Profil

  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Le blog de Fred Hidalgo

Présentation

  • : Le blog de Fred Hidalgo
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…

S’il vous enchante...

Avec le temps...

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Vendredi 30 mars 2012 5 30 /03 /Mars /2012 10:00

Jean de Bruges et « Le voilier de Jacques »

 

…« L’Askoy, dont il s’est débarrassé, comme on se délivre d’objets devenus inutiles et trop chargés, surtout, de souvenirs pénibles, à la fin de l’année 1976 » : étonnante histoire, au demeurant, que celle de cette « cathédrale de clinfoc et de grand-voiles », qui vaut bien un épisode en soi. Le temps d’une pause marine – comme un volet supplémentaire de Jean de Bruges (attention, documents !) –, avant de retrouver Jacques Brel œuvrant à ses nouvelles chansons. « Un voilier “dévoilé” / Est à vendre aux îles Marquises / La nuit, le ciel est étoilé / Le jour, tendre est la brise… » (Jean-Roger Caussimon, Le Voilier de Jacques, 1979.)

 

 

 

Automne 1976, retour à Punaauia (Tahiti), chez l’ami toubib qui les héberge, lui et la Doudou : après avoir revalidé sa licence de pilote et s’être mis en quête d’un appareil, Jacques Brel a jeté son dévolu sur un bimoteur qu’il va acheter au nom de Maddly Bamy. L’air après la mer, tout en ayant choisi sa terre… À Paul-Robert Thomas qui l’interroge sur le sort de son bateau, maintenant qu’il s’est tourné vers l’avion, l’ancien navigateur parti pour un virtuel tour du monde de trois ans répond : « Je vais le vendre dès que j’aurai changé un guindeau que j’ai commandé chez Sin Tung Hing, le concessionnaire de Papeete. Ce ne sera pas facile de le vendre aux Marquises, mais je ne me sens pas trop le courage de le rapatrier ici pour le moment. De toute façon, je ne le vendrai qu’à un homme qui aime la mer, à un vrai marin… »

 

Brel-a-la-barre.jpg

 

En fait, tout va aller très vite, beaucoup plus vite que Jacques ne l’imagine. Et c’est non pas à un homme mais à un couple qu’il vendra l’Askoy, une fois de retour dans son île, quelques semaines seulement plus tard. De jeunes mariés américains, Lee Adamson et Cathy Cleveland, arrivés depuis peu à Hiva Oa sur un navire qui les avait embarqués comme coéquipiers à Panama. L’histoire veut qu’il les ait jugés sympathiques au point de leur céder son voilier pour le tiers de son prix d’achat, à peine trois ans auparavant. « Jacques l’a vendu à un prix symbolique, dira Maddly en 2008, parce qu’il voulait donner la possibilité de parcourir le monde à deux jeunes tentés par l’aventure. »

C’est sans doute la réalité mais c’est aussi une façon, pour lui, de solder un pan de son passé. Car le rêve du marin en partance, du capitaine en quête d’île au trésor, ce rêve d’enfance est désormais accompli, et l’Askoy qui patiente depuis un an en baie de Tahauku n’est plus synonyme pour lui que de contraintes, d’entretien obligatoire et de rappels douloureux au plan physique. « En bateau, dira-t-il à Maddly, il faut être heureux pour partir. Autrement il devient un château hanté de mille bruits désagréables et lancinants, et longs. Plus humide que les prisons, on vit alors dans une soupe infecte et collante, navrante. Un bateau n’est pas grand, il devient minuscule. Il n’est pas fatigant, il devient harassant, c’est le bagne. »

AskoyII_1.jpg Il faut se remettre dans le contexte de leur traversée du Pacifique : celui d’un homme opéré d’un cancer il y a moins d’un an, auquel on a ouvert la poitrine, scié les côtes et retiré la majeure partie d’un poumon. Se lancer dans une telle équipée, rien qu’à deux, sur un voilier beaucoup trop lourd à manier (à titre comparatif le Pen-Duick VI avec lequel Éric Tabarly remporta en 1976 sa seconde Transat en solitaire pesait seulement dix-sept tonnes, contre quarante-deux pour l’Askoy pourtant moins long de quatre mètres et demi), relève déjà de l’exploit. Le chanteur semblait l’avoir pressenti dès 1968 : « Il y a deux sortes de temps / Y a le temps qui attend / Et le temps qui espère / Il y a deux sortes de gens / Il y a les vivants / Et ceux qui sont en mer… » (L’Ostendaise). Mais aller jusqu’au bout, cela tient du miracle ! La tâche est trop éprouvante, les souffrances de Jacques trop évidentes. « Ce bateau t’use plus que je ne peux le supporter », lui souffle sa compagne (cf. De l’amour à vivre, Christian Pirot, 2006) en arrivant aux Marquises.

