre” humoristique (comme tu t’étais plu à le dire), avait su tout ce que je viens d’apprendre, ben… il n’aurait sans doute pas osé parler ce soir-là ! Merci pour tout... et pour la dédicace.

Il voulait des avis, le Bel Hidalgo ?
Bin, j’ai pas fini.
Et sais-tu pourquoi j’ai pas fini ?
Bin, parce que j’ai pas envie que ça finisse !
Ma Félicie à moi m’a toujours conseillé d’y aller doucement avec le dessert… La voilà, ma première analyse ! Et merci !

À peine avais-je le pied (et quel pied !) posé dans le premier tome (de Savoie), que je me retrouvais en enfance. […] Merci Fred pour ce beau partage et félicitations à ta Félicie pour sa longévité et l’ardeur insatiable de son fiston à faire connaître le meilleur en toutes choses. Comme je t’envie d’avoir connu de si près cette belle personne qu’était Frédéric Dard !

Votre livre est un régal à lire ! Et les notes passionnantes : une mine !

Un seul mot : génial !

Ces réactions ne m’étonnent pas : pour tous les amoureux de Frédéric Dard, ce livre n'est pas qu’une référence, c’est LA référence ! Bien bêtes sont les éditeurs et ceux qui ne l’ont pas commandé… Tous les fans de San-Antonio rêvent d’avoir vécu ta rencontre… Mais grâce à ton talent littéraire et de conteur (tu as eu de bonnes lectures !), tu nous permets de la vivre à notre tour : c’est le plus beau cadeau que tu pouvais faire aux amis de San-Antonio. Donc, merci !


Vaut mieux lire ça que d’être sourd, aurait dit San-A. (…ou Bérurier qui aurait peut-être souhaité une joyeuse fête des paires au lecteur – voire à la lectrice ! – de ces deux tomes). Sans rire, vers la fin de l’ouvrage (écrit pour continuer à faire chorus…), j’explique que ce livre est mon « boomerang », comme un retour à l’envoyeur pour « LE » remercier de m’avoir mis le pied à l’étrier du bon côté de la vie : celui de la Bienveillance et de la Beauté (comme Berthe Bérurier, alias la Gravosse !), qui vous fait « jouer positif », sans nourrir d’illusions pour autant sur l’espèce humaine, sachant que « la chasse aux cons est un safari sans espoir ». Vos propres réactions sont votre boomerang au Roman de San-Antonio... Merci qui ? Merci Frédéric Dard, génie de l’écriture et bon génie de ses con…temporains.

Merci à vous, enfin, pour vos commentaires spontanés (et, d'ores et déjà, pour ceux à venir)… En retour, permettez-moi de vous embrasser collectivement… « en attendant le plaisir » – disait-IL encore, « de le faire individuellement de vive voix » !

NB. Pour aller plus loin avec San-Antonio et ses amis, si affinités il y a, je ne saurais trop vous conseiller de demander à rejoindre dard-dard « San-Antonio / Frédéric Dard », le groupe de référence sur les réseaux sociaux (près de 12 000 membres), d’où provient une partie des commentaires de lecture ci-dessus.

 

*Il y a eu toutefois deux « papiers » d’auteurs, dont voici des extraits :

• Indispensables ! Ces deux tomes consacrés à la saga Frédéric Dard alias San-Antonio […] sont bel et bien indispensables. Honte aux éditeurs frileux ! Concoctée loin des thébaïdes parisiennes, voici une somme documentaire et humaine digne de figurer dans la bibliothèque de tout honnête homme sachant encore conjuguer amour et partage, truculence et humour. […] Qui sait, cela a peut-être fichu les pétoches aux éditeurs au petit pied, les tristes sires qui craignent qu’on fasse une ribambelle de mioches à notre belle langue française… (Serge Dillaz)

