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  • : SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…
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  • Fred Hidalgo
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 10:54

Collection d’hiver – 3

 

Après le citoyen du monde Dick Annegarn et le Tourangeau Marcel Kanche, c’est au tour d’un Québécois de s’inscrire au générique de la collection d’hiver de Si ça vous chante. Pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit (à mon humble avis) du chef de file de la « jeune chanson » québécoise, après les générations incarnées successivement par Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Robert Charlebois et autres Luc De Larochellière. Mais un chef de file qui ne ressemble à aucun de ses prédécesseurs ni collègues du même âge, sans doute le plus français des chanteurs de Nouvelle-France…

 

lapointe2.jpg

 

• SEUL AU PIANO. Le Lion imberbe – Ces étranges lueurs / Le Magnétisme des amants – Les Vertiges d’en haut – 27-100 rue des partances – Moi, Elsie – Maman – Nous restions là – Deux par deux rassemblés – De glace – L’Amour solaire – Tous les visages – Les Lignes de la main – Les Sentiments humains – Reine Émilie – Au Bar des suicidés. (69’42 ; prod. Les Disques Audiogramme, distr. Québec : Sélect ; distr. France : Wagram Music ; site de l’artiste.)

Le hasard a voulu que je sois l’un des premiers journalistes français, le premier peut-être, à écrire sur Pierre Lapointe (« le très jeune, très dandy, très provoc et très talentueux Pierre Lapointe »), l’ayant découvert en spectacle, au Québec, à ses débuts, séduit et admiratif d’emblée, fasciné presque (c’est le terme que j’utilisais alors dans Chorus), et surtout à le présenter comme un artiste à suivre de très près : « On reparlera sans doute très vite de ce jeune homme, écrivais-je notamment, dès qu’il aura sorti son premier album, mais si vous avez d’ores et déjà l’occasion de le voir en concert, ne le manquez pas ! Rien que pour ce Lapointe-là (les connaisseurs se souviennent sûrement du rocker Éric Lapointe qui a connu de beaux succès au Québec), le voyage (12 000 km aller-retour quand même) valait la peine… »

   

 

Ce n’est pas parce que la suite, justement, m’a donné raison, mais parce que « ce Lapointe-là » me fait fondre de bonheur à chaque fois, et à coup sûr, que j’ai envie de poursuivre le partage. Après trois albums en studio (en 2003, 2005 et 2009), Lapointe seul au piano revisitant son répertoire en public (et offrant deux titres inédits : Moi, Elsie et La Boutique fantastique), c’est ce que la chanson peut donner de plus beau dans l’épure, le poignant, l’émotion, l’humour aussi. Magnifique !

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 12:00

 Collection d’hiver – 2

 

« Brute de décoffrage » dans le traitement (au lecteur de le compléter par ses commentaires éventuels), mais aussi éclectique que possible dans les genres musicaux et pointue dans le choix final, telle se veut notre collection d’hiver 2010-2011. Nous défrichons le chemin : libre à chacun, ensuite, de l’emprunter ou pas  (grâce en particulier aux liens proposés)… si ça lui chante ou non.

 

kanche2.jpg

 

Après Dick Annegarn, voici un autre artiste atypique ; des plus atypique, même, dont le premier album, Je souris et je fume, remonte à 1990. À l’occasion du suivant (Henriette, 1992), dans le n° 2 de Chorus, Pascale Bigot écrivait ceci : « Tout est singulier chez ce Marcel. Sa voix multiforme dit plus qu’elle ne chante, ricane, graille, susurre, chiale. Ses musiques décalées, toujours étonnantes, évoquent pêle-mêle Stravinski, Satie, Gainsbourg, le rock alternatif, mais ce type-là ne ressemble pourtant qu’à lui-même ». Pas un mot à changer à cet excellent diagnostic ; d’ailleurs l’intéressé le reconnaissait : « Aucune erreur, j’suis qu’un r’gardeur, j’me meus de l’intérieur… »

 

• VIGILES DE L'AUBE. Combien d’amis ? – Les Vigiles de l’aube – Où est la lande ? – Courbé sous la nuit – Dort – Buveurs de marécage – Ma chair – Pensées de brindilles – Tu ne m’entends plus – Et dans la boue semé ? (39’45 ; prod. Cristal Records, distr. Harmonia Mundi ; site de l’artiste.)

