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Collection d’hiver – 3
Après le citoyen du monde Dick Annegarn et le Tourangeau Marcel Kanche, c’est au tour d’un Québécois de s’inscrire au générique de la collection d’hiver de Si ça vous chante. Pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit (à mon humble avis) du chef de file de la « jeune chanson » québécoise, après les générations incarnées successivement par Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Robert Charlebois et autres Luc De Larochellière. Mais un chef de file qui ne ressemble à aucun de ses prédécesseurs ni collègues du même âge, sans doute le plus français des chanteurs de Nouvelle-France…
• SEUL AU PIANO. Le Lion imberbe – Ces étranges lueurs / Le Magnétisme des amants – Les Vertiges d’en haut – 27-100 rue des partances – Moi, Elsie – Maman – Nous restions là – Deux par deux rassemblés – De glace – L’Amour solaire – Tous les visages – Les Lignes de la main – Les Sentiments humains – Reine Émilie – Au Bar des suicidés. (69’42 ; prod. Les Disques Audiogramme, distr. Québec : Sélect ; distr. France : Wagram Music ; site de l’artiste.)
Le hasard a voulu que je sois l’un des premiers journalistes français, le premier peut-être, à écrire sur Pierre Lapointe (« le très jeune, très dandy, très provoc et très talentueux Pierre Lapointe »), l’ayant découvert en spectacle, au Québec, à ses débuts, séduit et admiratif d’emblée, fasciné presque (c’est le terme que j’utilisais alors dans Chorus), et surtout à le présenter comme un artiste à suivre de très près : « On reparlera sans doute très vite de ce jeune homme, écrivais-je notamment, dès qu’il aura sorti son premier album, mais si vous avez d’ores et déjà l’occasion de le voir en concert, ne le manquez pas ! Rien que pour ce Lapointe-là (les connaisseurs se souviennent sûrement du rocker Éric Lapointe qui a connu de beaux succès au Québec), le voyage (12 000 km aller-retour quand même) valait la peine… »
Ce n’est pas parce que la suite, justement, m’a donné raison, mais parce que « ce Lapointe-là » me fait fondre de bonheur à chaque fois, et à coup sûr, que j’ai envie de poursuivre le partage. Après trois albums en studio (en 2003, 2005 et 2009), Lapointe seul au piano revisitant son répertoire en public (et offrant deux titres inédits : Moi, Elsie et La Boutique fantastique), c’est ce que la chanson peut donner de plus beau dans l’épure, le poignant, l’émotion, l’humour aussi. Magnifique !
Grâce au logiciel TVO,téléchargeable gratuitement, il est possible d'accéder en streaming ou d'enregistrer une émission appelée Studio 12 de la télévision canadienne TOU.TV. Pierre Lapointe était invité le 23 janvier.
Cordialement
Amicalement
Richard Desjardins, bien sûr !!! Triple bien sûr !
Sans remonter à l'époque de Chorus, où nous lui avons consacré des lignes à la pelle (et notamment un grand dossier – le plus important réalisé sur lui à ce jour dans la presse européenne) et où il nous a fait l'honneur de nous écrire un texte exclusif et formidablement émouvant (cf. « Le Livre de ma vie » dans Chorus n° 64), je l’ai évoqué à de multiples reprises dans ce blog (en attendant un sujet spécifique)... J’ai même rappelé brièvement (dans un commentaire) dans quelles circonstances je l'ai "découvert" il y a plus de vingt ans un soir en spectacle, en compagnie de Renaud, dans un petit lieu de Québec (le Bar d'Auteuil), et comment nous nous sommes séparés les tâches en rentrant en France pour tenter de faire parler de lui dans les médias et le faire inviter pour la première fois dans une grande salle parisienne, en l'occurrence au Théâtre de la Ville (merci encore à Gérard Violette et à son équipe).
Simplement, dans mon "chapeau" sur Pierre Lapointe, j'ai procédé à une élision en passant directement des Leclerc-Vigneault-Charlebois (la fameuse trilogie de Quand les hommes vivront d'amour) aux plus jeunes générations. Mais c'est bien sûr, cher Chris Land, Richard Desjardins !!! Un très grand monsieur de la chanson entre les plus grands...