Étonnante histoire, en effet, que celle de ce yawl (1) lancé en mer le 19 mars 1960 par son constructeur, Hugo Van Kuyck, un architecte belge bien connu. Ainsi appelé en référence à une île norvégienne, mais second du nom (d’où le chiffre II que Brel supprimera, au risque d’attirer sur lui et ses passagers les foudres de la malédiction, à en croire la superstition selon laquelle on ne touche pas impunément au nom d’un bateau), l’Askoy II devient la propriété du chanteur en mars 1974. De retour de sa croisière de formation sur le Korrig, il vit alors momentanément chez son épouse, à Bruxelles (tout en entretenant depuis 1970 une liaison avec une certaine Monique qui vit à Menton, et maintenant avec Maddly à Paris…). Le soir même de son achat, il place une photo du bateau (voir « Brel-8 ») dans la chambre de sa fille France : « C’est lui ! » écrit-il dessus, enthousiaste, en signant « Ton vieux ».

Décembre 1976, Atuona : Jacques le cède sans regret à ces jeunes mariés, Lee et Cathy, visiblement fort amoureux. Est-ce le mauvais œil de l’Askoy ? Toujours est-il que leur périple océanien, achevé sur l’île d’Hawaï, se solde par un divorce. Vendu (après la mort de Brel) à un marchand de surfs d’Hawaï, Harlow Jones, le bateau passe ensuite entre les mains d’un Allemand, Helmut Rutten, qui s’avère être un trafiquant de drogue ! Arrêté aux Îles Fidji, celui-ci voit son bateau placé sous séquestre par la justice, puis oublié au port de Suva avant d’être mis en vente publique. Il sera adjugé un an plus tard, dans un triste état, avec un mètre d’eau à l’intérieur, à un journaliste néo-zélandais spécialiste des questions maritimes, Lindsay Wright, qui décide de regagner son pays, seul à son bord…

 

 

Mais à l’approche des côtes de Nouvelle-Zélande, il essuie une terrible tempête qui va sceller le sort de l’Askoy : on se croirait dans L’Ouragan, de Jean de Bruges ! L’une des trois histoires extraordinaires (La Baleine : voir en début d’article, La Sirène et L’Ouragan) écrites par Jacques sur une musique de François Rauber. L’ensemble, qui fait plus de treize minutes, constituait un « poème symphonique » récité d’une façon délibérément emphatique jusqu’au crescendo final. Recherché désespérément par tous les amateurs, c’est un document exceptionnel qui n’a jamais été réédité depuis sa sortie en 1963 sur un 25 cm non commercialisé et à tirage limité : un disque, Jacques Brel chante la Belgique, conçu par la municipalité de Bruxelles pour être offert exclusivement à deux cents maires et bourgmestres du pays réunis en congrès (et dont le premier intéressé demanda cinq cents exemplaires pour les offrir de son côté). « À moi, à moi, Jean de Bruges / Grand quartier-maître sur “la Coquette” / Trente ans de mer et de tempêtes… »

Tudieu, tudieu, c’était un ouragan
D’abord le vent, un vent méchant […]
Et puis la pluie, la pluie
Qui vient, qui va
Qui cogne, qui mord, qui bat
Une vraie pluie de Golgotha

Et plus noire qu’un péché, plus longue qu’un voyage
Une vague bâtie et de roc et d’acier,
La forge qui avance comme l’animal blessé.
Soudain, elle s'est dressée sur ses vagues de derrière
La tête dans le ciel et les pieds dans l’enfer
Et puis en retombant la vague a tout brisé.
(© Éditions Pouchenel, 1965)

 

askoy_maquette_freres.jpg

 

Pris dans la tourmente, Lindsay Wright ne peut éviter le naufrage et l’Askoy s’échoue brutalement sur le sable de Bayly’s Beach. Nous sommes alors en 1994. L’histoire du yawl de Jacques Brel aurait pu et dû s’achever là, définitivement abandonné aux éléments. C’était sans compter sur la volonté de deux Flamands, deux frères, Piet et Gustaf (dit Staf), fils du fabriquant de voiles Johan Wittevrongel auquel Brel s’était adressé en 1974, à Blankenberge, après l’achat de son bateau : « Quand j’ai demandé à ce client son nom et son adresse, afin de pouvoir lui envoyer un devis, se souvenait Johan en l’an 2000 (pour le documentaire de Claude Val, Askoy II, le voilier de Jacques Brel, réalisé pour la Télévision Suisse Romande), il m’a regardé, étonné : “Vous ne me reconnaissez pas ? Je suis celui que tous les Flamands veulent tuer ! Mon nom est Jacques Brel.” » Un regrettable malentendu s’est en effet instauré entre le chanteur et une partie de la communauté flamande depuis qu’il a écrit Les Flamandes, en 1959 Malgré toutes les chansons où il célèbre la Flandre d’une façon ou d’une autre (souvenez-vous par exemple de Marieke : « Le ciel flamand / Couleur des tours / De Bruges et Gand… »), d’aucuns – qui n’ont rien compris aux Flamandes – ont la rancune tenace. Mais c’est là une autre histoire.

