Profil

  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Le blog de Fred Hidalgo

Présentation

  • : Le blog de Fred Hidalgo
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…

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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 13:51

Caveaux, cabarets...

et autres petits lieux

 

Avant que le star system ne vienne provoquer les ravages que l’on sait, creusant un fossé aussi énorme qu’injustifié de part et d’autre de la scène, avec des « idoles » d’un côté et des simples consommateurs de l’autre, la chanson était un art partagé de façon égale, mais surtout un art de proximité comme vient nous le rappeler aujourd’hui à bon escient Michel Trihoreau dans un livre intitulé La Chanson de proximité. Lequel annonce d’ailleurs, du fait de la crise majeure du disque, un certain retour (voire un retour certain) de la chanson à ses fondamentaux humains et citoyens.

 

Dans cet ouvrage extrêmement fouillé et parfaitement documenté (on reconnaît là le responsable des rubriques historique et thématique de Paroles et Musique et de Chorus…), Michel Trihoreau nous livre le fruit d’une expérience de quelque quarante ans de fréquentation de la chanson, de toutes sortes de lieux où elle s’expose, puis de réflexion autour de ce phénomène artistique populaire sans égal.

CouvProximite.jpgIl en rappelle d’abord les « Traces historiques » en remontant à ses origines populaires (« Du pain, du vin et des chansons ») avant qu’elle n’investisse les tavernes, cabarets, caveaux et autres goguettes, dressant dès lors un tableau extrêmement érudit – mais toujours dans un style limpide et accessible à tous (pas de jargon universitaire pour initiés !) – de l’histoire de la chanson dans les petits lieux. On effectue une plongée au temps du Chat Noir, on remonte les années jusqu’au Lapin Agile ou Le Bœuf sur le Toit, croisant au passage Aristide Bruant, Jules Jouy, Frédé… C’est la grande époque de Montmartre, puis celle de Saint-Germain-des-Prés que l’on redécouvre sur les pas notamment de Jacques Prévert (à qui Michel avait consacré un ouvrage original, La Chanson de Prévert, en 2006). D’une rive à l’autre de la capitale (« Rive droite, rive gauche, la querelle sourde »), la chanson est là, toute proche des gens…

 

 

On continue ainsi de remonter le fil du temps jusqu’à nos jours, en passant par « L’Âge d’or », ce que l’auteur appelle d’abord « le terreau » (les fruits de l’Éducation populaire, le TPC et la Fine Fleur de la chanson française, la Révolution culturelle, l’avènement des auteurs-compositeurs-interprètes) et par « La floraison magique » (Ferré, Brassens et Brel, les voies de l’Olympia, les Trois Baudets, les princes des cabarets, les chevaliers errants ou maudits). Arrive ensuite « Le schisme » autour de Mai 68 et toutes les confusions qui en découlèrent et que Michel Trihoreau analyse avec pertinence : amalgames, « bonne » chanson, art mineur… avec toutes les conséquences de l’industrialisation d’un art par définition artisanal, qu’il décline en sous-chapitres : « la proximité ou la pop », « le mur du son », « l’envers du décor ».

  

MichelPortrait.jpg

                                                                                              Michel Trihoreau chez lui (Ph. F. Hidalgo)

Après une analyse passionnante du pouvoir des mots (« culture populaire ou culture de masse », « la langue et son usage », « les transactions verbales »), on en arrive à l’époque actuelle où l’auteur montre (sous le titre « L’Éternel Retour ») comment la chanson de proximité réinvestit progressivement les petits lieux en même temps que les mentalités. Il énumère et décrit alors nombre de lieux de Paris et de province, ou de festivals (« Les nouveaux pionniers »), en particulier celui de Chant’Appart créé par Bernard Kéryhuel en Vendée, dont la formule conviviale à souhait (faire venir des artistes chez l’habitant, et attirer ainsi un nouveau public d’amis et de voisins à la chanson) obtient un succès à ce point exponentiel qu’elle s’exporte désormais en Belgique, en Suisse et même outre-Atlantique au Québec, où elle commence également à essaimer.