 • Bref, le gros livre de Fred Hidalgo est indispensable car non seulement il apporte une vision un peu nouvelle de Frédéric Dard, complétant ainsi sa biographie, mais il interroge aussi indirectement l’époque dans laquelle notre auteur favori a déployé son talent, il était le plus beau symbole de cette littérature populaire qui finit par faire la peau à la littérature bourgeoise en lui imposant de nouvelles normes. Fred Hidalgo pose une question importante : Frédéric Dard pourrait-il écrire ce qu’il a écrit aujourd’hui, dans cette époque du politiquement correct qui n’est qu’une autre forme de la stérilisation de l’esprit ? (Texte complet à lire sur le blog d’Alexandre Clément).

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

M
Cher Monsieur Hidalgo,<br /> <br /> Si j'ai mis un peu de temps à vous envoyer mon "ressenti" au sujet de votre formidable ouvrage : Le roman de San-Antonio, comme je vous l'avais promis, c'est que je viens d'en terminer la seconde lecture (Il n'est pas dit pour autant qu'il n'y en aura pas de troisième). <br /> On croyait savoir tout sur l'amour depuis toujours (Sarbacane, F. Cabrel), et bien c'est faux. <br /> Sans vouloir parodier celle qui ne fut qu'une éphémère 1ère dame de France (Valérie Trierweiler pour ne pas la nommer) : MERCI POUR CE MOMENT. <br /> J'ai voulu relire votre bouquin une deuxième fois, afin de bien saisir ce qui m'avait peut-être échappé, voire ce que j'avais peut-être mal saisi ou mal interprété. <br /> C'est pour moi une véritable révélation. J'en sais plus aujourd'hui, qu'en 45 ans de lecture de San-A. Même si j'ai lu beaucoup de livres le concernant, d'"un portrait" de Jean Durieux, de "morceaux choisis" dans "mes délirades", de Daniel Demange et ses "San-Antoniaiseries", des "mots en épingle" de Françoise, du "dictionnaire amoureux" de l'excellent Eric Bouhier (une sacrée plume celui-là). <br /> Je riais encore il n'y a pas si longtemps en feuilletant le Dictionnaire San-Antonio de Serge le Doran (entre autres), mais là : Finie la rigolade… Enfin un livre où l'on m'expliquait tout (ou presque) de la vie et de l'œuvre du Maître. <br /> J'ai toujours eu un peu de mal à dissocier Frédéric Dard et San-Antonio. Peut-être dans ses premiers romans était-il différent ? On ne lit pas "La crève", "L'homme de l'avenue" ou "Délivrez nous du mal" comme on dévore une histoire du fameux Commissaire, voire même Kaput ou l'Ange Noir. <br /> Le livre qui m'a fait connaître Frédéric, un peu mieux, c'est celui de Joséphine : "Frédéric Dard, mon père". Tout y est pratiquement dit. Mais le vôtre… Pardon. Comme dirait l'autre, j'dis ça, j'dis rien. Mais d'ailleurs que dire, et par où commencer ? <br /> Allez, j'dis quand même. Quel talent ! Mais surtout quelle chance ! Que ne suis-je pas né dix ans plus tôt ! Ah, Mr Hidalgo, j'enrage, j'en Ô désespoir ! J'aurais sûrement fait partie de votre club des amis de San-A. Connaître et partager un petit bout de vie avec lui. Quel bonheur. Rencontrer ce monde qui gravitait autour de lui. Comment vous remercier de m'avoir fait découvrir toutes ces choses, rien que par la magie de la lecture de ce livre ? Magie des mots. Monsieur Carnaval, l'histoire de "La bohème" de Charles Aznavour avec Georges Guétary. Jean Richard ! Les histoires de Gérard Barray et de Paul Préboist pour les films. Et puis le reste, tout le reste. Des embrouilles avec Simenon ou Clouzot. De ses amitiés, Hossein, Audiard et bien d'autres. Des coups de cœur, Renaud, De Caunes. <br /> Son "vrai-faux" suicide, Odette, Joséphine, Abdel, De Caro… Après la lecture du 1er volume de votre roman, on comprend mieux le pourquoi et le comment de l'écriture de "Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mains sur les hanches ?" L'enlèvement d'un enfant, de son enfant ! Je n'ose même pas imaginer ce qu'il a pu endurer. <br /> Votre bouquin est une véritable bible, et c'est vraiment bien écrit. Un véritable roman, quoi.