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  • : SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…
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  • Fred Hidalgo
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 12:00

 Collection d’hiver – 2

 

« Brute de décoffrage » dans le traitement (au lecteur de le compléter par ses commentaires éventuels), mais aussi éclectique que possible dans les genres musicaux et pointue dans le choix final, telle se veut notre collection d’hiver 2010-2011. Nous défrichons le chemin : libre à chacun, ensuite, de l’emprunter ou pas  (grâce en particulier aux liens proposés)… si ça lui chante ou non.

 

kanche2.jpg

 

Après Dick Annegarn, voici un autre artiste atypique ; des plus atypique, même, dont le premier album, Je souris et je fume, remonte à 1990. À l’occasion du suivant (Henriette, 1992), dans le n° 2 de Chorus, Pascale Bigot écrivait ceci : « Tout est singulier chez ce Marcel. Sa voix multiforme dit plus qu’elle ne chante, ricane, graille, susurre, chiale. Ses musiques décalées, toujours étonnantes, évoquent pêle-mêle Stravinski, Satie, Gainsbourg, le rock alternatif, mais ce type-là ne ressemble pourtant qu’à lui-même ». Pas un mot à changer à cet excellent diagnostic ; d’ailleurs l’intéressé le reconnaissait : « Aucune erreur, j’suis qu’un r’gardeur, j’me meus de l’intérieur… »

 

• VIGILES DE L'AUBE. Combien d’amis ? – Les Vigiles de l’aube – Où est la lande ? – Courbé sous la nuit – Dort – Buveurs de marécage – Ma chair – Pensées de brindilles – Tu ne m’entends plus – Et dans la boue semé ? (39’45 ; prod. Cristal Records, distr. Harmonia Mundi ; site de l’artiste.)

Quand il écrit pour lui (c’est son septième album en l’espace de vingt ans), Kanche semble voué au silence médiatique, et donc à l’occultation publique. Quand il lui arrive d’écrire pour les autres, ses chansons deviennent des tubes (Qui de nous deux pour M, Divine idylle pour Vanessa Paradis !), sans qu’on sache qu’il en est l’auteur. Cherchez l’erreur... si erreur il y a ? Une chose est sûre : artisan exigeant et discret, Marcel Kanche tisse une œuvre singulière (de « non-chanteur », dit-il), en marge des courants et autres tendances éphémères, qui ne s’apprivoise qu’en douceur, avec le temps. Son précédent album, en 2008, ne s’appelait-il pas Vertige des lenteurs ?…

  

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 00:00

Collection d’hiver


Vous connaissez la chanson : comme précisé dans « Un homme heureux », bien que délibérement lapidaire, cette « collection d’hiver » est la résultante d’une sélection « passée au tamis le plus fin », dans un joyeux éclectisme musical. L’essentiel réside dans les liens (merci la « toile »…) nécessaires à l’écoute des chansons, au visionnage des clips ou des extraits de concerts, à la découverte du parcours de l’artiste ou du groupe recommandé…


Annegarn.jpg
Mais trève de rappels, c’est parti pour un florilège hivernal de nouveautés francophones. De préférence (mais pas forcément, actualité oblige) par ordre alphabétique. À commencer – paradoxalement – par un album tout en anglais ! Celui de notre Batavo-Belgo-Français préféré. L’auteur de Bruxelles et de Mireille, d’Ubu et d’Attila Joseph, le « grand Duduche » de la chanson (cf. Duduche’s blues) qui, pour une fois (et pour notre plus grand plaisir !), se fait ici interprète.

 

• FOLK TALK. Careless love – Fever – Saint James infirmary – Worried man blues – Don’t think twice, it’s alright – Down in the valley – Ox driver’s song – The House of the rising sun – This train – Black girl – Georgie on my mind – Little boxes – Love me tender – Oh what a beautiful city. (39’09 ; prod. tôt Ou tard, distr. Wagram Music ; Annegarn sur le site du label ; site de l’artiste.)

Pour enregistrer cet album de reprises de standards du folk-blues américain (Guthrie, Dylan, Malvina Reynolds, Rosetta Tharpe… et autres traditionnels anonymes), Dick Annegarn a pris sa vieille Gibson, son banjo et son harmonica et il est parti à Los Angeles chez son ami Fred Koella, au studio Le Garage. Il en a mis la moitié en boîte, et l’autre en France, au studio La Fabrique de Saint-Rémy, avec l’aide de JP Nataf (voir la vidéo ci-dessus). « À 16-17 ans, explique Dick, la blue note m’a explosé la tête. Ces chansons, je les chantais à 16 ans, à 24 ans, à 35 ans. Je les chante dans la salle de bains, en traversant le Maroc ou le Cambodge. J’ai beaucoup de respect pour les chansons qui durent, pour la force de ces mélodies. Ces chansons viennent du fin fond de la cave, elles me transportent à vingt centimètres au-dessus du sol. C’est un bonheur. »

 

Je confirme (voir la vidéo de Fever – cf. Eddie Cooley/John Davenport, 1956 – tirée d’un Taratata récent) et précise, pour mémoire, que ce retour aux racines (l’ami Dick tâtait du folk au Centre américain de Paris, dans les années 60, lors des fameuses hootenannies de Lionel Rocheman) s’effectue alors que l’homme approche de la soixantaine. Ce sera pour le printemps 2012. L’artiste, lui, fêtera en 2013 ses quarante ans de chanson enregistrée : sacré libre parcours... Sacré géranium !

