Profil

  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Le blog de Fred Hidalgo

Présentation

  • : Le blog de Fred Hidalgo
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…

S’il vous enchante...

Derniers Commentaires

Avec le temps...

Août 2014
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 10:00

Ne me quitte pas (épilogue 3/3)

 

Et aujourd’hui ? Que sont les amis devenus ? Ceux d’Hiva Oa, des Marquises et de Tahiti. Quels souvenirs essentiels garde-t-on du Grand Jacques à Atuona ? Et la Doudou ?...

Maddly Bamy a vécu longtemps entre l’Europe et Atuona, hébergée sur place par des amis après que la propriétaire de leur case de location eut repris possession des lieux pour y construire une autre maison en dur (voir « Brel-6 ») ; puis ses voyages se sont espacés et il semble qu’elle ne soit plus revenue à Hiva Oa depuis un départ précipité en 2003. « Alors qu’elle allait bien, a raconté sœur Rose, d’un seul coup elle a décidé de ne plus s’alimenter, ni de boire. Un jour de juillet, alors qu’elle se rendait au cimetière, Maddly s’est effondrée sur le bord de la route. » Emmenée au centre médical d’Hiva Oa, on l’évacua à l’hôpital de Nuku Hiva d’où, après huit jours de soins, elle dut être rapatriée sanitaire en métropole… Elle vit désormais dans le Sud de la France et reste attentive à la mémoire de son compagnon d’aventures, comme on l’a vu en 2008 (voir « Brel-10 ») lorsqu’elle s’est rendue à Anvers pour retrouver l’Askoy, récemment sauvé des eaux ; là même où, trente-quatre ans plus tôt, Jacques et elle en avaient largué les amarres pour un voyage au bout de la vie.  

 

 

Tout comme Paul-Robert Thomas, le copain toubib de Jacques qui l’hébergeait lors de ses séjours à Tahiti (voir « Brel-4 »), Marc Bastard, son meilleur ami d’Atuona (celui dont France Brel, lors de sa première venue en juillet 1999, s’avouera frappée par sa ressemblance physique avec Jojo…), est aujourd’hui décédé. Le fils qu’il a eu avec une Marquisienne, dont il était séparé, vit toujours à Atuona. Voici comment il décrivait sa dernière rencontre avec Jacques Brel dans les premiers jours du mois de juillet 1978.

« Je devais m’absenter plusieurs semaines. Je suis monté lui dire “au revoir”.
Le soir était tombé. Assis sur la terrasse, il lisait. Maddly, devant son chevalet, dessinait. J’eus vraiment le sentiment d’être un intrus. Maddly me fit un sourire accompagné d’un signe d’amitié. “C’est bien ton bouquin ?” demandai-je bêtement.
Avec un vague sourire, il ferma le livre et me montra la couverture. Le titre était
Changer la mort, du professeur Schwartzenberg. “Tu vois, j’apprends à mourir…”
Nous parlâmes d’autre chose ; mais je savais que depuis plus d’un mois, il souffrait de nouveau. Le poumon sain était atteint par le mal. Je lui fis part de mes projets immédiats et lui indiquai la date de mon retour prévu à la fin du mois d’août. Notre conversation fut brève. Il me raccompagna jusqu’au chemin où était garée ma voiture. Tandis que je partais, je le vis une dernière fois s’éloigner dans la nuit. Il me fit de grands gestes : on aurait dit qu’il cueillait des étoiles… »

Beaucoup d’autres amis ou simples témoins d’un moment partagé de la vie de Jacques Brel en Polynésie sont encore vivants et présents soit à Hiva Oa, soit ailleurs dans l’archipel soit à Tahiti : certaines des sœurs, des pilotes, l’ancien maire, l’infirmière, Henriette, l’homme qui traçait les pistes, d’anciennes pensionnaires du collège Sainte-Anne… Le postier aussi, Fiston Amaru – si important dans la destinée de Brel (voir « Brel-2 ») –, qui après avoir été muté à Tahiti, est revenu passer deux jours ici, en 2004, après vingt-quatre années d’absence. C’est son successeur à la Poste d’Atuona, Georges Gramont, qui nous a communiqué le petit mot que Fiston lui a laissé, signé « Le vieux Pédé, ami de J. Brel » !