Mais l’ouvrage de Michel Trihoreau ne s’arrête pas à une espèce de condensé de l’histoire de la chanson française, des lieux et des festivals qui la font vivre (avec, de-ci de-là des portraits d’artistes atypiques), puisqu’il s’intéresse également au disque, à l’autoproduction et aux labels indépendants qui se développent chaque jour davantage, aux médias, à Internet, à la formation, aux concours et j’en oublie… avant de faire une pause sur la vocation de Paroles et Musique puis de Chorus et les traces que laisseront auprès des futurs historiens et autres sociologues ces deux journaux nés bien sûr d’une passion mais surtout d’une conviction que la chanson – trop souvent considérée avec condescendance – est bien plus qu’un loisir, bien plus qu’une simple expression artisque, un art et pas n’importe lequel : l’art populaire par excellence.

dessinLieu.jpg

Ce livre (composé d’une dizaine de parties) est à mettre entre toutes les mains des aspirants chanteurs qui – combien de fois l’avons-nous constaté pour le déplorer – ignorent trop souvent tout ou partie de ce qui a construit la profession dans laquelle ils espèrent exceller un jour (comme si un aspirant metteur en scène pouvait se permettre d’ignorer l’histoire des grands films et grands réalisateurs du 7e Art). Des jeunes talents mais aussi, beaucoup plus largement, de tous les gens, amateurs ou professionnels, qui s’intéressent de près à la chanson. Un conseil partagé par Allain Leprest qui en signe la préface : « Pour y avoir rencontré des publics curieux, attentifs, interrogatifs et des artistes aguerris ou débutants, gens généreux ou sévères qui m’ont tant appris de ce métier, je suis  heureux de voir un livre qui chante ces petites scènes et leurs acteurs. Vous verrez comme il tiendra bien dans le creux de vos mains… »

• La Chanson de proximité – Caveaux, cabarets et autres petits lieux, de Michel Trihoreau, préface d’Allain Leprest, 188 p., 18 € ou 21 par correspondance : L’Harmattan, 5-7 rue de l’École-Polytechnique, 75009 Paris.

 

Rencontres autour de Brassens

couvRencontres.jpgJ’en profite pour signaler un autre ouvrage de Michel Trihoreau, en collaboration avec l’illustratrice Cathy Beauvallet, qui paraît simultanément aux Éditions du Petit Véhicule. Il propose vingt-cinq récits imaginaires, vingt-cinq nouvelles où des personnages semblent sortir tout droit de l’imagination de l’auteur. À première vue seulement, puisque, comme l’explique Paul-René Di Nitto dans sa préface, au détour d’une phrase, au terme d’une confidence chuchotée, nous avons la surprise – et l’émotion – de découvrir que ces gens, hommes ou femmes, qui se racontent, évoquent un moment de leur passé, « croyants ou impies, bourgeois ou bohèmes, sont sans le savoir sortis du même moule, d’un grand livre de poésie, en fait, un cahier d’écolier tenu par un homme seul, souvent désespéré… un certain Brassens ». Tonton Georges que l’on retrouve d’ailleurs en couverture, via une photo de son ami sétois Jimmy Rague.

Penelope.jpg

À noter que Michel Trihoreau a ajouté en regard des titres de ses récits ceux des chansons de Brassens qui les lui ont inspirés : Bonhomme, Le Bistrot, Brave Margot, Je suis un voyou et une vingtaine d’autres, y compris pour une seule et même nouvelle (Un grand soleil) trois chansons différentes (Chanson pour l’Auvergnat, Le Pluriel et Mourir pour des idées). Quant aux illustrations de Cathy Beauvallet, dont la passion est de croquer sur le vif des chanteurs pendant leur spectacle (on a pu voir certains de ses dessins illustrant des comptes rendus de festivals dans Chorus), au style très personnel (cf. Pénélope ci-dessus), elles sont toutes réalisées en noir et blanc. Au final, une aventure aussi originale que joliment réussie, dans le fond comme dans la forme.