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 16:33

Les Victoires de la chanson


vin.jpgL’automne et ses vendanges goûteuses derrière nous, il est temps de se préoccuper de la collection chansonnière d’hiver. D’autant plus qu’il y a de quoi se vêtir et se couvrir au mieux contre les intempéries de saison. Si l’on fait fi du prêt-à-porter, fabriqué par définition pour le plus grand nombre, il en reste en effet pour tous les goûts, il y en a de toutes les couleurs, de toutes les tailles (enfants, femmes et hommes spécifiquement ou indifféremment), quelles que soient l’étoffe et la coupe que l’on préfère. FemmeLa « chanson française » a ceci d’unique qu’elle a toujours généré et continue de générer des créateurs (et des créations) d’autant plus dignes d’admiration qu’ils sont dissemblables et dans l’inspiration et dans l’expression : extraordinaire diversité, formidable originalité résultant d’une histoire vieille d’au moins dix siècles. La preuve encore avec la sélection hivernale de Si ça vous chante...

Mode d’emploi : je l’ai déjà dit, malgré l’attente et la demande, je ne saurais prétendre à faire Chorus à moi tout seul. Excepté quelques gros plans spécifiques de-ci de-là, nous vous proposons donc un rendez-vous à périodicité aléatoire recensant le plus intéressant des nouveautés francophones du moment. Du moins pour « l’échanson de la chanson » qu’on a bien voulu voir en moi, sachant aussi que je ne reçois ni ne suis informé – pas plus que quiconque, d’ailleurs – de la totalité de la production. Malgré tout, cette sélection découle de l’écoute d’un grand nombre de disques que labels et producteurs (indépendants, pour la plupart), attaché(e)s de presse, agents et artistes continuent de nous adresser en permanence de toutes parts de l’espace francophone.
 
Vous connaissez la chanson, maintenant : je ne retiens que ce qui me touche vraiment (et que j’estime être le haut du panier, dans le souci constant de l’éclectisme musical), plutôt que de m’astreindre à présenter un maximum de nouveautés, au risque d’émettre souvent plus de réserves que d’arguments positifs. Je préfère passer sous silence (voir « État critique ») au lieu de contribuer à la désespérance d’un auteur qui n’a peut-être besoin, comme un Brel ou un Souchon à leurs débuts, que de temps pour se bonifier. « Pourquoi les gens qui s’aiment sont-ils toujours un peu les mêmes ? » C’est depuis toujours ma règle du jeu. Ce qu’Aragon appelait la pédagogie de l’enthousiasme.

Dans la forme, cette collection d’hiver se présentera quasiment brute de décoffrage, mais passée au tamis le plus fin après moult « travail » de triage. L’essentiel réside dans tous les liens (merci la « toile » qui permet ainsi de suivre le fil…) nécessaires à l’écoute des chansons, au visionnage des clips ou des extraits de concerts, à la découverte du parcours du chanteur, de la chanteuse ou du groupe recommandé(e). Outre ses dates de spectacles ! Car, ne l’oublions jamais, on n’apprécie jamais autant un artiste que sur scène, grâce à la communion unique qui s’instaure entre lui et le public.

Et puis, dans l’espoir d’être plus efficace encore, plutôt qu’une kyrielle de disques en une seule fois, on se limitera désormais à présenter un seul album par sujet (quitte à réduire l’intervalle entre deux sujets, et à publier en bout de course une liste complémentaire de nouveautés dignes d’intérêt). palette.jpgC’est un essai. On verra bien s’il est transformé ou pas… et si, en retour – du fait même de son caractère délibérément lapidaire –, cette « nouvelle formule » suscite plus aisément la discussion entre lecteurs, via l’envoi de commentaires (voir « Blog, mode d’emploi »). C’est aussi la seule manière, quand on cherche uniquement le partage, de se sentir encouragé à le poursuivre. Monologuer, c’est bien si c’est utile, mais dialoguer (quand l’outil le permet), c’est mieux… et tellement plus convivial !

En revanche, si cette nouvelle façon de faire est une fausse-bonne idée, comme le chante l’excellent William Sheller : « Si ça n’vaut pas la peine que j’y revienne / Il faut me le dire au fond des yeux. » On verra. Pour l’instant, rendez-vous au prochain épisode de Si ça vous chante avec le premier album incontournable de notre collection d’hiver. Souvent du « lourd », on s’en apercevra au final. Mieux que des Victoires de la musique : des Victoires de la CHANSON ! Et si ça roule comme ça, si ça plane pour vous, bref si ça vous chante vraiment, eh bien, je serai simplement, mais sûrement… un homme heureux.
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Published by Fred Hidalgo - dans Blog - mode d'emploi
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