 

lettreFiston

 

C’est Georges aussi qui nous a fait connaître Jean Saucourt ; jamais encore, celui-ci n’avait accepté de témoigner sur Brel. Il vit à présent en louant quelques petits bungalows aménagés aux voyageurs de passage, réticents aux séjours organisés, tout en étant l’aîné et probablement le plus connaisseur (et enthousiaste) des guides culturels de l’île. Jean et Georges, comme bien d’autres ici, se souviennent que l’auteur de Quand on n’a que l’amour déploya toute son énergie et soutint une foule de projets pour sortir l’île de son isolement. À commencer par le pont aérien qu’il maintenait à lui seul pour que les populations de l’archipel reçoivent chaque semaine leur courrier et soient approvisionnées en médicaments, en livres, en vivres et même en films à Atuona. Alors, son langage fleuri et ses blasphèmes, qui choquaient beaucoup au départ (les Marquisiens usant d’un français très châtié), sont vite passés au second plan. « Les enfants l’ont accepté sans réserve, nous a raconté Georges. Souvent, les jours de congé scolaire, ils allaient le réveiller en jetant des cailloux sur le toit de sa maison. Jacques Brel sortait, l’air furieux, en criant après eux : “Bande de petits salopiaux !” Oui, oui, il parlait comme ça et pire encore… Il utilisait un langage cru, mais cru ! Mais aussitôt, il les faisait entrer et leur offrait des paquets de bonbons qu’il avait achetés exprès à Papeete. Et puis il les chassait brusquement en criant : “Fichez le camp, petits vauriens !” C’était comme un rite entre les enfants et lui. »

Georges Gramont a pris sa retraite de la Poste et tient aujourd’hui une pension de famille avec son épouse Gisèle, dite Gigi. Quant à Georges, personne ne l’appelle ainsi, mais tout le monde le connaît ici sous le diminutif de… Jojo ! Eh oui, il n’y a pas de hasard, rien que des rendez-vous.  

 

 

Cette fois, il est temps de dire vraiment adieu au Grand Jacques. Mais pas avant de le saluer une dernière fois, une fois encore... Et Gauguin par la même occasion. En grimpant le sentier qui mène à leur dernière demeure, s’impose brusquement à moi la merveilleuse chanson de Barbara : Gauguin (Lettre à Jacques Brel)... La plus belle et déchirante qui soit. Surtout sachant qu’il ne s’agissait pas de vains mots lorsque la longue dame brune l’a écrite, de simples mots désincarnés de poète, tant Jacques et Barbara étaient proches. Ces deux-là s’aimaient d’amour tendre et jamais entre eux L’amour est mort... Par bonheur, il nous reste Franz, le film qu’il avait imaginé sur mesure pour elle (voir vidéo ci-dessus). Il jouait le rôle de Léon, elle de Léonie. Elle y est éblouissante « et on sent bien à travers les images, écrit Charley Marouani dans ses mémoires, toute la tendresse que ces deux-là éprouvaient l’un pour l’autre. »

En arpentant ce chemin qui mène au bout de la vie, j’entends littéralement la voix de Barbara, qui s’élève fragile et authentique :

Il pleut sur l’île d'Hiva-Oa […]
Il pleut sur un ciel de corail
Comme une pluie venue du Nord
Qui délave les ocres rouges
Et les bleus-violets de Gauguin […]

 Il a dû s’étonner Gauguin
Quand ses femmes aux yeux de velours
Ont pleuré des larmes de pluie
Qui venaient de la mer du Nord
Il a dû s’étonner, Gauguin,
Et toi, comme un grand danseur fatigué
Avec ton regard de l’enfance

 Bonjour, monsieur Gauguin
Faites-moi place
Je suis un voyageur lointain
J’arrive des brumes du Nord
Et je viens dormir au soleil
Faites-moi place

La chanson se poursuit ainsi : « Tu sais / Ce n’est pas que tu sois parti / Qui m’importe / D’ailleurs, pour moi tu n’es jamais parti / Ce n’est pas que tu ne chantes plus / Qui m’importe / D’ailleurs, pour moi, tu chantes encore / Mais penser qu’un jour / Le vent que tu aimais / Te devenait contraire / Penser / Que plus jamais / Tu ne naviguerais / Ni le ciel ni la mer / Plus jamais, en avril / Toucher le lilas blanc / Plus jamais voir le ciel / Au-dessus du canal / Mais qui peut dire ? / Moi qui te connais bien / Je suis sûre qu’aujourd’hui / Tu caresses les seins / Des femmes de Gauguin / Et qu’il peint Amsterdam / Vous regardez ensemble / Se lever le soleil / Au-dessus des lagunes / Où galopent des chevaux blancs / Et ton rire me parvient / En cascade, en torrent / Et traverse la mer / Et le ciel et les vents / Et ta voix chante encore… »  

