Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…
  • Contact

Profil

  • Fred Hidalgo
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.

Site de Fred Hidalgo

Journaliste, éditeur, auteur
À consulter ICI

Recherche

Facebook

La Maison de la chanson vivante
   (groupe associé au blog)
 

Jean-Jacques Goldman, confidentiel
  (page dédiée au livre)

Livres

4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 08:46

Des « années Paroles et Musique »

 

aux « lendemains qui chantent »

 

   

Les nouveautés vont plus vite que la musique… et que Si ça vous chante. Alors, voici sans plus tarder – après les sorties de l’automne et de l’hiver (voir les différents articles de la rubrique « Actu Disques et DVD ») – une première sélection printanière d’une nouvelle série de critiques. Consacrées à la fois aux artistes des « Années Paroles et Musique » (les décennies 70-80), aux représentants de la « Génération Chorus » (années 90-2000) et aux talents en herbe qui nous promettent des « Lendemains qui chantent », brassant indistinctement (et volontairement) les genres musicaux, elles n’obéissent ici qu’à un seul ordre, l’ordre alphabétique.

 

À vous, amis lecteurs et lectrices, de faire le bout de chemin complémentaire qui peut et doit – si ça vous chante – vous apporter tout plein de petits bonheurs, à l’aide du site de chaque artiste et/ou d’une chanson audio ou vidéo extraite de son disque. Précision : ces nouveautés peuvent très bien concerner des albums de plusieurs mois d’âge. Contrairement à ce que laisse croire la société du spectacle qui vit à flux toujours tendu – un produit chassant aussitôt le précédent –, une œuvre artistique, qui a souvent demandé des années de travail à son auteur, n’est pas frappée de péremption au bout de quelques semaines. C’est même le temps qui, en apportant le recul nécessaire, vous permet de mieux apprécier l’œuvre en question ; c’est le temps aussi qui bonifie (éventuellement) celle-ci aux yeux et aux oreilles de tous.  

Voilà. Ça vous chante ? Alors, c’est parti. De A jusqu’à Z… comme le nouvel album de Michel Arbatz. Avec par-ci par-là un « Quichotte » pour distinguer et incarner le meilleur du meilleur... à l’instar de ce premier disque pour démarrer vite et fort.  

 

Michel Arbatz 

quichote_3.jpgSon premier album date de 1975. Le précédent, Retrouver le Sud, de 2007. « Chanson, poésie, théâtre, stages, livres et disques : discret mais hyperactif, Michel Arbatz est souvent là où on ne l’attend pas. De Charlie Mingus à Robert Desnos, d’Armand Gatti à Leonard Cohen, l’homme n’oublie rien de ses passions artistiques » (J. Vassal, cf. Chorus n° 60). Avec ce dixième opus, ce jongleur de mots souvent jubilatoire (on pourrait ajouter Brassens, Boby Lapointe et Nougaro à ses références) n’est pas loin de son apogée créatrice. « J’ai écrit ces chansons, dit-il, sans penser à rien revendiquer, qu’à dire quelques petits bobos qui m’encombrent, comme le départ des abeilles, les lointaines banlieues, le sabre qui fend Jérusalem et un certain retour d’obscurantisme. Qu’on pardonne mon envie de mordre, nous avons souvent le plaisir du chant malgré le monde. J’ai partagé ce plaisir avec Olivier-Roman Garcia, mon frère de scène. Il a, malgré son jeune âge, la gaieté de qui est allé au fond des choses et en est revenu rassuré, comme dit Romain Gary… Et comme rien ne vaut le pain qu’on fait à la maison, nous avons réalisé cet album de A à Z avec notre grain et nos rêves d’artisans. »

 

arbatz.jpg

 

Musicalement, le jazz, le flamenco, le rap, la saudade et autres ingrédients épiçant la chanson française (bandonéon, oud, sanza, percussions, accordéon, violoncelle, guitares, mandoline, basse…) alternent ou s’épousent pour le meilleur et le sourire, la tendresse et l’ironie. Des franquistes canonisés en groupe par Benoît XVI à l’histoire de la Vénus hottentote, le constat n’est jamais amer mais lucide en diable. Comme la morale d’un Piaf de music-hall : « J’ai fréquenté des condors / Mais j’étais pas pigeon et j’étais pas rapace / Dans c’métier si tu t’endors / Tu t’fais bouffer tout cru si t’as pas d’carapace… » Mais « Te fais pas de souci / Y a toujours du mouron / Pour les petits oiseaux ! » 

 

Michel Arbatz – La Vénus du Cap

 

• Michel Arbatz : De A à Z, 14 titres, 50’56. Prod Babel-Zigzags, distr. Mosaic Music (site Internet).