 

carte-postale.jpg

 

Au printemps 74, les Wittevrongel, père et fils, sympathisent avec Brel et le revoient régulièrement : « Il s’asseyait sur le plancher pour bavarder avec mon père, précise Piet, pendant que celui-ci travaillait à ses voiles. […] Après plusieurs visites, mon père s’est cru permis de lui donner un avis : “l’Askoy est un beau bateau, mais il n’est pas pour toi. Beaucoup trop grand ! Beaucoup trop lourd ! Ou alors il faudrait que tu fasses des transformations.” Il n’a rien voulu entendre et il est parti ainsi. » En arrivant à Hiva Oa, fin 75, sans doute fier en son for intérieur d’avoir accompli l’impossible, Jacques Brel s’empressa d’envoyer une carte postale à la famille Wittevrongel, ainsi libellée : « Vous voyez, j’avance ! » Le point d’exclamation est éloquent… Et il annonçait qu’il passerait les voir en janvier ou février 76, ayant prévu de revenir à Bruxelles pour une deuxième visite de contrôle (la première avait eu lieu en mai précédent, après sa rencontre avec les Perret aux Grenadines : voir « Brel-8 »).

 

askoy_echoue.jpg

 

Quatorze ans durant, l’Askoy demeura échoué, pourrissant, sur cette plage de Nouvelle-Zélande, jusqu’à ce que Piet et Staf, en mémoire du Grand Jacques, décident d’entamer une incroyable opération de sauvetage. Créant une association (au nom curieusement anglophone : Brel aurait-il apprécié ?), Save Askoy II, les frères partent en quête de financements et c’est ainsi que le 22 janvier 2008, l’épave est sauvée des eaux ! Ou plutôt extraite du sable où elle s’est enlisée. Le beau voilier de Jacques est méconnaissable : aucune partie en bois ne subsiste, il n’en reste plus qu’une coque rouillée. Mais ce n’est que le début d’une renaissance aussi fantastique qu’improbable : le 16 mai 2008, transporté sur un autre navire, l’Askoy retrouve le port d’Anvers d’où il était parti, barré par Brel, trente-quatre ans auparavant… Et le dimanche 29 mai – séquence émotion –, Maddly y revient également… en compagnie de Cathy Cleveland, invitées toutes deux par Piet et Staf ! « Aux Marquises, nous avons dû nous en séparer, rappelait alors Maddly, mais il est toujours resté dans mon cœur. »

 

Maddly-Cathy.jpg

 

Le « Maritime Site d’Ostende » accueille ensuite l’épave où sa restauration commence « dans le cadre d’une insertion sociale par des jeunes qui en profiteront pour apprendre leur métier » ainsi qu’avec des chômeurs de longue durée. Le but, précisait Piet Wittevrongel à la presse belge, « est de refaire l’extérieur du bateau et la cabine principale exactement comme il étaient du temps de Brel. Nous disposons de tous les plans qui se trouvent au Musée maritime d’Anvers. Mais pour le reste, nous voulons y placer plus de cabines, pour permettre à plus de gens de voyager avec le bateau. L’idée est de respecter le souhait de Brel et de permettre, grâce à l’Askoy restauré, à des gens simples, des jeunes en difficulté, des adolescents moins valides, de naviguer et de réaliser un rêve ». Rêver un impossible rêve : nul doute, là, que le Grand Jacques aurait applaudi sans réserve.

 

coque-askoy-camion.jpg

 

Deux ans plus tard, en avril 2010, l’Askoy est transporté à Rupelmonde, sur la rive gauche de l’Escaut, pour une restauration en profondeur. Mais contrairement aux espoirs des sauveteurs (« Maintenant que l’épave est en Belgique, nous pouvons entreprendre des démarches afin de la faire reconnaître comme “héritage flottant”, ce qui nous permettrait d’obtenir quelques subsides… »), la Région flamande refuse de considérer ce bateau, pourtant immatriculé à Anvers, comme appartenant à son patrimoine flottant… Et comme par hasard – le destin a de ces clins d’œil, parfois ! – le ministre flamand à l’origine de cette décision se nomme Geert… Bourgeois ! « Brel n’aimait pas les bourgeois... et vice versa », ne manquera pas de titrer un grand quotidien du Plat Pays.

 

 

Conclusion : le coût des travaux, évalué à huit cent mille euros, reste entièrement à la charge de l’association (voir ICI l’ensemble du dossier), laquelle peut heureusement compter sur le concours de sponsors privés et de recettes propres grâce, par exemple, à l’organisation de soirées autour de l’histoire de l’Askoy et de concerts de soutien. Après une telle histoire – un vrai roman, même –, on a le droit de rêver que l’Askoy (qui a retrouvé son chiffre II, comme pour conjurer le mauvais sort qui semblait l’accompagner) soit prêt à reprendre la mer pour le quarantième anniversaire, en juillet 2014, du jour où Jacques Brel a levé l’ancre au port d’Anvers. Maddly : « Jacques avait le trac, comme avant d’entrer en scène. Moi, j’étais plus confiante... »

« Le droit de rêver », c’était le titre d’une exposition organisée en 2003 à Bruxelles par la « Fondation Jacques-Brel ». C’est là que les frères Wittevrongel ont appris par France Brel que l’épave de l’Askoy gisait sur une plage de Nouvelle-Zélande… Il n’y a pas de hasard, tout se tient, tout s’enchaîne… De là à rêver qu’un jour, filant toutes voiles dehors, l’Askoy mette à nouveau le cap sur les Marquises, il n’y a qu’un pas, qu’une affaire de vents porteurs : « Hissez le petit pavois / Et faites chanter les voiles / Mais ne vous réveillez pas / Ne vous réveillez pas… » J’en connais maintenant, là-bas, à qui cela ferait tout drôle de revoir ce long voilier noir, battant pavillon belge, entrer en baie de Tahauku… Émotion garantie.

Reste à le « sauver » pour de bon, comme on l’a fait avec le Jojo, dont je reparlerai bientôt. Pas fous pour un sou, Piet et Staf ne manquent pas de le rappeler, à juste titre et non sans humour, sur le site de l’association : « À titre d’anecdote révélatrice et encourageante, nous mentionnerons l’intervention bénévole de la firme française de construction aéronautique Dassault, qui a financé la restauration complète de l’avion (“Jojo”) de Jacques Brel, un Beechcraft, aujourd’hui abrité par le Musée Jacques-Brel aux Marquises. Si une entreprise française sauve l’avion américain d’un chanteur belge, qu’attendent donc les entreprises belges pour se manifester ? » La question est posée. En attendant la réponse concrète qu’elle mérite, les amateurs de marine à voile et/ou admirateurs d’un homme que les feux de la rampe n’ont jamais aveuglé parce qu’il « voyait » bien plus loin que l’horizon, peuvent découvrir une très belle et grande maquette du yawl de Jacques Brel au Royal Yacht Club d’Anvers.

 

 

Des voiliers vogueront
Sur les vagues du Pacifique
Des voix, bientôt, rechanteront
Le ciel de la Belgique...
Ce seront d’autres voix
Et d’autres voiles blanches
La vie ne se joue qu’une fois
Les jeux sont faits
Pas de revanche
Seuls, des regrets...

Il ne faut pas aimer « bien » ou « un peu »
Et, à tout prendre
Mieux vaut ne pas aimer du tout…
Il faut aimer de tout son cœur
Et, sans attendre
Dire « Je t’aime » à ceux qu’on aime
Avant qu’ils ne soient loin de nous…
(Jean-Roger Caussimon)

[À SUIVRE]

_______ 

(1) Ni goélette ni ketch, donc, qui sont également des deux-mâts mais placés différemment : le ketch a son grand mât dans le premier tiers avant du bateau et le second, beaucoup plus petit (le « mât d’artimon »), en avant de la barre ; la goélette possède soit deux mâts égaux soit le grand à l’arrière et le petit (le « mât de misaine ») à l’avant. Sur le yawl, le grand mât est à l’avant et le petit (appelé familièrement « tapecul ») est situé en arrière de la barre. (Source : Grand Jacques, le roman de Jacques Brel, Marc Robine, coéd. Anne Carrière-Chorus, 1998.)

__________ 

« SUR LES TRACES DE JACQUES BREL », de Fred et Mauricette Hidalgo ; rappel des chapitres précédents : 1. Le Voyage aux Marquises (18 novembre 2011) ; 2. Sa nouvelle adresse (26 novembre) ; 3. Si t’as été à Tahiti… (3 décembre) ; 4. Touchez pas à la mer ! (8 décembre) ; 5. Aux Marquises, le temps s’immobilise (13 décembre) ; 6. Si tu étais le bon Dieu… (9 janvier 2012) ; 7. De l’aube claire jusqu’à la fin du jour (29 janvier) ; 8. Et nous voilà, ce soir… (20 février) ; 9. Je chante, persiste et signe… (25 mars).

 

Publié dans : Reportages - Par Fred Hidalgo
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Commentaires

Quelle belle histoire et quel plaisir de vous suivre tout au long de ces épisodes. Merci !
Commentaire n°1 posté par Melocoton le 30/03/2012 à 11h30
Un vrai vrai bonheur de lire cette aventure BREL ; MERCI MERCI !
Commentaire n°2 posté par Christian Camerlynck le 30/03/2012 à 12h47
Merci d'avoir hissé les voiles de cette belle aventure, quel beau voyage malgré les intempéries, et des épisodes de la vie de Brel, que j'ignorais complétement, ainsi que la très belle chanson de Jean-Roger Caussimon ...Encore merci pour ces belles découvertes .
Commentaire n°3 posté par Danièle le 30/03/2012 à 16h35
Vous me devancez cher Fred dans ma lecture du"Grand Jacques".
Mais quelle joie d'apprendre que "l'Askoy" n'a pas sombré dans l'oubli, merci pour ce passionnant 10éme épisode,et pour cette magnifique chanson de Jean-Roger Caussimon.
Commentaire n°4 posté par Odile le 30/03/2012 à 20h03

Merci Odile et bonne lecture avec le Grand Jacques de Marc Robine. Mais en 1998, lorsque ce livre est paru, l'opération sauvetage de l'Askoy n'était ni envisagée ni envisageable. Comme quoi, contrairement à la chanson, avec le temps, parfois...
Quant à celle de Jean-Roger Caussimon, Le Voilier de Jacques, elle fait partie depuis sa sortie en 1979 de mes chansons préférées, pour la teneur de son refrain : Il ne faut pas aimer "bien" ou "un peu"...

Réponse de Fred Hidalgo le 30/03/2012 à 20h47
Encore merci, cher Fred. Je vous avais dit, il y a quelques numéros, que votre reportage sur Brel méritait un livre. je le pense plus que jamais ! mais s'il vous plait, faîtes vite car, comme les bénévoles du Forum leo Ferré, je m'use vite !!!
Encore mille mercis
Gérard DEBARD
Commentaire n°5 posté par Gérard DEBARD le 30/03/2012 à 21h54
Cher Sherlok Holmès de la chanson et de la vie de Brel aux Marquises : j'ai savouré cette incroyable histoire à multiples rebondissements ... et c'est pas fini ... Merci pour ce feuilleton aux épisodes internationaux et pour ta série sur le Grand Jacques. Oui, merci de nous faire rêver en nous faisant mieux connaître Brel et en même temps voyager loin de notre société franco-française...
Commentaire n°6 posté par Albert Weber le 30/03/2012 à 21h59
Bien sûr Fred, ce cher Marc Robine n'a pas pu savoir la belle destinée du voilier de son héros, puisque lui-même est parti en 2003, 10 ans l'an prochain...
En ce qui concerne le refrain de la chanson de Caussimon, ne serait-ce pas un rebond sur "Aimer même trop, même mal" de "La Quête" ?
Commentaire n°7 posté par Odile le 31/03/2012 à 09h40

Pour Caussimon, bien que j’aie eu la chance de le connaître et de partager d’excellents moments avec lui, je n’ai pas d’information précise à ce sujet, mais c’est bien vu, Odile : il est fort possible que Jean-Roger (l’alter ego de Léo : Nous deux, Mon camarade, Monsieur William, Comme à Ostende…), qui appréciait beaucoup le Grand Jacques, ait pensé à La Quête avant d’écrire Le Voilier de Jacques.
Quant à Marc Robine, en effet, cela fera dix ans le 26 août 2013… dix ans pile après la disparition de Léo Ferré (le 14 juillet 1993) dont Marc eut le privilège (sans le savoir bien sûr) de recueillir la toute dernière interview (intitulée « L’extrême solitude et la sagesse ») pour le n° 1 de Chorus
Voir (pour les nouveaux lecteurs-lectrices de ce blog).. si ça vous chante :
- « Le Colporteur de chansons », sur Marc :
http://sicavouschante.over-blog.com/article-marc-robine-55947076.html
- « Le Printemps des poètes » sur Léo (avec la photo de Marc et Léo lors de cet entretien réalisé en août et poursuivi en septembre 1992) :
http://sicavouschante.over-blog.com/article-leo-ferre-70441500.html

Réponse de Fred Hidalgo le 31/03/2012 à 10h19
merci
Commentaire n°8 posté par Junior le 31/03/2012 à 10h22
J'écoute depuis ce matin, sans me lasser, "Le voilier de Jacques".
Moi aussi je fais miens ces beaux vers du refrain !
J'ai vite ressorti mon album intégrale de J.R. Caussimon, 1970-1980 : pas moins de 8 CD, éditeur : "Le Chant du Monde".
Et bien sûr, elle figure sur le 8e !
Donc je suis comblée, merci Fred.
Commentaire n°9 posté par Odile le 31/03/2012 à 11h27
Bon anniversaire, Monsieur Fred Hidalgo, en chanson bien sûr ! Continuez à nous en-chant-er avec votre blog et notamment votre passionnante série sur Brel, que, en tant que Belge, je ne peux qu'apprécier. J'espère que pour fêter votre anniversaire, vous déboucherez une bouteille de chant-pagne !
Commentaire n°10 posté par Charles-Albert de Romrée le 01/04/2012 à 09h53
Bon anniversaire Fred et continue à nous faire partager ta passion pour cette Chanson-là avec un grand C....
Merci encore pour ton immense travail sur Jacques Brel et tant d'autres...
Commentaire n°11 posté par Gilles Compagnon le 01/04/2012 à 12h36
Merci de nous faire partager depuis maintenant… quelques années et encore pour longtemps, je l'espère, votre passion pour cette "Putain de chanson".
JOYEUX ANNIVERSAIRE !!!
Commentaire n°12 posté par Chansons De le 01/04/2012 à 12h47
Excellent anniversaire à celui qui nous enchante !
Commentaire n°13 posté par Jean-Marie Moricot le 01/04/2012 à 12h49
Comme pour Marcel Amont, bon an de plus cher guide de mes émissions sur France Bleu Breizh. Et même que l'Escamillo de notre tendre enfance aura été ma dernière rencontre au micro avant d'opter pour la presse papier. Au fait, lui comme toi avez échappé au signe du Poisson. Quelle chance !!!
Amitié et merci pour le Grand Jacques.
Gérard
Commentaire n°14 posté par Gérard Classe le 01/04/2012 à 12h56

Ah ! Escamillo… (merci Gérard !) Sûrement l’une des premières chansons que j’ai entendues (et vues !) sur scène ; mes parents m’ayant emmené voir, tout petit, chanter Marcel Amont (dans une salle des fêtes où allaient, juste après, se produire la grande Piaf puis les Compagnons de la Chanson…). Belle initiation à la découverte de la chanson vivante, il faut croire, puisque depuis ce récital, j’en ai vu des milliers d’autres et que j’ai consacré l’essentiel de ma vie professionnelle à la défense et à l’illustration de la chanson (principalement francophone). Comme aux Victoires de la Musique, en ce jour de fête je remercie donc mes parents et je remercie Marcel Amont… qui, non, ce n’est pas un poisson d’avril (ou plutôt oui ! Enfin vous me comprenez, j’espère ?), est né tout comme moi un 1er avril. Bon anniversaire, Marcel !
Et comme on n’oublie rien (“On n’oublie rien du tout / On s’habitue, c’est tout…”), saluons la mémoire d’un autre “Bélier”, né – comme Marcel (et comme Claude Nougaro) – en 1929 : le Grand Jacques évidemment qui aurait eu 83 ans ces jours-ci… Le Grand Jacques dont Marcel Amont, ami de Brassens, a enregistré Vesoul… Pour la petite histoire (on l’ignore généralement) , Marcel Amont a été le premier interprète de Nougaro avant même que celui-ci ne se mette à chanter… “Il n’y a pas de hasard, disait Eluard, il n’y a que des rendez-vous”… Allez “Chauffe, Marcel, chauffe”…

 

Réponse de Fred Hidalgo le 01/04/2012 à 16h15
Bon anniversaire Fred et merci de nous faire découvrir et partager vos bons goûts.
Commentaire n°15 posté par Roland Athlani le 01/04/2012 à 14h28
Bon anniversaire et merci pour votre blog que je suis avec grand plaisir !
Commentaire n°16 posté par Jean Seelig le 01/04/2012 à 14h54
Joyeux anniversaire Fred, en espérant que tu atteignes un jour l'inaccessible étoile, cette île au large de l'espoir.
Commentaire n°17 posté par Jean-Marc Dermesropian le 01/04/2012 à 14h57
Joyeux anniversaire !!! Et merci de nous rappeler au bon souvenir du Grand Jacques si souvent !
Commentaire n°18 posté par Stéphane Boulé le 01/04/2012 à 15h00
Encore un grand merci pour ce que vous faites.
Chapeau pour votre partage ! Surtout pour le grand Brel…
Commentaire n°19 posté par Marie-Therese Vergnaud Frere le 01/04/2012 à 16h17
Merci Fred pour tout ce que tu nous donnes.
Commentaire n°20 posté par Christine Authier le 01/04/2012 à 16h38
Heureuse d'apprendre que c'est votre anniversaire aujourd'hui; donc " joyeux anniversaire cher Fred"

"Il faut aimer de tout son cœur
Et, sans attendre
Dire « Je t’aime » à ceux qu’on aime
Avant qu’ils ne soient loin de nous "

Et bien nous vous aimons pour ce que vous êtes, pour partager avec nous votre passion de la chanson, pour tout ce temps que vous passez à nous offrir des merveilles sur ce blog: une vraie malle aux trésors.

Et pour l'occasion, je vous fais de grosses bises.
Commentaire n°21 posté par Annie Lapeyre le 01/04/2012 à 21h41
Après Mauricette née le jour du printemps, voici Fred né un 1er Avril!
Facile à retenir...
Très Bon Anniversaire cher Fred, et surtout, enchantez nous encore et encore, on est là...
Commentaire n°22 posté par Odile le 01/04/2012 à 21h49
En lisant votre petit mot à propos de Marcel Amont, j'ai eu envie de vous partager spontanément cette anecdote bien personnelle... Parce que cette histoire que vous nous racontez m'a soudainement ramenée à la mémoire ma propre histoire et m'a fait revivre, encore, l'espace de quelques instants, ces merveilleux moments de découvertes vécus il y a de cela près de quarante ans maintenant.
C'était en 1974. Mon père, amoureux de musique, nous avait amenées, ma petite sœur et moi, en ville, sur les plaines d'Abraham, découvrir la Superfrancofête qui se déroulait alors dans ma ville de Québec. Et c'est âgée de 10 ans, sous les étoiles, entourée de gens et de musique comme je n'en avais encore jamais vus, plongée au cœur d'une fête magnifique, en plein air, partageant la chaleur de cette soirée d'été et des gens qui m'entouraient, que j'ai eu, j'en suis certaine, mon premier coup de foudre musical : je venais de découvrir la chanson, la musique et les gens qui la font. Et je suis sûre que depuis ce temps, à chaque concert auquel j'ai le bonheur d'assister, à chaque nouvel artiste que je découvre et qui me touche le cœur, c'est un peu de cet émerveillement de cette soirée de 1974 que je retrouve un peu. De cela, j'en suis certaine.
Bon. Je me rends compte que j'ai été un peu longue dans ce petit message que je voulais bref, mais je voulais avant tout vous dire Merci de nous avoir partagé ce souvenir. Même le jour de votre anniversaire, vous pensez à nous et nous offrez du bonheur. Et cela m'a fait du bien en ce dimanche après-midi de me rappeler ces souvenirs si loins mais si proches à mon cœur.
Et bon anniversaire encore, cher monsieur Hidalgo.
Sylvie Coulombe
Québec.
Commentaire n°23 posté par Sylvie Coulombe le 02/04/2012 à 09h13

Magnifique histoire, chère Sylvie, qu’à mon tour je vous sais gré d’offrir en partage. Tout se met en place lors de la petite enfance, et lorsqu’on a eu la chance, comme vous, de découvrir la chanson vivante à l’occasion de la Superfrancofête, avec la réunion de Charlebois, Leclerc et Vigneault chantant Quand les hommes vivront d’amour… eh bien, il est facile de comprendre qu’on soit marqué(e) à vie. Difficile de faire mieux en l’occurrence ! J’aurais voulu y être… mais je n’ai découvert le Québec que trois ans plus tard ; et – comme c’est curieux, la vie… – j’y suis allé (avec ma “Blonde” qui, d’ailleurs, est brune), sinon invité du moins vivement incité par un ministre québécois rencontré lors de sa venue au Gabon à la demande du gouvernement local qui souhaitait organiser la deuxième édition de la Superfrancofête (il était en effet question à l’époque de renouveler cette extraordinaire réussite de la chanson francophone dans d’autres pays de l’espace du même nom).

Je m’étais arrangé (facile, puisque nous animions le quotidien national L’Union…) pour suivre les travaux de cette délégation québécoise avec le gouvernement gabonais. Et nous avions sympathisé… Puis, toute la délégation, fatiguée du protocole local et des réceptions officielles, avait été soulagée d’être invitée, enfin, à “la bonne franquette” chez “Mauricette et Fredo” (comme l’écrirait bientôt Gilbert Laffaille)… et c’est ainsi que nous avons découvert, avant la Belle Province, la nature simple et chaleureuse des Québécois. C’était la première fois aussi qu’un ministre, débarrassé de sa cravate et de son veston, me tutoyait !