 

 

Et puis, se faisant plus intime encore, comme pour bien marquer toute l’importance personnelle qu’elle accorde à ce message d’outre-vie et d’outremer, comme on lance une bouteille à la mer, Barbara appose sa signature :

Souvent, je pense à toi
Qui a longé les dunes
Et traversé le Nord
Pour aller dormir au soleil
Là-bas, sous un ciel de corail
C’était ta volonté
Sois bien
Dors bien
Souvent, je pense à toi

Je signe Léonie
Tu sauras qui je suis
Dors bien...
(© Famille Barbara, 1990)

Nous arrivons, ma brune et moi, au pied du calvaire. Après cette évocation de Barbara si prégnante en ces lieux, une belle surprise nous y attend. Juste à côté de la sépulture de Jacques, si joliment fleurie et entourée de végétation luxuriante qu’on dirait tout sauf une tombe, un petit monticule : ce sont des galets recueillis sur la grève par des « passants » venus de Tahiti ou de l’autre côté du monde, sur lesquels, tracés au feutre, on a écrit de petits mots adressés au poète et à l’homme. Ça n’est souvent qu’un nom et celui d’une ville, parfois s’y ajoute un simple « merci », on trouve aussi des titres de chansons : Quand on n’a que l’amour… Je m’en saisis délicatement l’un après l’autre, les lis avec bonheur, en photographie quelques-uns… et puis je découvre celui-ci signé d’un certain… Brassens ! « De Georges Brassens, Sète » !

 

tombeFredBrassens

 

P… de D… ! se serait écrié le Grand Jacques. Trois grands B de la chanson réunis ici, à trois pas de l’endroit où dort Gauguin ! Barbara, Brassens, Brel. Dans ma vie, j’en ai vu des récitals, des tours de chant, des concerts, des spectacles de chanson, j’en ai connu des artistes... et j’ai engrangé de l’émotion pour « dans dix mille ans » encore, aurait dit Léo Ferré ; mais là, là… c’est indicible. Oui, Léo, Il n’y a plus rien... il n’y a plus rien à dire.

Un ultime rappel, simplement, avant de tirer le rideau sur ce voyage aux Marquises. Cela se passait à Punauuia chez Paul-Robert Thomas, l’ami médecin de Jacques, durant leurs conversations nocturnes. En l’occurrence, foin de dialogue, rien qu’un monologue en forme de bilan : Jacques parle de son pays, commente son parcours, raconte son île au trésor. « La terre est territoire, la mer est méritoire », lâche-t-il cette nuit-là avec cet art de la formule juste qui n’appartenait qu’à lui. Et l’air de rien, comme dans ses chansons, en parlant des autres il parle de lui, et c’est franchement superbe : « Une île est un rocher, immense et dense masse de terre que le marin espère. Il y retrouve ses rêves d’enfant, celui de Robinson. Car c’est l’enfant qui fait grandir les îles et s’y repose quand il est prêt. L’île est un espoir sorti de l’eau. C’est l’oasis des océans. C’est aussi un berceau. C’est là qu’on pose l’ancre. C’est là qu’on se repose. Qu’on regarde le vent, et peut-être le temps. » Jacques Brel était-il prêt ? Une chose est sûre : Hiva Oa était son espoir sorti de l’eau. Son berceau. Et c’est là qu’il repose.

 

fin-Atuona

 

Quant à votre serviteur, qui a eu le grand bonheur, ces cinq derniers mois, de vous emmener sur ses traces, dans son sillage et dans ses pas, sachez que c’est le Grand Jacques lui-même qui l’a finalement décidé à se lancer dans cette périlleuse mais passionnante aventure au long cours. Les quelques réticences que je nourrissais encore en revenant des Marquises se sont en effet dissipées en totalité en découvrant ce que l’intéressé, en 1978 à Tahiti, avait demandé à Paul-Robert de rendre public… et qui, aujourd’hui, résonne en moi comme un assentiment d’outre-tombe : « Tant que je serai vivant, vous fermerez vos gueules ! Une fois mort, je ferai peut-être un peu partie de l’Histoire ; alors, vous pourrez leur dire ce que vous aurez à raconter. Elle mérite au moins ça, l’Histoire : ce quelconque de vérité. »  