   

Morice Benin 

benin.jpgS’il s’agissait d’un autre artiste, plus dans la norme, on pourrait parler de quarante ans de « carrière », née dans le sillage de Mai 68, avec un premier album, Peut-être, sorti d’emblée en autoproduction (ou plutôt en autogestion) en 1973. Mais Morice Benin, qui n’est pas dans la marge pour autant, se produisant régulièrement sur scène et sortant non moins régulièrement des albums (celui-ci est son trentième, sans parler de ses créations pour le jeune public !), aura vécu sa vie d’auteur, de compositeur et d’interprète en dehors de tous les canons du « métier ». Une voix vibrante, douce et lyrique, une écriture fluide, un sens de la mélodie (arrangements et toutes parties musicales – claviers et cordes – de Patrick Leroux) et une soif inextinguible « d’autre chose » : « Nous n’avons que trop espéré / Le miracle du grand soir / D’être soumis nous a livrés / Au Minotaure dans les miroirs / Nous avons soif d’autre chose / D’un soupçon d’amour, d’une pause… »

  

Morice Benin – La Tendresse

 

Les titres de ses chansons parlent d’eux-mêmes : L’Élan, Le Sursaut, Vie sacrée, Soif, Guetteur, In vitro (« Nous étions tous des Don Quichotte / Chargés d’entretenir le feu / Mais par une étrange alchimie / Le sablier s’est inversé »)… Quinze chansons – dont une, sublime, du trop méconnu Bruno Ruiz, Des forces (« Comme des soleils tatoués / Sur des plaies jamais refermées… ») – et une reprise signée Noël Roux et Hubert Giraud en 1966, offerte ici en bonus mais surtout en forme de synthèse : « On peut vivre sans la gloire qui ne prouve rien / Être inconnu dans l’histoire et s’en trouver bien / Mais vivre sans tendresse, il n’en est pas question / Non, non, non, non, il n’en est pas question… » Benin et Bourvil, même combat humaniste.

• Morice Benin : L’Élan, 16 titres, 48’41. Production Diffusion Mosaic Music (sites Internet et Myspace).

   

Jacques Higelin 

quichote_3.jpgMême s’il avait enchanté Trenet dans l’intervalle, on avait dû attendre huit ans entre Paradis païen (1998) et son dernier album de créations originales, Amor doloroso (2006), réalisé avec et chez Rodolphe Burger (ex-Kat Onoma), en Alsace. Trois ans seulement ont suffi cette fois pour que Jacques Higelin fasse rebelotte avec Rodolphe (et Dominique Mahut) à la réalisation. Et cet album enregistré comme un « live », à l’aide d’une bande d’excellents musiciens (dont ceux d’une section de cuivres), ne saurait mieux porter son nom : ce Coup de foudre atteint sa cible en nous faisant non seulement retrouver le meilleur Higelin, mais en fusionnant en outre les couleurs de sa riche palette. 

   

 

Il opère en effet la fonction entre toutes ses périodes (des Chansons d’avant le déluge à Champagne pour tout le monde en passant par Irradié, Alertez les bébés ou encore , époque Bercy 86), tous les genres musicaux qu’il a abordés et su adapter (et homogénéiser !) à sa personnalité jusqu’à en faire un registre à nul autre pareil, sa marque de fabrique. Entre rock, musiques noires, folksong, chanson d’auteur et mélodies sautillantes ou tendres (avec des titres pour la plupart de quatre à sept minutes), on ressort de son écoute le cœur en joie. 

 

higelin.jpg 

À noter une reprise on ne peut plus de circonstance de sa chanson de 1976, Aujourd’hui la crise : « C’est dur aujourd’hui peut-être / Demain, ça s’ra vachement mieux… » À laquelle fait drôlement écho une Valse MF (« C’est la fin des asticots / Y a trop de gens sur le carreau… / Ça s’arrangera pas d’sitôt / Va falloir montrer les crocs / Avant qu’ils nous serrent la laisse / Autour du garrot »). En attendant ces fameux lendemains qui chantent ou la fin des haricots (la faim des asticots ?), frère Jacques (cher « Jacquot de Pantin »), tu nous enchantes toujours autant, et nous, on t’aime toujours plus ! 