<br /> Moi, je me souviens de mon 1er San-A. " Concerto pour porte-jarretelles". Acheté dans un kiosque de gare (comme quoi, tout est vrai), simplement pour sa jaquette (pas flottante, hein !). Cette prise de vue d'un bas de femme (peut se lire dans tous les sens). J'avais 16 ans. Plein de sève. Quand je l'ai vu, j'ai su. Immédiatement. SAN-ANTONIO ! Quelle couverture, et puis, surtout, ce petit résumé en dernière page : "C'est beau un porte-jarretelles ! C'est musical. Y en a qui préfèrent la guitare électrique, libre à eux." J'étais conquis. Quelle découverte. Après l'avoir dévoré, et bien caché de la vue de mon dabe, je décidais de retrouver tous les anciens numéros et d'acheter aussi les nouveaux. Depuis, le temps a passé, je possède la collection complète des aventures du célèbre Commissaire, mais pas que. Pas mal de Dard également, que je lis et relis en boucle. Cela fait un bail maintenant. Je n'ai jamais été déçu. Vous le savez mieux que quiconque, on compare souvent le style de Frédéric à celui de Rabelais. Mouais… Mais à mon idée, San-A est unique. Ensuite, j'ai voulu en savoir plus. San-Antonio, Frédéric Dard ? Quelle différence ? Alors, j'ai lu. "Le monte-charge", "La crève", "Le bourreau pleure" (des larmes de crocodile), "Les salauds vont en enfer", "On n'en meurt pas", "Rendez-vous chez un lâche", "La dynamite est bonne à boire". Même du Frédéric Charles (découvert par hasard), "La mort est leur affaire". Mais c'était tellement différent. Par contre, quand il a fusionné, signant San-Antonio, tout ce qu'il écrivait, je pouvais retrouver dans certains de ses "Hors-série", la patte San-Antoniesque. "Y a-t-il un Français dans la salle ?". Géant ! Même avant, il avait signé avec "Les Cons", un bouquin sublime. "Le mari de Léon", "La nurse anglaise", enfin, tous. Je ne m'en lasse pas. Je les ai lu et relu, toujours avec le même enchantement. Quel talent … Alors, encore une fois, et parce que je ne suis pas là pour vous parler de moi (je trouve quand même, m'être pas mal épanché…), encore merci à vous de m'avoir, à travers votre ouvrage, laissé les yeux grands ouverts sur l'immensité de cette œuvre Dard. Mais aussi de votre histoire d'amitié, pratiquement histoire d'amour avec cette personne exceptionnelle. Je fais partie de la cohorte de gens qui aiment et qui aimeront toujours ce grand Monsieur. Qui aiment aussi Renaud, De Caunes (fils surtout, pour moi du moins), Audiard, pour l'amour des mots et des dialogues un peu fous, Hossein. Qui aiment aussi Flaubert, Rabelais, Céline (le boss, malgré tout ce que l'on peut en penser). Et de vous, que dire de plus ? Sûrement des tas de choses. Vous êtes tellement éclectique monsieur Hidalgo, féru de musique (comme moi), Brassens, Renaud, Aznavour, Goldman, Cabrel, liste non exhaustive. Je sais que vous avez un blog sur internet (Si ça vous chante), j'irai y faire un tour. <br /> Dans tous les cas, sincèrement et de tout cœur, encore merci à vous. N'oubliez pas la proposition que je vous avais faite dans un précédent courrier. Si vous passez à St François (San Francisco de Guadaloupe, comme vous le disiez), nous pourrions vous recevoir, mon épouse et moi-même, afin de vous faire (re) découvrir notre formidable île aux belles eaux, et de deviser un peu des choses qui nous rassemblent.<br /> A bientôt de vous lire. Pensées San-Antoniesques.