 

 

« SUR LES TRACES DE JACQUES BREL », récit de Fred Hidalgo (illustrations sauf mentions contraires de F. et Mauricette Hidalgo) : 1. Le Voyage aux Marquises (18 novembre 2011) ; 2. Sa nouvelle adresse (26 novembre) ; 3. Si t’as été à Tahiti… (3 décembre) ; 4. Touchez pas à la mer ! (8 décembre) ; 5. Aux Marquises, le temps s’immobilise (13 décembre) ; 6. Si tu étais le bon Dieu… (9 janvier 2012) ; 7. De l’aube claire jusqu’à la fin du jour (29 janvier) ; 8. Et nous voilà, ce soir… (20 février) ; 9. Je chante, persiste et signe… (25 mars) ; 10. Jean de Bruges et « Le voilier de Jacques » (29 mars) ; 11. Quand je serai vieux, je serai insupportable... (3 avril) ; 12. Et tous ces hommes qui sont nos frères... (4 avril) ; 13. Ne me quitte pas, épilogue 1/3 (15 avril) ; 14. Ne me quitte pas, épilogue 2/3 (16 avril) ; 15. Ne me quitte pas, épilogue 3/3 (16 avril).  

 

Publié dans : Reportages - Par Fred Hidalgo
Ecrire un commentaire - Voir les 39 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Une magnifique épopée que je me garde au chaud.
Merci les Hidalgo de nous faire revivre « Chorus », vous êtes des indispensables.
Il nous faut relayer ce blog le plus possible.

Cordialement

Rob
Commentaire n°1 posté par Rob le 16/04/2012 à 10h46
Au long des 15 épisodes où vous nous racontez Brel, une constante « le respect » et une certitude « L’amitié » ou inversement. Je sais que c’est peu pour récompenser un tel travail mais Merci ! Merci ! Merci,… pour chacun des épisodes qui nous ont bouleversés, amusés, racontés… la vie d’un homme qui, au fil de ses chansons a si souvent rythmé la nôtre.
Commentaire n°2 posté par Melocoton le 16/04/2012 à 10h48
Merci, merci de me faire découvrir cette superbe rubrique qui va me permettre de connaître enfin ce phénoménal poète, de la race de ceux qui sont si rares et pourtant si essentiels à notre devenir.
Commentaire n°3 posté par Jean-Louis Kaehlin le 16/04/2012 à 13h59
Simplement " merci " pour tant d'amour ! En ces temps difficiles cette traversée avec vous, avec Brel qui nous a tant donné, c'est une respiration, un moment d'émotion, de joies, de partage. Soyez lontemps encore, tous les deux, une lumière dans nos coeurs ... et nos ordinateurs ! merci
Commentaire n°4 posté par marlène ingrand le 16/04/2012 à 15h05
Ah là là, que de belles choses! Vive cette chanson-là! Bravo!!!
Je suis chanteuse aussi, mais n'ai pas la chance d'être entourée comme vous!!! Vous ne savez pas bien sûr que je m'appelle aussi Hidalgo… mariée avec un Alain Hidalgo dont les origines sont sévillanes !
Merci pour votre blog!!!
Ann
Commentaire n°5 posté par Ann De Vos le 16/04/2012 à 17h18
Et bien voilà !!! c'est avec un gros pincement au coeur que je viens de lire et d'écouter ce dernier épisode.

Depuis 5 mois, je m'étais habituée à retrouver le grand Jacques régulièrement.

Un immense MERCI puissance mille à tous les deux Mauricette et Fred pour nous avoir fait partager votre passion à travers ce beau voyage.

Ce que je retiens de tout çà ?? Que lorsque j'écouterai BREL, rien ne sera plus comme avant, et même quand je reverrai ses films.

J'aurai tellement appris de l'homme BREL que je pourrai répandre autour de moi la bonne parole: " allez sur le blog de Fred Hidalgo, découvrir cet être rare et exceptionnel qu'était cet artiste, embarquez vous pour les Marquises.

Ce que je retiens aussi, c'est que les Marquises ont été pour lui une sorte de révélateur comme en chimie, à savoir que cette intelligence du coeur, la plus belle de toutes, qui sommeillait en lui, a trouvé un terrain favorable pour agir auprès des populations, et qu'il était heureux de faire du bien autour de lui.