 

 

• Jacques Higelin : Coup de foudre, 12 titres, 52’53. Prod. Capitol/EMI (site Internet)

   

Karimouche 

Karimouche.jpgJ’ai dit tout le bien que je pensais de Karimouche à l’occasion de la dernière édition, en octobre 2009, des Musicales de Bastia (lire, écouter et voir Le Joli Fil), où cette jeune femme qui a fait ses premières armes dans l’ex-capitale des Gaules avait été distinguée à l’unanimité par le jury du prix des Découvertes que je présidais. « Une gouaille mi-banlieue mi-Audiard, des sentiments qui n’ont pas froid aux yeux, des mots qui bousculent les mollesses du quotidien, une autodérision délirante… » L’intéressée nous avait d’ailleurs annoncé la signature de ce premier album chez Atmosphériques, label (indépendant) de qualité s’il en est qui a parié au départ sur Louise Attaque, Abd Al Malik, Les Wriggles et autres Joseph d’Anvers. Je n’en rajouterais donc pas, sinon pour préciser que Karimouche ne fait pas « de la chanson moraliste », préférant « raconter des histoires, l’écriture cash, les mots simples, les situations très imagées, comme des courts métrages ». Si elle adore Fréhel et Piaf, elle ne s’inscrit pas dans ce registre de chanson réaliste : « Dès que j’essaie le truc joli ou un refrain poétique, ça part dans l’humour. » Dont acte, sachant toutefois que l’humour « donne le courage de jouer tout ce qu’on ne peut pas assumer à visage découvert… » 

   

 

Au plan musical, cet Emballage d’origine – mélange « de choses chantées, d’autres slammées, rappées… », d’une façon toujours enjouée – recouvre un bien beau paquet-cadeau empli de claviers (Jean-Pierre Caporossi qui l’accompagne sur scène et Julien Costa qui signe les arrangements), de guitares, de violon, d’accordéon, de tablas… et bien sûr de l’Human Beat Box (alias Kosh) qui complète sa « formation » actuelle de scène. N’en doutez pas : Carima Amarouche, alias Karimouche, touche les fidèles de chanson et ceux qui n’en écoutent pas, les fous des musiques urbaines et ceux qui n’en écoutent pas. Border line, comme on dit aujourd’hui. Écoutez donc son Firmin du boulevard Clichy : mine de rien, on n’est pas loin, dans l’inspiration, de chez Fréhel…

Karimouche : Emballage d’origine, 10 titres, 37’03. Prod. Atmosphériques, distr. Pias (site Myspace).

    

La Blanche  

laBlanche.jpgAprès Michel Rocard, autoproduit de 2002 en « hommage » à l’initiateur du RMI, puis l’autoproclamé  Disque d’or de 2006 (avec l’iconoclaste La Mort à Johnny : « Aujourd’hui ça n’va pas fort / Car aujourd’hui Johnny est mort / Ça n’va pas fort aujourd’hui / C’est la faute à la mort à Johnny »), cet Imbécile heureux est le troisième album d’Éric La Blanche, ACI originaire de Lyon (encore Lyon, décidément, quel vivier de talents !). « Des chansons gaies en forme de nouvelles, d’autres un peu cruelles, d’autres encore carrément noires », annonce l’artiste qui parle aussi de « comédie du bonheur ». L’album tout entier apparaît en effet comme un exorcisme de ce monde qui part à vau-l’eau… 

 

La Blanche – Effondrement

 

Les musiques (claviers, cordes, percussions, batterie et cuivres arrangés par Nicolas Deutsch) jouent parfois la contradiction avec le verbe, parfois l’accompagnent, mais ne servent pas d’illustrations. « Elles suggèrent et évoquent sans jamais souligner, précise Éric. Sur certaines chansons, la musique louche vers l’Ouest, le grand, le large, et l’ouest du Sud, entre Amérique et Amériques, là où un cow-boy croise un mariachi et joue avec lui avant de le flinguer parce qu’il a passé la frontière. Sur d’autres, elle scrute une Europe en grisaille, où villes et banlieues semblent s’abandonner à la solitude… » La Blanche ? Noir c’est noir. Et lorsque tout a l’air rose, c’est simplement que le malheur se repose... en attendant le grand effondrement. On comprend mieux, à un tel degré de lucidité, la volonté d’être un imbécile heureux.

• La Blanche : Imbécile heureux, 10 titres, 34’36. Prod. L’Immaculée, distr. L’Autre Distribution (site Internet http://www.lablanche.org).