• Rencontres, de Michel Trihoreau et Cathy Beauvallet, 90 pages, format 21 x 21 cm, 20 € port compris pour la France, à l’ordre des Éditions du Petit Véhicule, 20 rue du Coudray, 44000 Nantes (epv2@wanadoo.fr)

 

Publié dans : Actu livres - Par Fred Hidalgo
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Commentaires

Tant qu'à parler de petits lieux donnant la part belle à la chanson dans nos régions, je voudrais signaler une exquise petite salle nantaise, le Cabanier (http://lecabanier.free.fr), fruit d'une initiative privée fort heureusement relayée aujourd'hui par la Ville... À découvrir !
Commentaire n°1 posté par Enora MONFORT le 30/09/2010 à 14h25

Tiens, en voilà une idée qu'elle est bonne : recenser les salles les plus "méritantes" de l'espace francophone (avec leur contact Internet, de préférence, pour que tout le monde en profite). Un peu à la manière des anciennes "Bonnes Adresses de Chorus".
Chiche ?
A vous de jouer, amis lecteurs et lectrices de France et de Navarre, des Dom-Tom, de Belgique, de Suisse et du Québec qui lisez ce blog par milliers et fréquentez donc forcément les salles de spectacles de votre région.
On attend vos contributions (y compris celles des artistes qui nous lisent aussi par centaines... mais se font extraordinairement discrets, comme s'ils avaient peur de s'exprimer autrement qu'en chanson !?).

Qu'on se le (re)dise: ces colonnes vous sont totalement ouvertes. Pour autant, bien sûr, que cela vous chante... 

Réponse de Fred Hidalgo le 30/09/2010 à 14h59
Ces "petits" lieux de chanson à Paris ont continué, tant bien que mal, à vivre jusque dans les années 80, je veux parler de cabarets à l'ancienne et non des bistrots chantants qui ont pris le relais, comme Le Limonaire. Je ne sais pas si l'ouvrage de Michel Trihoreau parle de l'Ecume, rue de l'Ouest 14 ème, qui ferma ses portes en juin 1986, avec Jean-Pierre Réginal qui tint l'affiche chanson (il y avait aussi du Jazz) pendant deux mois. Un autre chanteur habitué du lieu était Antoine Tomé. Un lieu convivial, des patrons accueillants, une salle de bar avec thés et bières du monde entier, bibliothèque et jeux de sociétés et, en bas d'un escalier en colimaçon, la salle de spectacle avec petite scène et piano acoustique régulièrement accordé, sur fond de rideau noir ou de pierres apparentes. L'artiste avait droit à une sono et même quelques jeux de lumières. Le public du premier rang était à deux mètres du chanteur quand il fallait serrer les chaises et que c'était bondé (50 personnes ). Et quelle écoute, quel bonheur dans la salle et sur scène... Et l'artiste était rémunéré au pourcentage de recette, et non "au chapeau", à l'abri de la fortune sans doute, mais pas du plaisir de partager.
Qui a connu l'Ecume ou d'autres lieux équivalents ? En existe t-il encore aujourd'hui, dans le même esprit ?
Je vais bien sûr me procurer ce livre et lui souhaite beaucoup de succès.
Commentaire n°2 posté par Gérard le 30/09/2010 à 16h05
Je ne résiste pas au plaisir de mettre mon grain de sel après l'amie Enora de Nantes, partenaire aussi de FESTIV'ART...Comme le monde de la Chanson est petit !! Juste pour dire que cet ouvrage me ravit au moment où je prépare notre Assemblée Générale avec ce bilan et perspectives qu'elle comporte nécessairement.Petit lieu ? Oui, nous le sommes avec notre jauge de 500 places assises et plein d'autres debout , à la buvette surtout ...tout autour, dans la convivialité, l'échange qu'au fil des ans notre évènement a créés.Avec cette réflexion qui court tout au long des jours sur la création de chansons... Et comme ce plaisir là ne saurait suffire , nous aussi nous nous sommes lancés dans l'organisation de soirées à domicile où l'on s'ouvre au théâtre,au conte, à la lecture ...Pour en savoir davantage : www.festivartariege.org (site qui sera ces jours -ci sensiblement revu). Au plaisir de nos échanges ici cher Fred !!Claude
Commentaire n°3 posté par Claude Fèvre le 30/09/2010 à 18h26
Je me permets de souligner le livre que j'ai écrit et sorti en 2005 : La Chanson de Paris (préface de Georges Moustaki, Aumage éditions, avec l'aide de la SACEM). Sur 13 parcours, je parle des salles qui ont existé, existent, des chansons inspirées par les rues de la capitale..., et surtout de ceux qui ont fait cette Histoire, chanteurs tout d'abord, animateurs de lieux...
Jean Lapierre (voir www.jeanlapierre.com)
Commentaire n°4 posté par Lapierre le 01/10/2010 à 09h33
BONSOIR,