Répondre
F
Que dire de ce "mot", cher Martial... mis à part le fait qu'il m'a estomaqué ! Pire (ou plutôt tellement mieux) qu'un uppercut au plexus solaire... Façon de dire que je ne saurais le commenter qu'en direct-live, sur place, sous l'astre solaire, un de ces jours en Guadeloupe ! Une invitation pareille chez la dame qui marchait dans la mer, ça ne se refuse pas !
D
Deuxième escale et non fin du voyage...<br /> Forcément, les copains montent à bord (JJG...).<br /> Ce deuxième livre est indispensable pour comprendre une relation à long terme entre Fred et Fred. Seul un fils adoptif pouvait avoir la distance nécessaire et la matière première (voir à la fin de l'ouvrage la richesse des annexes) pour parler aussi intimement de Frédéric Dard.<br /> Je suis persuadé qu'il serait fier de ces traces écrites rédigées par le jeune homme de la rue des Caves, président du premier club San-Antonio.<br /> J'ai écrit “deuxième escale et non fin”, parce que j'aimerais tellement un autre livre sur les 10 ans d'Afrique et l'histoire de la création des deux journaux de référence de la chanson française...<br /> Encore merci pour ces deux volumes qui me donnent envie de tout lire de San-Antonio et de Frédéric Dard.
Répondre
F
Ah... l'Afrique, "L'Union", puis "Paroles et Musique", "Chorus"... ça, c'est une autre histoire ! Même si tout se rejoint. L'essentiel, pour le moment, qui me fait grand plaisir, c'est que ce roman-là vous ait donné envie de lire ceux de San-A. et de FD. Tout vient à point nommé à qui sait attendre et mieux vaut Dard que jamais, n'est-ce pas ? Et merci pour ces mots qui me touchent comme les miens avaient touché Frédéric en 1964. "La poésie est une arme chargée de futur" a écrit un grand poète espagnol : je suis convaincu qu'il en ira de même avec les mots de San-Antonio.
J
Mérité et très heureux pour toi, Fred.<br /> Je retrouve entièrement mon ressenti à la lecture de beaucoup de ces commentaires.<br /> Beaucoup d’affection touchante dans ces deux volumes et un monceau de découvertes sur sa vie, son oeuvre et l’homme qu’il était.<br /> La bonté et la générosité contenues dans son regard, tu as su les transcrire et nous les faire partager.<br /> Quelle chance tu as eue d’avoir cette proximité et cette connivence avec un tel être.<br /> Je ne comprendrai jamais les décisions du monde insondable de l’édition.
Répondre
C
Cher Monsieur Hidalgo,<br /> <br /> Ce n’est pas sans une certaine émotion mais avec une émotion certaine que je vous écris, comme vous le proposiez dans l’introduction de votre premier volume consacré à l’œuvre de et à l’homme Frédéric Dard / San-Antonio (Vous noterez avec quel soin je n’ai pas oublié le tiret…). N’ayant pas l’habitude d’écrire à un auteur, je vous prierai de bien vouloir excuser par avance mes éventuelles maladresses d’écriture…<br /> <br /> Je vous parlais de mon émotion, ressentie au moins à deux titres : la première étant que, cher Monsieur Hidalgo, petit-fils de Républicain espagnol moi-même, dont le grand-père maternel fut exilé en France en tant que réfugié politique, prisonnier dans le camp d’Argelès puis prisonnier en Allemagne et qui ne dût son salut qu'à ses connaissances en électromécanique automobile, une disposition fort pratique en temps de guerre qui lui a valu d’être épargné du pire, à mon avis. A travers un bout d’histoire commune, j’ai, dès le début de la lecture de votre livre, ressenti une proximité, un lien qui m’a de suite mis en confiance dans l’honnêteté de vos propos, chose que je ne saurai expliquer.