Quand il écrit pour lui (c’est son septième album en l’espace de vingt ans), Kanche semble voué au silence médiatique, et donc à l’occultation publique. Quand il lui arrive d’écrire pour les autres, ses chansons deviennent des tubes (Qui de nous deux pour M, Divine idylle pour Vanessa Paradis !), sans qu’on sache qu’il en est l’auteur. Cherchez l’erreur... si erreur il y a ? Une chose est sûre : artisan exigeant et discret, Marcel Kanche tisse une œuvre singulière (de « non-chanteur », dit-il), en marge des courants et autres tendances éphémères, qui ne s’apprivoise qu’en douceur, avec le temps. Son précédent album, en 2008, ne s’appelait-il pas Vertige des lenteurs ?…

  

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 00:00

Collection d’hiver


Vous connaissez la chanson : comme précisé dans « Un homme heureux », bien que délibérement lapidaire, cette « collection d’hiver » est la résultante d’une sélection « passée au tamis le plus fin », dans un joyeux éclectisme musical. L’essentiel réside dans les liens (merci la « toile »…) nécessaires à l’écoute des chansons, au visionnage des clips ou des extraits de concerts, à la découverte du parcours de l’artiste ou du groupe recommandé…


Annegarn.jpg
Mais trève de rappels, c’est parti pour un florilège hivernal de nouveautés francophones. De préférence (mais pas forcément, actualité oblige) par ordre alphabétique. À commencer – paradoxalement – par un album tout en anglais ! Celui de notre Batavo-Belgo-Français préféré. L’auteur de Bruxelles et de Mireille, d’Ubu et d’Attila Joseph, le « grand Duduche » de la chanson (cf. Duduche’s blues) qui, pour une fois (et pour notre plus grand plaisir !), se fait ici interprète.

 

• FOLK TALK. Careless love – Fever – Saint James infirmary – Worried man blues – Don’t think twice, it’s alright – Down in the valley – Ox driver’s song – The House of the rising sun – This train – Black girl – Georgie on my mind – Little boxes – Love me tender – Oh what a beautiful city. (39’09 ; prod. tôt Ou tard, distr. Wagram Music ; Annegarn sur le site du label ; site de l’artiste.)

Pour enregistrer cet album de reprises de standards du folk-blues américain (Guthrie, Dylan, Malvina Reynolds, Rosetta Tharpe… et autres traditionnels anonymes), Dick Annegarn a pris sa vieille Gibson, son banjo et son harmonica et il est parti à Los Angeles chez son ami Fred Koella, au studio Le Garage. Il en a mis la moitié en boîte, et l’autre en France, au studio La Fabrique de Saint-Rémy, avec l’aide de JP Nataf (voir la vidéo ci-dessus). « À 16-17 ans, explique Dick, la blue note m’a explosé la tête. Ces chansons, je les chantais à 16 ans, à 24 ans, à 35 ans. Je les chante dans la salle de bains, en traversant le Maroc ou le Cambodge. J’ai beaucoup de respect pour les chansons qui durent, pour la force de ces mélodies. Ces chansons viennent du fin fond de la cave, elles me transportent à vingt centimètres au-dessus du sol. C’est un bonheur. »

 

Je confirme (voir la vidéo de Fever – cf. Eddie Cooley/John Davenport, 1956 – tirée d’un Taratata récent) et précise, pour mémoire, que ce retour aux racines (l’ami Dick tâtait du folk au Centre américain de Paris, dans les années 60, lors des fameuses hootenannies de Lionel Rocheman) s’effectue alors que l’homme approche de la soixantaine. Ce sera pour le printemps 2012. L’artiste, lui, fêtera en 2013 ses quarante ans de chanson enregistrée : sacré libre parcours... Sacré géranium !

 

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