 

(À SUIVRE…)  

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Fred Hidalgo - dans Actu disques et DVD
commenter cet article

commentaires

Annie Lapeyre 12/05/2010 23:21


Bonjour
Cher Philippe, si Fred avait baissé les bras, il n 'aurait pas pris la peine de créer ce blog passionnant, qui doit lui demander beaucoup de temps. C'est la même démarche de travail que Chorus,
animée par la passion.
Bien sûr, moi aussi je regrette la revue. Mais il se sert des moyens que nous avons à l'heure actuelle et qui nous apporte la compensation de voir et écouter les vidéos.
Je suis d'accord avec vous à 200% pour les gougnafiers de la chanson. Mais Yves Duteil, Julien Clerc, Juliette, Lynda Lemay, entre autres (la liste est longue) ne sont pas encore enterrés, que je
sache.


Philippe Martinet 11/05/2010 19:04


Merci, cher Fred Hidalgo, de votre réponse si franche à mon courrier un peu vachard. J'ai joué l'avocat du diable, et évidemment que vous aimez toujours autant la chanson, comme votre blog très
bien fait, le laisse voir. Mais comment ne pas regretter Chorus qui était LE journal de la bonne chanson...
Philippe Martinet


Fred Hidalgo 12/05/2010 23:24



"La bible" même, disaient ses lecteurs.
Mais vous remuez le couteau dans la plaie...



Philippe Martinet 08/05/2010 16:57


Quitte à jouer les râleurs en face de gentils lecteurs qui n'ont que du bien à dire de votre blog sur la chanson, je dois avouer que me rendre sur Internet pour trouver une actualité de la chanson
pourtant intéressante, ne me séduit pas beaucoup. Lecteur de Paroles et Musique et de Chorus du premier au dernier numéro, j'aimais avoir en main un magazine et pouvoir lire et relire les articles
et y revenir quand j'en avais envie. Ici,on est frustré de ne pouvoir que lire sur un écran des critiques et commentaires qui apparaissent et disparaissent sans qu'on puisse les garder à portée de
la main; je ne comprends pas bien qu'un éditeur n'ait pas eu envie de reprendre Chorus et je vous en veux un peu, cher Fred Hidalgo, de ne pas avoir réussi à nous redonner un Chorus sur papier,
pensant que vous avez quelque peu baissé les bras et que vous vous êtes laissé gagner par la facilité que réprésente Internet. Alors, je reprends parfois de vieux numéros où il y avait des dossiers
sur les chanteurs que j'aime.
Et puis réponse tout de même à la question. Evidemment que la chanson est un art qui compte, mais il esst exercé par trop de gougnafiers qui ne pensent qu'à faire de l'argent avec et composent des
"choses" qu'on ne peut pas appeler des chansons. "La poésie fout le camp, Villon", disait l'ami Léo. Il était un prophète et quel nouveau chaneur aujourd'hui arrivera à passer à la postérité? Que
des anciens (Souchon, Cabrel, Voulzy) qui n'ont pas de successeurs et des Leprest, Bertin, Rivard, Pierre Lapointe sont inconnus du grand public. Heureusement qu'on ne se lasse pas des Brel,
Bécaud, Ferrat, Brassens qui sont encore si vivants pour nous...
Philippe Martinet
journalise, amoureux de la bonne chanson...


Fred Hidalgo 11/05/2010 13:50



Cher Philippe Martinet,
Même si vous pensez que j’ai "quelque peu baissé les bras", je vous remercie de votre message parce qu’il permet d’apporter quelques précisions utiles : décidée par l’éditeur auquel
Chorus appartenait à 100 % depuis fin mai 2008 (il en était également gérant et directeur de la publication), la disparition de cette revue a été aussitôt suivie d’une procédure
officielle de liquidation judiciaire de la société éditrice. Conclusion : son équipe rédactionnelle, mise ainsi devant le fait accompli – alors qu’elle vaquait normalement à la réalisation du
numéro suivant –, a été à la fois anéantie au plan moral et mise au chômage au plan pratique sans autre forme de procès...


D'autre part, à supposer qu’à notre âge et après avoir tant donné pour la chanson nous ayons encore le courage (et les moyens) de relancer nous-mêmes
Chorus, il faudrait de toute façon attendre la fin de la procédure (toujours en cours), puisque le dépôt de bilan de l’éditeur a donné lieu, non pas à un "redressement", mais bien à une
"liquidation" judiciaire. Et en attendant que cette procédure légale arrive à son terme, si un autre éditeur avait eu envie de reprendre Chorus, comme vous le dites, il se serait
manifesté auprès du mandataire de justice chargé du dossier et non auprès de nous.


Libre à vous enfin de penser, aussi, que je me suis "laissé gagner par la facilité que représente Internet", alors que ce blog constitue un vrai travail auquel je
m'astreins, certes avec plaisir parce que j'aime par-dessus tout la chanson et que je souhaite continuer de contribuer à sa promotion, mais surtout pour apporter au moins aux anciens lecteurs de
Chorus une sorte de suite, du fait que son éditeur (qui a repris ce journal, dans une situation économique saine, afin d’"assurer sa pérennité après le départ à la retraite de ses
fondateurs") a jeté l'éponge, contre toute attente, au bout de quatre numéros seulement…


Bien à vous et merci de nous avoir accompagnés fidèlement durant ces trente longues et difficiles mais passionnantes années.
PS. Vous regrettez que les articles de mon blog "apparaissent et disparaissent sans qu'on puisse les garder", mais non, ils sont TOUS disponibles
en permanence : il suffit de cliquer sur "liste complète" en page d’accueil sous la rubrique "Articles récents" (où ils sont tous classés par ordre chronologique) ou dans la colonne
"Catégories" (où ils sont classés par genre (les chroniques de disques, les comptes rendus de festivals, les éditoriaux, etc.). Certes, un écran d’ordinateur ne vaut pas le bon vieux papier, mais
TOUT reste également disponible à portée de main… et tout peut être imprimé.



odile Fasy 05/05/2010 19:47


Et bien, en voilà une jolie page, que de talents à découvrir!
J'ai beaucoup aimé Michel Arbatz, et aussi Karimouche, et Lokua Kanza magnifique!
Morice benin que je connais bien , interprète avec délicatesse " La tendresse".
J'ai passé du bon temps avec Higelin,car c'est un vrai plaisir de revoir toute ses vidéos!
Merci Mr Hidalgo


Jean-Claude B. 05/05/2010 13:03


Merci pour cet article et pour celui faisant le pont entre le premier numéro de Paroles et Musique et le dernier de Chorus, qui m’a beaucoup touché car c’est un peu aussi mon histoire. Je fais
partie de ces lecteurs qui étaient là dès le début en 80. Je vous ai découvert moi aussi dans un stand de la Fête de l’Huma où j’allais chaque année car c était l’occasion de voir un maximum
d’artistes en deux jours pour un minimum de frais! J’avais acheté les deux premiers numéros avec Anne Sylvestre et Leny Escudero en couverture. Grâce à vous j’ai découvert des chanteurs et des
chanteuses que je n’aurais peut-être jamais connu autrement. De Claire, Bülher, Bertin, Vasca, Gérard Delahaye ou… Morice Benin (merci pour la critique de son dernier disque) dès les deux premiers
PM jusqu’à Jeanne Cherhal (j’ai acheté son CD suite à votre critique, il est excellent!) Abd al Malik, plein d’autres encore comme Alexis HK dans le dernier numéro de la 30eme année des CAHIERS DE
LA CHANSON (Paroles et Musique et Chorus ensemble car pour moi ça reste la même histoire).
Vous m’avez fait découvrir la plupart de ceux etcelles que j’aime aujourd’hui, Juliette, Clarika, Fersen, Jamait, etc... Et j’ai élargi mes centres d’intérêt, j’ai découvert la Réunion par exemple
avec Ziskakan et Daniel Waro. Merci aussi à propos de Benin d’avoir cité Bruno Ruiz que j’avais découvert dès le milieu des années 80 dans un compte-rendu de Paroles et Musique du Printemps de
Bourges dont j’étais également un habitué(j’ai surtout aimé son album “Nous” qui avait reçu un coup de cœur Chorus). Aujourd’hui j’ai ralenti mes sorties en spectacle. La crise et puis le temps qui
passe. Mais je suis heureux de pouvoir continuer à vous lire,ça ne remplace pas Chorus, qui est irremplaçable, heureusement j’ai la collection complète, mais il y a le son et l’image!
Il faut d’ailleurs vous remercier d’être toujours là malgré les coups reçus. Toujours aussi enthousiaste,au service simplement de cette passion commune avec toujours de nouvelles découvertes,comme
Karimouche. A propos de Karimouche d’ailleurs et de sa chanson “Firmin” vous évoquez Fréhel, ça serait pas “La coco” par hasard? Est-ceque j’ai fait mouche avec Karimouche?
Jean-Claude