<br /> <br /> La deuxième émotion est liée à votre volumineux livre en deux parties. Je suis fier d’avoir pu participer à l’édition de ce recueil de souvenirs liés à votre expérience et à celle de Frédéric Dard, auteur dont je dévore les œuvres quotidiennement. Si je n’ai pas encore lu tout Dard ni San-Antonio, je suis en bon chemin et surtout, comme vous le savez, en bonne compagnie avec les personnages créés par notre écrivain adoré ! J’en possède 82 et je ne manque jamais une occasion pour en acquérir de nouveaux (neufs ou pas). C’est dire la chance que j’ai de ne pas avoir encore tout lu !<br /> <br /> Pour l’anecdote, j’ai commencé à 10 ans, avec la BD San-Antonio en Espagne qu’un camarade de classe m’avait prêté et j’avais trouvé ça vraiment drôle et décalé. Je ne savais alors pas qu’il y avait des romans… Dix ans plus tard, en 1988, je trouve et j’achète quelques romans de San-Antonio, que je découvre, mais le cours de la vie fait que je découvre en même temps d’autres auteurs comme Stephen King, lectures que je peux partager avec mes copains. San-Antonio était alors considéré comme « dépassé » par ceux de ma génération… En 1993, j’achète, dans une gare, « Foiridon à Morbac City », je me régale mais je constate que je préfère les romans des années 70 et 80. Ces dernières années, l’opportunité d’acquérir tout un stock de toutes époques m’a permis de reprendre contact avec San-Antonio, que je lis consciencieusement et régulièrement. En tombant sur la page Facebook des Amis de San-Antonio pour des recherches sur un ouvrage que j’écris, je suis arrivé sur la campagne de cofinancement, à laquelle j’ai participé de suite.<br /> <br /> Ce n’est pas facile de savoir quoi dire et comment dire à un auteur ce que l’on pense de son œuvre. Allez, je me lance : J’ai dévoré vos deux volumes, tant ceux-ci sont vivants et bourrés d’anecdotes qui m’étaient inconnues ! De plus, on ressent une véracité dans les propos, une complicité aussi avec le lecteur, ainsi qu’une fraîcheur de lecture fort agréable. Votre ouvrage respire l’aspect positif des souvenirs, une certaine nostalgie, sans tomber dans la mélancolie… Bref, vous racontez bien votre amour pour l’auteur et son grand-œuvre. Je pourrai continuer ainsi à cumuler les adjectifs et les verbes vous démontrant le grand intérêt que j’ai porté à votre ouvrage mais cela serait inutile, l’essentiel étant dit. Je n’ose pas évoquer les passages émouvants dans lesquels vous parlez de votre yaya, de crainte de verser une larme sur ce mail… Voilà, je souhaitais partager avec vous mon ressenti très positif de vos livres.<br /> <br /> Vous m’avez décidé : Je vais de ce pas m’inscrire aux Amis de San-Antonio. Ce sera alors un petit pas pour moi mais un grand pas pour l’hénaurmité !<br /> <br /> Bravo et Merci à vous.<br /> <br /> Très cordialement, et pourquoi pas amicalement - puisque je vous connais un peu dorénavant – je vous souhaite, Monsieur Hidalgo, le meilleur pour vous-même, vos proches et votre œuvre.<br /> <br /> Dardesquement et San-Antonionaisement vôtre*,<br /> <br /> <br /> <br /> *J’écris ce que je veux, c’est mon courrier après tout !<br /> <br /> <br /> <br /> NB : J’ai commencé ce courrier le 6 juin 2022, en me disant qu’il valait mieux vous l’envoyer le 29 juin, que j’allais vous l’envoyer le 2 juillet pour mon anniversaire, pour finalement vous l’expédier le 4 août 2022. Je laisse cependant la date symbolique du 29 juin, vous devinez aisément pourquoi.