PS. à Richard (qui lit ce blog, je le sais) : je t'embrasse et te dis à très bientôt, j'espère, puisque tu tournes en ce moment en France, en solo avec ta "guétard" !
PS aux lecteurs qui, hélas, ne le connaîtraient pas encore : s'il passe par chez vous, ne le manquez surtout pas, c'est GÉ-ANT !
Un peu de pub pour Chant'Appart' ne fait pas de mal!!!
Un peu de pub pour "Chant'Appart", c'est précisément c'est ce que j'ai fait ce matin en publiant un "ACTU-INFO" de Si ça vous chante sur l'édition en cours, en complément d'un commentaire, dans l'article sur Marcel Kanche. Bravo aux "chant'apparteurs" et "chant'apparteuses" !
http://www.ql.umontreal.ca/volume11/numero2/culturev11n2c.html
Un lien en cadeau:
http://www.youtube.com/watch?v=F9rXXanYW0E
Claude, salut ! On pense toujours très très fort à toi, que ta vie aille du mieux possible, même sur quatre roues.
Merci Fred !
Merci, Jean-Noël, de parler de Claude Léveillée, lui aussi magnifique ACI québécois s'accompagnant au piano. L’occasion d’évoquer deux souvenirs personnels : le premier, au début des années 80, lorsque j'eus le grand plaisir d'être invité par Roger Gicquel à son émission TV Vagabondages... en compagnie d'un certain Claude Léveillée (voir "Vagabondages, l'héritage de Roger Gicquel", le 7/03/2010 dans ce blog) ; le second, le 18 octobre 1994, jour de l'inauguration de la Maison de la Chanson de Québec, où il chanta notamment son fameux Frédéric ("Je me fous du monde entier / Quand Frédéric me rappelle / Les amours de nos vingt ans...").
Dénominateur commun : Pierre Jobin, ex-“gérant” de Félix Leclerc. Dans le premier cas, il était également, alors, agent de Claude Léveillée ; dans le second, il était directeur du théâtre du Petit Champlain qui, ce soir-là, allait devenir la première Maison de la Chanson de l’espace francophone. Et votre serviteur, mais oui, d’être appelé par lui sur scène, devant un parterre et un balcon impressionnants de personnalités politiques (Premier Ministre…), professionnelles (Luc Plamondon, etc.) et surtout de grands chanteurs québécois (dont une “petite débutante” nommée Lynda Lemay) pour recevoir la carte n° 1 de la confrérie des “Amis de la Maison de la Chanson” ! La soirée s’acheva par un dîner inoubliable, pour moi en tout cas, qui me trouvais à la table de Raymond Lévesque, Louise Forestier… et autre Claude Léveillée. Merci encore, “mon ami Pierre du Québec” (comme le chantait Claude Besson). Et vive le Québec !
Je garde des souvenirs émus de sa balance, du spectacle et surtout de l'après spectacle épique. Je connaissais l'artiste, pas le bonhomme: la rencontre a été fantastique. L'homme savait vivre, très bien vivre et avait de très belles histoires à raconter.
Depuis, nous sommes toujours restés en contact. Même encore à ce jour, c'est devenu juste moins facile vu ses ennuis de santé et autres. Le Québec lui rend hommage de façon assez régulière, nous lui donnons ce soir un "salut" à 12 000 km de distance !
Une petite note en plus puisque personne ne l'a souligné...
Et puisque Pierre (himself) nous a raconté la belle histoire de la chanson "Moi, Elsie" : ce très beau texte est signé Richard Desjardins ! Et la musique confiée à Pierre.
Et derrière ce texte au féminin se cache Elisapie Isaac, une chanteuse inuk que Pierre a eu la bonne idée de présenter lors de son concert au Théâtre de l'Atelier le 7 février dernier.
Une occasion de plus d'aller jeter une oreille dans la toundra !
Et quelle bonne idée de lui avoir "empruntée" sa chanson : juste magnifique !
Bravo pour le blog et bravo Pierre. Hâte de le revoir sur scène.
Mais Valérie Lehoux, ne lui a accordé que deux clefs!
C'est son droit,mais nous n'avons pas les mêmes goûts!