Je suis profondément émue, et c'est les larmes aux yeux que je me permets de vous embrasser tous les 2 Mauricette et Fred.

ANNIE
Commentaire n°6 posté par Annie Lapeyre le 16/04/2012 à 19h55

Ce voyage sur les pas de Jacques Brel s'est révélé vraiment d'une grande intensité émotionnelle, comme vous l'imaginez. Alors, que vous l'ayez ressenti de la même façon à la lecture de notre compte rendu est pour nous une source de joie. Quelque part, comme un (très) grand artiste nous l'a dit, nous l'a écrit en privé, si un ailleurs existe, quel qu'il soit, l'intéressé aura sans doute été sensible à la tendresse et au respect qui ont guidé notre démarche.... En tout cas, grand merci, Annie.

Réponse de Fred Hidalgo le 16/04/2012 à 22h53
Incroyable, tout ce que j'aurai appris pendant ces 5 mois, sur le Grand Jacques !

Moi qui ne pouvais ni l'écouter ni le regarder, tellement il me bouleversait, depuis, je crois que j'accepte mieux ce bouleversement...

Vous avez passé beaucoup de temps pour nous offrir ce beau cadeau et on ne peut que vous remercier de tout cœur...
Prenez votre temps pour vous remettre de vos et de nos émotions.

On saura patienter !
Odile
Commentaire n°7 posté par Odile le 17/04/2012 à 05h33
Gémir n'est pas de mise Aux Marquises .
J.Brel était vraiment un "maçon blanc" .
Merci.Simplement- MERCI -pour ce témoignage .
Commentaire n°8 posté par Lionel Lucas le 17/04/2012 à 11h06
Je vais m'empresser de lire votre reportage car, lors d'un périple en voilier, partie rejoindre un ami qui fait le tour du monde, il y a deux mois je suis allée me recueillir sur la tombe de Jacques Brel à Hiva Hoa et participer au festival des arts de Nuku Hiva !
Commentaire n°9 posté par Mary Colibri Vinois le 17/04/2012 à 22h53
J’avais pris un peu de retard dans la lecture de “Sur les traces de Jacques Brel” (devenu mon blog de chevet)… Je vais enfin pouvoir me rattraper.
Ce qui me fait plaisir, c'est de découvrir que sur FaceBook aussi, mes amis sont de plus en plus nombreux à apprécier ce remarquable travail de Fred ;-)
Commentaire n°10 posté par Serge Llado le 18/04/2012 à 10h10
C'est effectivement incontournable.
Un hommage à la hauteur de l'artiste...
Commentaire n°11 posté par Jean-Louis Kaehlin le 18/04/2012 à 10h14
Merci Fred, j'ai suivi cette belle aventure que tu as initiée.
Je fais partie des "amoureux" du "Grand Jacques" et des fidèles de ton travail sur la chanson en général...
Belle soirée !
Commentaire n°12 posté par Nyota Mollin le 18/04/2012 à 20h33
Merci beaucoup,
Depuis trés longtemps j'ai vu, lu, entendu... beaucoup de choses concernant Brel, mais j'ai suivi ce blog avec tellement de plaisir, que c'est comme si je redecouvrais le grand bonhomme.
Merci encore à vous !!!
Amicalement
JP
Commentaire n°13 posté par Jean-Paul Guyot le 18/04/2012 à 21h37
Qu'il est bon d'avoir embarqué avec vous dans cette "cathédrale" éphémère ,la vôtre,la sienne,les deux ,un mélange, un mixte sorte de reportage en plus doux et de film en plus vrai , tellement plus tendre et respectueux qu'un simple "biopic" par ailleurs très à la mode en ce moment !
Cathédrale virtuelle entreprise par un homme de papier, un doux dingue de la chanson usant des possibilités nouvelles de communication pour nous toucher tout en nous laissant passionnément libres ,libres de "créer une application" ou pas ...de lire ,de regarder ,d'écouter ou pas ce voyage n'importe quand et n'importe où !
Voilà pour la forme ,que dire maintenant du fond sans trahir votre travail et l'émotion ressentie ?
Que dire de ce désir absolu de partage,de ponts tendus et de liens tissés entre les arts ,les artistes et les êtres ?
Vous dire et taire tous ces ces rêves en sommeil, ces "nobles tentations" ravivées et ces rapports humains à ré-enchanter ...
Vous dire quelle consolation cela a été ,vous dire quelle consolation il est encore et quelle citadelle il sera toujours .
Citadelle à l'exemple de celle d'un autre aventurier :Saint-Exupery dont est tiré cet extrait en lien direct je crois .../
"Et peu à peu au cours du long pèlerinage, tandis que mon cheval boitait dans les ornières ,ou tirait les rênes pour brouter l'herbe rase le long des murs ,me vint le sentiment que mon chemin dans ses inflexions subtiles et ses respects et ses loisirs ,et son temps perdu comme par l'effet de quelques rites ou d'une antichambre de roi, dessinait le visage d'un prince, et que tous ceux qui l'empruntaient, secoués par leurs carrioles ou balancés par leurs ânes lents, étaient, sans le savoir, exercés à l'amour."
Commentaire n°14 posté par Valérie Fromont le 18/04/2012 à 23h00
Merci.
Depuis cinq mois je m'étais habitué à lire ce "Brel aux Marquises" avec beaucoup de plaisir, et voilà la fin...
Merci encore et à très bientôt pour de nouvelles aventures... sur "SI CA VOUS CHANTE", évidemment !!!
JPG
Commentaire n°15 posté par Jean-Paul Guyot le 18/04/2012 à 23h12
1000 mercis !!!!! Brel comme jamais...
Un immense poète nous a quittés, mais il restera dans nos cœurs à jamais, tout comme vos récits issus de votre passion ; merci pour ce partage et ce magnifique blog.
Bravo !
Commentaire n°16 posté par Nadine le 19/04/2012 à 09h21
Belle prose de Valérie qui sait dire tout ce que je ressens, mais avec beaucoup plus de talent !
Odile
Commentaire n°17 posté par Odile le 19/04/2012 à 09h24
Merci Fred, tu as fait un travail extraordinaire !