J'ai très envie d'acheter le livre de Michel TRIHOREAU. Merci Fred pour les informations sur ce blog passionnant.
Commentaire n°5 posté par Annie Lapeyre le 01/10/2010 à 19h14
Je ne sais pas si le livre de Michel Trihoreau en parle, mais il faut sans doute citer La Colombe, petit lieu de vie, resto, bar, et cabaret ou beaucoup de grands noms ont fait leurs débuts dans les années 60. A l'affiche Guy Béart, Pierre Perret, Maurice Fanon, Claude Vinci entre plein d'autres... Ce lieu était tenu par un authentique découvreur de talent, comédien, auteur, chanteur, écrivain, Michel Valette. Il vient d'écrire un livre sur Jean Ferrat que je n'ai pas encore lu et dont peut-être Fred pourra nous dire quelque chose.
Commentaire n°6 posté par gerard le 02/10/2010 à 00h40
Merci,
du 7ème art à la chanson française Michel TRIHOREAU a-t'il pu faire une petite place aux chansons de Pierre Mac Orlan (auteur du "Quai des brumes")et la célèbre "Fanny de Lanninon" chantée par Laure DIANA. Je vous invite à redécouvrir Saint-Cyr-sur Morin (77) et l'auberge de l'oeuf dur qui va bientôt revivre grâce à l'énergie des amis de P.Mac Orlan, la commune, le conseil général et bien nombreux aussi tous les amoureux anonymes de la chanson Vivante ou vibrante. (j'aurai bien aimé mettre des photos, dommage que l'on ne puisse le faire dans les commentaires. Musiqualement
Commentaire n°7 posté par vergnes le 02/10/2010 à 09h55

Je réponds globalement aux questions qui sont posées ici sur les petits lieux dont Michel Trihoreau parlerait ou pas dans son livre.

La plupart sont évidemment évoqués, comme La Colombe, soit directement soit à travers un artiste qui y a fait ses débuts, mais attention : La Chanson de proximité n'est pas un ouvrage recensant les petits lieux de "l'âge d'or" de la chanson française (en l'occurrence il existe Le Cabaret "rive gauche" publié en 2006 par Gilles Schlesser chez L'Archipel), mais, comme l'indique sa 4e de couverture, "une analyse historique et actuelle des caveaux, cabarets et autres salles conviviales, à la fois berceaux et refuges des artistes majeurs de la chanson d'hier et de demain. C'est une plongée au coeur de la chanson authentique, vivante, éternelle, celle qui échappe aux contraintes et au formatage."

Réponse de Fred Hidalgo le 02/10/2010 à 18h52
Cher Fred,

Veuve inconsolable de Chorus, je lis avec plaisir et attention votre rubrique via la toile; j'ai acheté cette semaine le premier numéro de "Serge ", nouvelle revue de Didier Varrod , consacrée à la chanson française. L'objet est beau, c'est un 1er numéro, j'attends la suite pour me prononcer... J'ai aussi acheté cette semaine les inrock avec Katerine en couverture.Les 2 revues pré-citées font une critique dithyrambique sur le nouvel opus de M. Katerine, parlant d'oeuvre d'art contemporain, avec des paroles minimalistes, une musique tout aussi minimale ; on va adorer ou détester; M.Katerine va exaspérer les puristes de la chanson en étant dans la provoc... Bref ! Ces journaux semblent conquis par cet album magistral !!! Je l'ai écouté , pari réussi, il m'énerve; pourtant je ne suis ni bornée, ni bégueule, mais quand on me parle de dadaïsme er d'oeuvre d'art, quelque chose m'échappe !! Alors Fred, vous qui m'avez fait découvrir des merveilles en 68 numéros, dites- moi que je ne suis pas en train de devenir une vieille réac ringarde;
au secours, Fred !!!
Commentaire n°8 posté par sylvie Lamy le 02/10/2010 à 19h25