Répondre
F
Deux choses à vous dire d'emblée, cher Jean-Didier Carré :<br /> -Cette proximité dont vous parlez ("que je ne saurai expliquer") va bien au-delà des coïncidences et autres points communs (votre grand-père au camp d'Argelès en même temps, peut-être, que mon propre père, etc.), au-delà des générations aussi puisque j'ai sur vous le triste "privilège" de l'âge : je pense simplement - sans m'en glorifier du tout car je suis en fait incapable de faire autrement (constat vérifiable en jetant un coup d’œil dans le rétroviseur de mon parcours) - que le "secret", si secret il y a, est dans la sincérité, l'authenticité, la spontanéité (ce qui n'empêche nullement le travail : mille fois sur le métier remettez votre ouvrage...), autrement dit dans le lâcher de l'âme...<br /> Frédéric Dard (je suis certes allé à bonne école) ne faisait pas autrement, même en enrobant ses confidences dans un maelström romanesque sans pareil. Cet esprit san-antonien, sans chercher du tout à imiter ou copier quelqu'un d'inimitable, je le revendique depuis toujours. C'est ce qui a fait, je crois, que dans mes activités journalistiques précédentes, cette chanson que l'on aimait, journalistes et lecteurs restés mutuellement fidèles trois décennies durant, nous rassemblait... parce qu'elle nous ressemblait !<br /> <br /> Second point : merci de bien vouloir m'appeler Fred à l'avenir et non pas "Monsieur Hidalgo" (pour moi, il n'y en a qu'un, c'était mon père). C'est la même "faveur" que Frédéric Dard m'avait demandée : "Ne m'appelle plus Monsieur Dard, pour toi désormais je suis Frédéric !"<br /> <br /> Enfin, merci pour cette très belle lettre, et pour le temps pris à l'écrire, ça n'aura pas été du temps perdu, à peine volé sur les tâches quotidiennes, je peux vous l'assurer, car comme vous, quand vous évoquez les passages sur ma "yaya", je sais lire entre les lignes... et ça me touche infiniment que cela vous ait ému vous-même.<br /> <br /> MERCI encore et surtout, peut-être, de m'avoir offert votre confiance en souscrivant à l'édition de ce livre, sans m'avoir connu auparavant. Grâce à vous, nous en sommes là, à nous parler comme de vieux amis. Pour ça aussi, je ne remercierai jamais assez Frédéric Dard. Pour le moins pouvons-nous lui offrir, en retour, cette petite satisfaction de la réception enthousiaste (à ce point j'en suis le premier surpris et remué de fond en comble) déclenchée par cette biographie de l'homme et de l’œuvre : un portrait fidèle de qui il était et de ce qu'il a fait ("on est ce qu'on fait"...) qui, je le pense, lui aurait fait plaisir. Peut-être même, comme me l'a assuré une personne très proche de Lui, en aurait-il été (un peu) fier...<br /> Fred<br /> <br /> PS. Ne manquez pas de me tenir informé de cet ouvrage que vous écrivez... grâce auquel vous avez découvert la souscription pour LE ROMAN DE SAN-ANTONIO !...
G
Mon cher Fred,<br /> Loin de la canicule qui anéantit notre doulce France, dans mon Briançonnais natal où je respire l'air le plus pur du pays, je dévore à grande gloutonnerie ton fabuleux livre où j'ai l'impression de vivre à ta place la présence incomparable de notre dabe. Je pratique l'IACRJAL (en français "l'Identification à Caractère Résolument Jubilatoire à L'autre" !!!). Je suis en apnée (juvénile) comme pour certains passages (très nombreux) des romans de la nuit où je rejoins Frédéric...<br /> GG ton pote AG<br /> Le plus féal de tes féaux
Répondre