Je me régale… Félicitations !
Commentaire n°18 posté par Huguette Létourneau le 19/04/2012 à 14h41
Merci pour votre blog sur les Marquises et Jacques BREL.
Beaucoup de souvenirs...

J'avais 5 ans lorsque je suis arrivé aux Marquises. Mon père était gendarme. J'allais à Ste Anne avec sœur Rose. J'ai dans mes Amis Jean Saucourt…

Merci encore.

Bernard
Commentaire n°19 posté par Bernard Daulin le 19/04/2012 à 17h23
J'aime beaucoup votre manière d'exposer la vie de Brel : il plane comme un côté idéaliste en vous, et c'est agréable de lire tout ça... mais vu que vous avez fait l'épilogue, quelle va être maintenant votre prochaine quête ?
Commentaire n°20 posté par Kassandre le 19/04/2012 à 17h24
Merci pour vos parutions, vos articles, vos recherches, pour le partage de votre passion !!!
Amandine
Commentaire n°21 posté par Amandine Thomas le 19/04/2012 à 19h58
Cher Monsieur Hidalgo,
Je ne vous connais qu'au travers de votre blog et j'apprécie particulièrement votre belle série sur Jacques Brel, tendre et lucide à la fois. Merci de continuer à faire aimer chansons et chanteurs. Personnellement ces 2 mots m'inspirent, m'attirent, me fibrillent le coeur. Vous avez su faire vibrer la petite corde sensible qui se cache en moi, et votre blog agit sur moi comme une table d'harmonie, une caisse de r"ai"sonances. Monsieur Hidalgo je ne vous connais pas, mais vos récits racontent comme personne Brel, Brassens, Ferré, Barbara et quelque fois aussi les autres, les moins connus, les obscurs, ceux qui ne savent faire que jouer avec les mots pour dire leur vie, la vie en fait, et l'assaisonnent de quelques notes pour épicer le quotidien. Prenez note qu'à compter d'aujourd'hui je vais me prendre à vos mots. Motszique maestro.
Commentaire n°22 posté par Gerard Mayen, chanteur le 19/04/2012 à 22h17
Un grand merci !! Que dire davantage ? Merci pour cet immense travail en hommage au Grand Jacques.
Commentaire n°23 posté par Jean-Marie Moricot le 20/04/2012 à 09h25
C'est toujours un plaisir de vous lire...
Commentaire n°24 posté par Nicolas Céléguègne le 20/04/2012 à 18h23
Coup de coeur pour la renaissance du Jojo. Le Jojo qui s'élance à jamais vers l'azur d'Hiva Oa. Non, le rêve n'est pas fini. Merci mille fois Fred et Mauricette pour cet inestimable reportage. Un voyage merveilleux - sûr que ça nous chante ! qui nous a menés à l'homme qu'était Jacques Brel, un homme qui ne partit que pour mieux aller à la rencontre des autres hommes. Et nous, à vous avoir suivis tout au long de vos pages sur la piste du Grand Jacques, on se sent comme de sa famille.
Merci encore Mauricette et Frédo.
Martha
Commentaire n°25 posté par Martha le 21/04/2012 à 17h16
Superbe voyage, un bel hommage au grand Jacques.