Que vous dire, chère Sylvie ? Que Philippe Katerine a montré par le passé qu’il était capable d’écrire de fort jolies chansons (notamment avec Mes mauvaises fréquentations,  1996), mais que ses disques ne se vendaient pas… et que (syndrome Gainsbourg ?) Docteur Philippe est devenu Mister Katerine après avoir compris comment fonctionnait notre société de consommation de masse (media). Depuis, force est de constater que ça plane pour lui.
Pour le reste (les jugements dithyrambiques...), comme le disait Talleyrand (et cela reste valable aujourd’hui) : "Tout ce qui est excessif est insignifiant."


Cela dit, qui n'engage que moi (d'autres, y compris dans l'ex-équipe de Chorus, ne seront sans doute pas de mon avis...), sachez justement, chère "veuve inconsolable de Chorus", que la plupart de nos anciens collaborateurs croient d’autant plus à la renaissance de « la revue de référence de la chanson francophone » que celle-ci n’aurait jamais dû disparaître. Qu'on se le dise.

Réponse de Fred Hidalgo le 03/10/2010 à 10h18
Le spectacle Brel/Nougaro (évoqué dans un précédent commentaire) est au Tambour Royal les jeudi et vendredi à 19h à partir du 14 octobre.
http://www.billetreduc.com/43563/evt.htm
J'ai eu le "privilège" d'assister aux présentations et je vous invite à découvrir sous les doigts d'Isabelle Vajra (qui chantait Barbara auparavant)les chansons qui la 'touche' de ces deux monuments de la chansons.
Des découvertes, des inédits, toute la sensibilité d'Isabelle Vajra dans son interprétation.
Commentaire n°9 posté par barbara le 03/10/2010 à 10h48
Réponse de Fred Hidalgo le 03/10/2010 à 11h03
Les petits lieux, soyons honnêtes, il y a eu et il y a toujours le meilleur...Mais aussi le pire (mal reçu, pas de pub, pas de public ! "on a fait ce qu'on a pu!")). Mais je ne retiens que le meilleur : à Paris, la Tanière, Rue de la Glacière (bbrrr, ça donne envie...Mais une fois qu'on y était, c'était chaud), La Soupape, à Bruxelles, un bonheur absolu, chaque fois. la Mauvaise Herbe, à Tournai, et aussi tous ces bistrots en Bretagne, où il fallait (où il faut encore) se battre parfois pour se faire entendre. Et à chaque fois, un ou une allumée, parfois un couple, amoureux de la chanson, amoureux du public, avide de rencontres et de musique. S'il n'y avait pas ces lieux là, il n'y aurait pas de vie musicale, tout simplement. S'ils naissent et meurent et renaissent sans cesse, c'est qu'ils sont la chair même de la chanson. Autant que les artistes.
Commentaire n°10 posté par Gérard DELAHAYE le 06/10/2010 à 23h40
C'est vrai que souvent, nous ne sommes pas très nombreux dans ces petits endroits pourtant si bien fréquentés.
Nous voudrions ajouter que ces cafés et autres petits lieux - comme dit Gérard, "avec leurs allumés , « leurs amoureux" (soient-ils des bancs publics ou de la Chanson) - sont pour nous l'occasion de découvertes richissimes.
Le temps d'un repas, d'une bière, d'un café, on fait le tour du monde en musique, ou bien quelque poésie bien tournée nous touche tout à coup en plein coeur.

« Ta parole, ma parole/ça fera briller des yeux ... »

Et ces soirées où nous sommes si proches de ceux qui donnent à écouter sont des moments de pur plaisir.

Les lieux changent, certains doivent hélas fermer mais les restos, cafés, aux salons chaleureux et les petites scènes prennent le relais des précédents et la musique poursuit sa route au gré des devantures qui s'éteignent puis qui s'allument.

C'est une chance pour nous que l'histoire de la chanson trouve toujours sur son chemin les fanaux de ces havres féconds.

Merci à « si ça vous chante » pour toutes ces parutions, nous allons nous plonger bientôt dans « la chanson de proximité » de Michel Trihoreau, le livre est commandé.
Commentaire n°11 posté par Elisabeth et René le 08/10/2010 à 19h33
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