Je la fais aussi courte que possible, mais quelques mois plus tard, nous arrivions au siège du gouvernement à Québec… et le ministre en question de nous accueillir formidablement, délaissant toutes affaires cessantes son travail, pour nous emmener boire une bonne bière… et envisager le détail de notre séjour (avec, notamment, récolte de pommes de terre dans une ferme et découverte de Tadoussac) ! Et puis, de fil en aiguille (et j’arrête là, car cela m’emmènerait trop loin), lors de ce même séjour, j’eus la chance (immense) de rencontrer et d’interviewer le Premier ministre René Lévesque…

Souvenir inoubliable, vous l’imaginez aisément. Mais le séjour le fut aussi, dans son ensemble, depuis l’instant même de notre atterrissage à Dorval… où un passager du même avion nous avait spontanément aidé à tirer notre valise du tapis roulant, coincée sous d’autres. Vous ne le croirez sans doute pas, et c’est pourtant véridique : le si aimable “tireur de valise“ – qui ne nous connaissait évidemment ni d’Eve ni d’Adam – rentrait de Paris où il avait chanté avec grand succès à Bobino. Son nom ? Gilles Vigneault… !!!

Réponse de Fred Hidalgo le 02/04/2012 à 09h58
De la Belgique au Québec (après tout, c'est juste en face !) en passant par le Gabon, on voyage avec les chansons !
Bons z-anniversaires Mauricette et Frédo, pleins de rêves encore à venir et de vos îles au trésor à découvrir.
Commentaire n°24 posté par Martha le 02/04/2012 à 20h22

Merci, Martha, et merci encore tout le monde pour ces si délicates attentions. Bonne soirée à tous et à toutes... et à très bientôt pour la suite (la fin ?) de l'histoire de Jacques Brel aux Marquises...

Réponse de Fred Hidalgo le 02/04/2012 à 20h39
Hello Fred, je découvre ta saga : je viens de lire un épisode, celui sur le bateau de Brel, et c'est passionnant...
Bravo, à bientôt !
Amitiés
Jef
Commentaire n°25 posté par Jef Kino le 22/04/2012 à 10h16
Fred Hidalgo, je lui dois plus de cinquante pour cent de mes petites connaissances de la chanson...

Il est un de mes chevaliers d'arts et lettres à moi !
Commentaire n°26 posté par Eric Chardin le 22/04/2012 à 12h27
extraordinaire ce blogue sur Brel
merci:))))))

Ici au Québec, Canada, on me surnomme Pierrot l’ermite des routes ou encore le vagabond céleste.

Ma poésie de vivre se prépare à vagabonder la Belgique avec légendes vraies et chansons sur bâton de pélerin, le tout écrit à partir de vraies histoires vécues sur la route au Québec:)))

mon âme d'écrivain et de nomade espère bien vous croiser pour échanger sur nos créativités réciproques:)))

http://www.enracontantpierrot.blogspot.com

http://www.reveursequitables.com
onglet presse, roman phénoménologique
MONSIEUR 2.7K

http://www.demers.qc.ca
roman… l’ile de l’éternité de l’instant présent

sur google
citations de Nelson Mandela
Simon Gauthier conteur, le vagabond céleste
pierrot vagabond

courriel
pierrot@reveursequitables.com

LA ROUTE T’APPELLE

COUPLET 1

une vieille route
de campagne quelque part
une vieille grange abandonnée
avec d’la paille
dans laquelle je dors
encore

y a personne
y a pas de bruit
y a que l’aurore
qui s’approche
de mon corps

REFRAIN

réveille-toi mon ami,
wohhhhhhh
la route t’appelle
la brume est bel…el…le

tu vas claquer un peu des dents
la fin du mois d’septembre surprend
mème les vagabonds milliardaires
de leur temps

COUPLET 2

un vieux crouton d’pain
qui traîne dans le pack sac

un jeune psychologue
qui descend de son char
y s’est perdu
où est Quebec?
j’embarque avec

y est pressé
y roule ben vite
y est ben stressé
une cliente en attente

COUPLET 3

sur la galerie
d’Radio-Québec
dans la ville de Québec

le ventre plein
cette nuit-la
moi j’ai dormi
mon crouton d’pain
loin de la pluie
loin de la pluie

ma douce aurore
rapelle-toi
de toi
contre mon corps

comme
c’etait beau
nous deux
tremblant
de froid
dehors

Pierrot
vagabond céleste

Pierrot est l’auteur de l’Île de l’éternité de l’instant présent et des Chansons de Pierrot. Il fut cofondateur de la boîte à chanson Aux deux Pierrots. Il fut aussi l’un des tous premiers chansonniers du Saint-Vincent, dans le Vieux-Montréal. Pierre Rochette, poète, chansonnier et compositeur, est présentement sur la route, quelque part avec sa guitare, entre ici et ailleurs.

Pierrot
vagabond des mots et des routes
Commentaire n°27 posté par pierrot,ermite des routes du Canada le 06/09/2013 à 17h12
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