Félicitations, Fred Hidalgo.
Commentaire n°26 posté par Gérard Probert le 22/04/2012 à 18h20
Bravo Fred !
J'ai eu la chance de rencontrer Jacques Brel à quelques reprises... Rencontres marquantes, voire déterminantes et je partage depuis des lustres une amitié qui dure avec Maddly, d'où quelques connaissances à ce sujet, mais j'ai eu le plaisir d'apprendre encore beaucoup de choses...
Merci.
Commentaire n°27 posté par Eric Vincent le 22/04/2012 à 18h30
Toujours aussi bien écrit et pris sous un angle original. On ne va pas y revenir, mais à quand un "retour" de Chorus ?

Car ça manque et pas qu'un peu. Pour parler de l'histoire, soit. Mais aussi pour mettre de la lumière sur des artistes comme Valérie Mischler et d'autres.

J'aime beaucoup le blog, mais – désolé – ça ne remplace pas Chorus.
Encore merci pour le partage, Fred.
Commentaire n°28 posté par Jean-Noel Grosmenil le 22/04/2012 à 22h56
Merci, cher Fred, de partager tes passions et connaissances si généreusement !
Commentaire n°29 posté par Brian Thompson le 22/04/2012 à 22h57
Bonjour

Bien sûr Jean-Noël que le blog ne remplace pas Chorus; mais il faut comparer ce qui est comparable.
Le blog c'est complètement différent, c'est vivant. On peut voir des vidéos, écouter des chansons que l'on ne connaissait pas. Sans le blog, je n'aurais peut-être pas acheté certains CD comme Pierre RAPSAT entr'autres.
Nous n'aurions pas été captivés par ce reportage exceptionnel sur le grand Jacques.

Heureusement que Fred et Mauricette ont eu l'idée de ce blog à la mort de Chorus, ce blog qui leur prend,sans doute beaucoup de temps, uniquement pour nous faire partager leur passion et nous offrir de véritables pépites.

Encore un grand MERCI à tous les deux.
Commentaire n°30 posté par Annie Lapeyre le 23/04/2012 à 10h36
Annie m'a devancé pour répondre à Jean-Noël.
C'est exactement ce que je voulais dire.
Et si vous reprenez tous ses écrits depuis le début de son blog, Fred s'explique très bien la dessus.
Je pense qu'il est inutile de remuer le couteau dans la plaie, qui a du mal à se refermer.
Trop heureux qu'ils nous comblent par leur travail.
Commentaire n°31 posté par Odile le 23/04/2012 à 15h47

Merci, Odile et Annie.

Sur Chorus, au-delà des questions purement matérielles, j'aurais (hélas) des choses à dire qui touchent à la nature humaine et qui continuent, encore aujourd'hui, de nous pourrir la vie (et accessoirement la santé). Quand le temps sera venu, peut-être...

En attendant, comptez sur moi pour continuer de faire chorus... sur mon blog. Je réfléchis d'ailleurs à une thématique inépuisable, autour de l'histoire de la revue, qui permettrait, avec le temps, de parler de dizaines, de centaines d'artistes de talent, de toutes générations et de tous genres musicaux. A la fois rappel des "grands" du patrimoine, découverte d'artistes en herbe et quelque chose du genre "Que sont-ils devenus ?" ; le tout si possible relié à l'actualité. Mais pour l'instant, après "Brel", j'ai besoin de souffler un peu...

Réponse de Fred Hidalgo le 23/04/2012 à 16h36
Un feuilleton tendre, sensible qui nous apprend beaucoup sur le "Grand Jacques". Qui met aussi en équation l'amour inconditionnel de Fred pour la chanson française et l'odyssée d'un de nos meilleurs artistes. En tout cas une écriture très émouvante...
Commentaire n°32 posté par Petit Freddy le 23/04/2012 à 16h42
Nous comprenons cher Fred que vous ayez besoin de souffler un peu ( beaucoup même, nous serons patients) après cet ENORME travail sur Brel.

Bon repos et à plus tard pour le plaisir de vous retrouver.

Bien amicalement
Commentaire n°33 posté par Annie Lapeyre le 23/04/2012 à 21h03
MERCI, MERCI de nous avoir fait rêver pendant ces quelques mois,de nous avoir fait voyager en votre compagnie et celle de Brel pendant la grisaille de l'hiver,d'avoir partagé avec nous vos émotions; c'était exceptionnel!
Après une pause méritée,et sans doute nécessaire, nous vous retrouverons sans doute bientôt...avec plaisir!
Commentaire n°34 posté par Broussaud Mar. le 04/05/2012 à 06h34
Merci Fred...
Ce blog est dans mes favoris, et c'est bien souvent que je vais y faire un tour...
Assez triste d'ailleurs d'arriver à la fin de ce que tu nous as conté avec tant de talent... :)
Commentaire n°35 posté par Isabelle Dupré le 05/05/2012 à 10h17
Félicitations pour cette passionnante saga sur le "Grand Jacques"...
Merci de faire partager autant de connaissances et de documents précieux…
J'ai beaucoup appris !!
Commentaire n°36 posté par Daniele Duchaussoy le 06/05/2012 à 16h05
Merci de ce texte magnifique Fred, qui monte au banc direct et de ces perles offertes, on les accueille VYviann et moi comme du précieux sans âge.
Tous ces poètes que l'on chante aussi pour réchauffer les pleurs veillés, tous ces passages d'alors et qui chantent un grain de beauté sur ces refrains d'hors saisons festivales, c'est extra oui Hubert Félix mais aussi les autres poètes toujours pas dans le tri,pas dans le wagon d'entête mais encore debout à chanter la lune !
Merci pour ces lieux aux tournantes mirrors découvertes, mais aussi merci aux festivals de l'ombre d'où d'autres mots éclatent en plein jour,loin des arrangements et qui font que la chanson se bat comme un cœur à l'écume transparente d'une foi différente.
Ton travail est unique avec Mauricette, Fred.
Merci de ce lien d'humanité.
Prends soin.

"Ce n'est qu'un des buts, continuons le cœur bat !"
Commentaire n°37 posté par Liévaux Jean-Yves le 11/05/2012 à 00h18
Bonjour,
Je viens de lire votre blog sur Brel & Hiva Oa : c'est magnifique !
Je pars jeudi prochain pour un mois en Polynésie (je suis pilote de ligne et je ne travaille pas par choix en septembre).
Je pense passer 10 à 15 jours aux Marquises. Je resterai principalement sur Hiva Oa et Fatu Hiva.
Auriez-vous le temps pour me donner quelques conseils sur ces îles ?
Je vous remercie par avance.
Cordialement
Caroline
Commentaire n°38 posté par Caroline Vierling le 28/08/2012 à 00h00

Bien sûr Caroline, et avec plaisir. Je vous contacte en direct.

Réponse de Fred Hidalgo le 28/08/2012 à 00h12
Immortel Jacques Brel !
En lien ci-dessous, voici la vidéo complète (quinze chansons comme toujours, pas une de moins pas une de plus... sauf qu'on trouve ici, à la fin de ce document, la version de "Ne me quitte pas" chantée au "Palmarès des chansons") du récital des adieux de Jacques Brel à l'Olympia 1966... avec, tout au bout, son fameux retour sur scène (après longtemps, très longtemps d'applaudissements...) en peignoir, remerciant la salle "parce que cela justifie quinze années d'amour".
A voir, à revoir comme un instant unique dans l'histoire du music-hall... en complément de ma saga brélienne aux Marquises… dont ces adieux à l'Olympia constituaient les prémices.
Commentaire n°39 posté par Fred Hidalgo le 03/02/2013 à 15h00

Un document… Si ça vous chante :

LES ADIEUX DE JACQUES BREL À L’OLYMPIA

http://youtu.be/6S48n0PSeo0

Réponse de Fred Hidalgo le 03/02/2013 à 15h03
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés