Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…
  • Contact

Profil

  • Fred Hidalgo
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.

Site de Fred Hidalgo

Journaliste, éditeur, auteur
À consulter ICI

Recherche

Facebook

La Maison de la chanson vivante
   (groupe associé au blog)
 

Jean-Jacques Goldman, confidentiel
  (page dédiée au livre)

Livres

31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 18:02

Supplément d’âme

 

Nous l’avions annoncé en primeur dès le mois de janvier : la soirée anniversaire de la vingt-cinquième édition du festival « Alors… Chante ! » de Montauban, du 11 au 16 mai dernier, invoquerait – convoquerait – l’âme des poètes, « en bouclant la boucle intergénérationnelle des artistes auxquels il a fait la fête ou qu’il a révélés ». Nous y étions et, comme on pouvait l’espérer, la fête a été à la hauteur de l’attente… à l’image du reste de l’affiche.

 

Ce soir-là, vendredi 14 mai, la manifestation dirigée par Jo Masure bat son plein déjà depuis cinq jours. Il y en a pour tous les goûts et tous les publics amateurs de chanson vivante. Dans toutes sortes de jauges aussi. Par ordre croissant de capacité : le Chapitô, destiné (en fin de matinée, début d’après-midi) à la programmation jeune public, « Mômes en zic » ; le Magic Mirrors, lieu d’accueil convivial à partir de 14 h 30 des fameuses Découvertes de Montauban (dont les Vendeurs d’Enclumes seront cette année les principaux lauréats) et de concerts plutôt atypiques et souvent captivants en soirée ; le Théâtre Olympe de Gouges, jolie salle à l’italienne, de capacité médiane pour spectacles « à dimension humaine » à 18 h ; enfin, à 21 h 30, la salle Eurythmie, nécessaire aux soirées de grande affluence (3000 places, moitié assises moitié debout).

 

 

Première constatation : tout est plein, partout, tout le temps, ou presque. Y compris le Chapitô pris d’assaut par les écoles, pour le plus grand bonheur des artistes (Pascal Parisot, David Sire, Abel, Vincent Malone, Bouskidou… et deux spectacles exceptionnels, Les Gens, présenté par La Côterie, autrement dit l’essentiel des Têtes Raides, Christian Olivier en tête, et Hector le Facteur, conte musical signé Nicolas Berton qui forme avec Liz Cherhal et Olivier Touati le trio Uztaglote). Alors… Chante ! est vraiment devenu l’un des tout principaux festivals de chanson en France, et même de l’espace francophone, l’alter ego printanier des Francofolies estivales de La Rochelle dont il a quasiment le même âge (les Francos ont fêté leur 25e anniversaire l’été dernier). L’un des plus courus aussi, la preuve ; sa qualité d’accueil, la sensibilité de son équipe organisatrice, les bénévoles de l’association Chants Libres présidée par Jean-Pierre Crouzat (cofondateur du festival avec Jo Masure), apportant un plus indéniable, un véritable supplément d’âme.

 

La Fédération des festivals de chanson francophone  

Ici, on ne fait pas que dérouler le tapis rouge aux tourneurs et aux artistes en tournée, on a une vraie politique de programmation, comme on pouvait dire d’un journal comme Chorus (ou comme Paroles et Musique auparavant, dont Jo Masure a rappelé publiquement, et de manière fort sympathique, qu’il avait inspiré Alors… Chante !), qu’il possédait une vraie politique éditoriale, une réelle spécificité. D’ailleurs, signe qui ne trompe pas, Alors… Chante ! est chaque année le siège de l’assemblée générale du collectif des festivals francophones, créé dans la cité d’Ingres en mai 2005 à partir d’une charte édictant une vision culturelle et non pas mercantile de la diffusion de spectacles. Ses premiers signataires et ceux qui ont rejoint depuis ce collectif, devenu officiellement lors de cette édition la « Fédération des Festivals de Chanson Francophone » (FFCF), revendiquent notamment « un projet et une direction artistique reconnaissant la chanson comme un art majeur, le respect des artistes accueillis et du public (notamment en matière de son) et un travail de découverte de nouveaux talents et de mise en lumière d’artistes de répertoire ». 

La FFCF, ouverte aux postulants de toutes tailles (y compris des salles proposant un festival en cours d’année comme par exemple le Train-Théâtre de Portes-lès-Valence ou les Trois Baudets de Paris) qui remplissent ces critères, compte développer toujours plus les échanges entre festivals du territoire francophone s’agissant des artistes émergents. « Il s’agit d’initier des complicités plutôt que des concurrences », note le texte de la charte fondatrice. Aujourd’hui, quelque vingt-cinq festivals de Belgique, de France, du Québec et de Suisse composent ladite Fédération (dont on trouvera le détail en liens privilégiés de Si ça vous chante, depuis la page d’accueil, avec tous leurs contacts utiles). 

Dans le Tchatchival, journal quotidien du festival, Bernard Kéryhuel (qui en est le rédacteur en chef… et fut l’un des rédacteurs « historiques » de Paroles et Musique, avant de fonder en Vendée l’association Chants-Sons et le festival Chant’appart), écrit ceci : « Les festivals ont un poids économique considérable. Ils sont facteurs de développement, génèrent de l’emploi, contribuent à l’image des territoires. Ils sont utiles au secteur culturel dans la mesure où ils sont fédérateurs et génèrent fréquemment des synergies entre acteurs institutionnels et privés. Enfin, les festivals représentent des enjeux essentiels pour le développement de carrière des artistes, ils sont souvent des “terres d’accueil” pour les nouveaux talents. » CQFD. À partir de ces constats, la FFCF, par le nombre, la qualité et la diversité de ses membres, devrait pouvoir représenter une force suffisamment incontestable en soi, et d’autant plus nécessaire en période de crise économique, pour que la chanson soit enfin reconnue comme un art à part entière, avec les conséquences pratiques qui en découleraient dès lors au plan des pouvoirs publics voire des médias. 

Elle vient en tout cas à point nommé, au moment (qui dure déjà depuis quelques années : souvenez-vous de la « Génération Chorus » qui a commencé d’émerger vraiment au milieu des années 90, et s’est prolongée par la « Nouvelle Scène ») où les nouveaux talents actuels sont meilleurs, globalement (par rapport à leur âge et à leur courte expérience), que jamais ; ayant parfaitement intégré un double héritage capital : celui du texte qui constitue la marque de fabrique de la chanson française au long des siècles, et celui de la technique musicale, parfois défaillante jadis (surtout par rapport aux musiciens anglo-saxons) bien que les mélodies et les musiques de genre aient toujours fait partie intrinsèque de la chanson francophone.

 

dessin-montauban.jpg

 

Et pour ce qui est de mettre en valeur ces nouveaux talents, sans oublier de mettre en lumière les artistes du répertoire, Alors… Chante ! n’a de leçon à recevoir de personne, qui s’est bâti justement sur cette double spécificité, comme l’a montré la soirée anniversaire de sa vingt-cinquième édition. On y a retrouvé la quasi-totalité des principaux lauréats des Découvertes depuis l’an 2000 (les absents, comme Jeanne Cherhal, hélas, étaient retenus par ailleurs), quatorze au total, soit (par ordre alphabétique) : Aldebert, Amélie-les-crayons, Stéphane Balmino (ex-Khaban’), Travis Bürki (ex-Ü), Manu Galure, Daniel Hélin, Imbert Imbert, Jamait, Nicolas Jules, K, Presque Oui (alias Thibaud Deféver), Thierry Romanens et Carmen Maria Vega. Outre Murielle Magellan, la toute première lauréate des « Ricochets » (1985), concours local de chanson qui préfigurait les futures Découvertes du festival. 

Ces « nouveaux venus » dans la carrière allaient s’employer, pour le plus grand bonheur des trois mille spectateurs emplissant Eurythmie, à rendre hommage à leurs illustres aînés, invités d’honneur d’Alors… Chante ! au fil de ses premières années : Hugues Aufray, Leny Escudero, Léo Ferré, Juliette Gréco, Georges Moustaki, Claude Nougaro, Pierre Perret, Serge Reggiani, Renaud, Charles Trenet…

 

Des Bravos qui se donnent la main  

Mais on n’en est pas là. Après un grand spectacle gratuit, en plein air, avec Weepers Circus et Soan pour ouvrir officiellement le festival le lundi (le Cubain Raul Paz le clôturant le dimanche), le mardi fut une grande journée – de l’avis de témoins autorisés (dont nos ex-collaborateurs Yannick Delneste et Francis Vernhet). Les spectateurs se régalèrent, chacun dans le style et la couleur qui lui correspondait le mieux, avec l’excellente chanteuse belge pour enfants Geneviève Laloye (sûrement ce qui est arrivé de mieux en ce domaine ces dernières années) ; avec le jeune trio (masculin) Pauvre Martin, lauréat du prix Claude-Nougaro 2009, et l’ovni de la chanson Éric Lareine (qui fêtait ainsi son retour après la sortie, enfin, d’un nouvel album dont on reparlera) ; avec le tubesque Jacques Dutronc, en rockeur classique, et le tout aussi pince-sans-rire Nicolas Jules qui fit plus que tirer son épingle en première partie ; avec Naïf et Féfé enfin au Magic Mirrors pour terminer la soirée, avant le bœuf traditionnel en ce lieu.

 

bravos.jpg

 

Pour les Découvertes, au nombre de douze – sélectionnées parmi nombre d’autres artistes, inclus les cousins francophones retenus dans le cadre d’échanges entre festivals (voir plus haut), par le comité d’écoute de Chants Libres –, c’est le lendemain que s’engagea la « compétition ». À raison de trois par jour. Le mercredi avec le duo Trois minutes sur mer (« On cherchait des titres sur des variantes de Jules Verne… et ce nom est sorti comme ça »), guitare plus sample (« Ça donne un côté un peu hypnotique. C’est rock à deux, un peu… ») ; la Québécoise Salomé Leclerc, seule à la guitare électrique (« Ce côté électrique me change de mes débuts acoustiques, et je commence à développer ma touche personnelle, nourrie de beaucoup de musiques anglo-saxonnes. » Coté francophone ? « J’adore Daniel Bélanger et Catherine Major ») ; et le quatuor belge BaliMurphy (« Il y a une certaine dualité dans le groupe : texte et côté festif. Mais que les chansons soient festives ou intimistes, le texte est vraiment la charpente »). 

Le jeudi avec l’Acadien Pascal Lejeune, découvert l’an passé au Festival de Tadoussac (« Je n’ai pas la prétention de vouloir changer le monde, je veux juste offrir des petites pauses aux gens qui travaillent dur, alors je mets de l’humour… La musique, elle, country-folk, est au service de mes textes essentiellement inspirées de gens comme Brassens et Boris Vian ; oui ce sont des artistes comme eux qui guident ma route ») ; la jeune Zaz, décomplexée sur scène, à la voix au timbre aussi éraillé qu’impressionnant, qui vient de sortir son premier album (« Mes influences musicales sont très variées. Je suis tombée très vite amoureuse du gospel. J’aime la funky music, le rap, le jazz, le latin-jazz, le jazz manouche, les rythmes espagnols et brésiliens. Question textes, Raphael m’en a écrit quelques-uns après m’avoir vue en concert… Quand je chante, j’ai un grand besoin d’exprimer, d’entrer en résonance avec l’autre ») ; et puis l’excellente formation Vendeurs d’Enclumes, repérée depuis belle lurette par les professionnels mais toujours méconnue du public (« Ma façon d’écrire, dit son ACI Valérian Renault, est assez classique et soignée. Sans doute parce que j’ai écouté des classiques tels Brel, Ferré et Barbara. Au niveau musical, c’est pareil : des arrangements super soignés, des musiciens qui viennent d’univers musicaux très variés et ont des doubles casquettes : comédiens-chanteurs, musiciens-ingénieurs du son… J’ai besoin d’être les chansons plus que de les chanter uniquement. D’où notre style très théâtral »).

 

 

Le vendredi avec Jules (« Mon écriture est souvent ludique, distanciée et fantaisiste. J’essaie d’y glisser du second degré. Cela fait partie de ma culture musicale assez traditionnelle. J’ai écouté Brel, Renaud, Goldman, etc. À côté de cela j’ai aussi une culture alternative, la Mano Negra, Noir Désir… ») ; Mo, une jeune femme assez déconcertante au maquillage assumé (« C’est un rituel avant de monter sur les planches, c’est une façon de transcender… Mon but est d’élargir le chant dès que possible en y ajoutant des éléments plastiques, une chorégraphie ainsi qu’un travail sur la voix. Il faut que le verbe, au-delà du fait d’être verbe, ait une vraie musicalité ») ; puis le trio Bardan’ (« Bardane, c’est le nom d’une plante qui a servi à inventer le velcro. Vous savez, ces petites boules qui s’accrochent à vos vêtements dans les champs… »), aux évidentes sonorités celtiques, bien qu’ils s’en défendent (« C’est peut-être la présence du violon qui veut ça, mais je suis désolé, je ne crois pas qu’on soit si breton que ça. On se situe plutôt entre musique rock et chanson française »).

 

 

Le samedi, enfin, avec Ben Mazué, grand garçon blond sympathique, qui navigue étrangement « entre le rap américain, le slam, la musique humaniste, la soul en plus vocal, le verbe français, le sens des mots et la musique noire américaine en général », accompagné d’un homme-orchestre « qui fait un énorme travail » (et « joue » lui aussi de la « boucle », façon Anaïs, Siméo et d’autres encore) ; la jolie Buridane, tout aussi sympathique (et blonde) en guitare-voix, mais trop réservée encore pour convaincre vraiment (« Côté scénique, j’envie l’énorme bagou de certaines de mes consœurs. Moi, j’écris pour extérioriser des choses. Je ne maîtrise pas le public, à lui de prendre ou de laisser. Je propose et il dispose ») ; puis Le Larron, qui est mon coup de cœur à moi, notamment pour son regard critique et distancié sur la société. « Je ne veux pas être donneur de leçons, prévient-il néanmoins, je trouve cela insupportable. » Alors il fait d’abord dans l’autodérision (« C’est cela l’humour, c’est quand on se moque d’abord de soi »). Musicalement, « il faut une alchimie entre paroles, musique et mélodies. J’ai grandi avec de la musique simple et intelligente : Brel, Brassens, Ferré, Dutronc, Renaud, Arno… ».

 

 

Ces Découvertes 2010 d’Alors… Chante !, suivies par un jury de professionnels et un autre représentant le public (22 pros et 200 spectateurs respectivement), dans un Magic Mirrors qui a fait chaque jour salle comble (550 à 650 personnes), confirmant l’engouement des festivaliers pour ce label de qualité, véritable appellation contrôlée de l’événement montalbanais, ont donné lieu à un triple coup double, puisque les « Bravos » des professionnels et ceux du public se sont donné la main. Première salve d’applaudissements pour les Vendeurs d’Enclumes (dont le chanteur, chauve il y a peu, est désormais chevelu et moustachu) ; la deuxième pour Ben Mazué ; la troisième pour Zaz. Voilà qui en dit long sur le goût du public, qui entérine celui des pros, tous genres musicaux confondus en outre, lorsque les uns et les autres sont sur le terrain. Le seul qui vaille, celui du terreau vivant de la chanson ; la représentation que prétend donner de celle-ci la télévision, faussant les prétendus choix du « grand public », étant, elle, souvent atterrante.

(À SUIVRE) 

 

NB. Les citations des artistes programmés en découvertes sont extraites d’interviews réalisées par Xavier Lacouture pour Tchatchival, le journal du festival.

 

 

Repost 0
Published by Fred Hidalgo - dans Concerts et festivals
commenter cet article
26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 17:58

Des vessies pour des lanternes ?

   

Connaissez-vous les hallucinations auditives de Serge Llado ? On croit écouter des chansons en anglais, par exemple des Beatles, des Kinks, de David Bowie, d’Enya, de Police, en portugais avec Kaoma, etc., et on entend de drôles de choses en français. Mais comme un bon dessin vaut mieux qu’un long discours, voici une première vidéo à titre d’illustration… et à tendance quelque peu érotique. Tendez l’oreille !   

    

   

Étonnant, non ? se serait exclamé l’irremplaçable Desproges. Salaud d’absent ! Trop, tu nous manques trop, à nous et à cette société qui marche le cul sur la tête… Mais foin de nostalgie, puisqu’on vient de faire dans l’humour piscinois, dixit le Sétois (voir « Méli-mélodie »), en attendant de retrouver nos moutons habituels (broutant les planches ou tournant en rond sur les platines), poursuivons un peu dans ce registre grâce à notre redoutable traqueur de paroles et de musiques, le sieur Llado. On va s’gêner, tiens ! dirait Laurent Ruquier, l’animateur radio-télé bien connu qui met à loisir son grain de sel et du poil à gratter dans le paysage audiovisuel français, entreprise de salubrité publique en ces temps où, comme le chantait Jean Ferrat, « un paf obscène est (souvent) à la Une ».

Pour célébrer les dix ans de son émission quotidienne actuelle (de 16 h à 18 h 30 sur Europe 1), Ruquier s’était retrouvé sur la scène de l’Olympia, avec toute son équipe, dont son « Monsieur Chanson » à lui, venu effectuer en direct et en public (pour diffusion sur France 4) une démonstration d’hallucinations auditives. L’occasion de vous faire découvrir notre « inspecteur DorémifasolLlado » à nous, en chair et en os, en voix et en moustaches…

   

  

Troublant, n’est-il pas ? Hallucinations auditives… ou messages subliminaux, d’ailleurs ? Libidineux, dites-vous ? La question est posée avec ce diable d’homme (satyre parfois sur les bords ?) qui sévit chaque jour chez ce trublion de Ruquier… que j’aime bien. Outre ses qualités professionnelles spécifiques, celui-ci adore en effet la chanson (il l’a prouvé en produisant par exemple le retour sur scène de Marie Laforêt en 2005, de Véronique Rivière et de Pauline Ester en 2006, en adaptant en version française en 2004 la comédie musicale américaine Chicago et surtout en écrivant en 2008 J’me voyais déjà, spectacle basé sur le répertoire de Charles Aznavour) et ses proches le louent régulièrement (mieux vaut ça que d’être vendu au grand capital) pour ses qualités humaines. Et la déontologie qui va avec…

 

 « Le journal le plus pillé de France et de Navarre » 

Je n’en donnerai qu’un exemple, mais éloquent, parce qu’il concerne Chorus... et donc, indirectement, Si ça vous chante. Flash-back : dans le milieu des années 90, Ruquier est sur France Inter où il anime en direct, le midi, l’émission de grande écoute Rien à cirer. Les chanteurs y sont souvent les bienvenus… et heureux d’en être. Coup de fil de son assistante : « Bonjour, Laurent Ruquier souhaite vous inviter à son émission, il y aura Marc Lavoine avec vous… » Très bien, pourquoi pas, merci. Mais si c’est pour parler de l’interprète des Yeux revolver et du Parking des anges, il y a sans doute quelqu’un de plus connaisseur que moi à trouver ; peut-être qu’un autre jour… ? « Le lendemain, c’est Claude Nougaro qui est invité… » Eh bien voilà, Nougaro, ce serait parfait. Avec ma chère et tendre, nous avons suivi en exclusivité pour Paroles et Musique, en 1986, sa première vraie tournée en Afrique de l’Ouest, d’où allait découler son départ pour New York et, de fil en aiguille, le fameux Nougayork qui relancerait totalement sa carrière phonographique…

L’assistante : « Oui, mais il y aura beaucoup à dire avec Nougaro, et Laurent ne vous invite pas pour réagir aux propos d’un chanteur, ou pour parler de lui, il tient à vous avoir en tant qu’invité spécial de l’émission… » Ah bon ?! Dans ce cas... Arrive alors le jour J. Puis l’heure H. Une grande table sur la scène d’un studio de France Inter, avec tous les animateurs de l’émission, devant une salle en gradins, car Rien à cirer a lieu en public. Ruquier me salue, m’installe au bout de la table, en face de lui ; à ma gauche, le critique culinaire Jean-Pierre Coffe (également expert en chanson, comme il me le prouvera tout au long de l’émission par des commentaires en aparté), et puis, je ne suis plus tout à fait sûr du plan de table, mais Marc Lavoine, Christophe Alévêque, Gérard Miller ou Christine Bravo, s’ils n’étaient pas mes cousins, étaient au moins mes voisins.

Générique… et à ma grande surprise, rien n’ayant été précisé en amont de l’émission, l’animateur en chef ouvre les « hostilités » en s’adressant à moi. Et de quelle façon ! « Alors, Fred Hidalgo, vous qui avez fondé et dirigez Chorus, quel effet cela vous fait-il de voir que votre journal est le plus pillé de France et de Navarre ? » Pillé, ajoute-t-il, mais jamais ou très rarement cité par ceux qui en usent et en abusent… Tel quel. Pour démarrer fort, ça démarrait fort ! De mémoire, je crois lui avoir répondu que j’en étais plutôt fier, forcément, car cette reconnaissance implicite de la fiabilité de la revue justifiait amplement son existence, nonobstant son faible tirage, en décuplant son action à l’infini. Et donc en s’avérant aussi utile que possible à la chanson. Je passe les détails, mais à l’usage de l’auditeur, Ruquier précisait ensuite qu’il avait voulu m’inviter pour rendre hommage à Chorus, outil principal chez lui aussi en matière de chanson : « Tous vos dossiers, en particulier, souligna-t-il en substance, constituent la base principale de notre documentation dès qu’un chanteur est pressenti. Alors, c’est la moindre des choses de vous tirer publiquement un coup de chapeau. Et de rendre à Chorus ce qui n’appartient pas à César… »

 

Plus d’une corde à rire

Bref. Le sieur Llado, disais-je avant cette digression, a plus d’une corde à rire (ou à pince-sans-rire) à son arc. En chansons qui se ressemblent, ou en cousinages musicaux comme on l’a déjà entendu dans cet « Amusicoscope » à propos notamment de Dvorak et de Gainsbourg et que l’on peut voir ici, sur scène, avec une nouvelle déclinaison encore plus angoissante de la musique des Dents de la mer (inspirée, on s’en souvient, de La Symphonie du Nouveau Monde d’Anton Dvorak), dans l’exercice de ses fonctions d’humoriste très spécial.  

 

   

Mais pour en revenir à nos hallucinations auditives, on a beau écrire en anglais, en espagnol ou en portugais, s’appeler Prince, Pet Shop Boys, Scorpions, Police, Red Hot Chili Peppers, Shakira, Gipsy Kings… ou même Ray Charles, nul n’échappe à la sagacité du beau Serge.    

 

   

Autre démonstration avec la participation (involontaire) de Skippy le kangourou, Ugly Kid Joe, Alice Cooper, Bryan Adams, Avril Lavigne, Nirvana, Zucchero, Florent Pagny, Céline Dion… ou bien Johnny Clegg & Savuka.

    

   

Ou, en dernière vidéo pour la route (car on pourrait continuer ad libitum), avec Andrea Bocelli, Luz Casal, Procol Harum, Jennifer Lopez, Iron Maiden, Gipsy Kings, Lou Reed, Olivia Newton-John, Eurythmics, la BO de Ghostbusters   

 

  

Convaincus ? Bon, d’accord. Tout cela n’est pas bien sérieux, Maître Llado n’ayant d’autre but dans ce monde de brutes que de faire rire ou sourire un instant… via nos oreilles complices qui s’amusent aussi à nous jouer des tours pendables. Un clin d’œil, enfin, toujours histoire de rigoler un brin : une jolie critique du spectacle de l’intéressé, publiée dans un quotidien régional à fort tirage, avec cette description en ouverture : « Sous des moustaches façon Joe Dassin »... Nous ne citerons pas le nom du signataire de cet article par confraternité et parce que sa teneur est par ailleurs assez juste. Mais cela en dit fort long, poil au menton, sur la connaissance de la chanson ou simplement de la pilosité des chanteurs en France… Dassin-Brassens-Llado, même combat poilant ! « Virtuose et populaire. Maître dans l’art de chanter ou tout simplement maître-chanteur ? Sous des moustaches façon Joe Dassin, Serge Llado pourrait bien être l’un et l’autre. Généalogiste de la chanson, docteur Frankenstein de la musique, l’artiste joue avec les mélodies comme avec les mots. Et l’Entrepôt se transforme cette semaine grâce à lui en un théâtre de chansons-flash jumelées avec finesse et intelligence. “Sous les plagiats, les tubes” : un nouveau spectacle qui instruit autant qu'il distrait, le talent en bémol... »

 

Prochainement… si ça vous chante

À venir prochainement dans Si ça vous chante, dans l’ordre ou pas – en attendant de « faire le plein » de lecteurs, vous allez comprendre pourquoi –, des sujets concernant les catégories suivantes : Concerts et festivals ; Actu Disques et DVD ; Livres ; Hommage ; Reportage ; En bref et en vrac… Et bien sûr la suite de « l’Amusicoscope » avec un quiz très culturel (si, si !) dont Serge Llado, toujours lui, a le secret et qui donnera lieu à une distribution de disques… à la condition d’être parmi les premiers à dégoter les solutions (tout en étant inscrit à notre « newsletter »).

Et puis, nous ferons aussi une communication importante destinée prioritairement aux anciens abonnés de Chorus. Qu’on se le dise, SVP, car il est fort probable que l’existence de ce blog reste encore ignorée de la moitié au moins d’entre eux (sans parler des lecteurs en kiosques). Alors, merci d’avance de passer le mot : si d’aventure vous en connaissez ou côtoyez autour de vous, conseillez-leur de se relier sans tarder au fil de Si ça vous chante et de rester à notre écoute… Il y aura bientôt du neuf, et pour le coup il ne s’agira pas de faire passer des vessies pour des lanternes.

 

  

Repost 0
Published by Fred Hidalgo - dans L'Amusicoscope
commenter cet article
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 20:19

Leçon de blog sommaire

 

Ceci n’est pas une guitare, c’est un blog de saucisson (de cheval), pardon de chanson... Autrement dit, un truc, un machin qui se faufile (ah ! le joli fil…) sur la toile mondiale, pour partager des choses, des impressions, des sentiments, des émotions, des informations, des notes, du son, de l’image et du verbe… Précisons tout de suite que je ne joue pas du blog classique, ni du blog flamenco, encore moins du blog démago, mais du blog sommaire, avec tout juste six mois de pratique-tac-tic. Et je ne suis pas ici pour vous distraire, qu’on se le dise, mais pour instruire. Maintenant, s'il y en a que ça amuse de rire, je peux aussi distraire. Ou instruire en « distraisant »... dix ans, treize ans, trente ans de Paroles et Musique en Chorus, trente ans… et demi maximum... Après, je prends ma retraite ! 

 

   

Mais trêve de paraphrase bobylapointesque. Bien qu’il y ait pire en la matière que cette espèce de Brassens punk-rock avant l’heure, génie méconnu… de son vivant – je me souviens d’Yves Montand me répondant qu’il n’existait pas, en chanson, de grand talent méconnu ; cela m’avait fichu en rogne. Il est vrai qu’à ce moment-là notre Bobo Léon n’était plus de ce monde depuis une dizaine d’années (Robert, Jean-François, Joseph, Pascal Lapointe, dit Boby Lapointe, avait passé l’arme à gauche à Pézenas, sa ville natale, à l’âge de 50 ans, le 29 juin 1972)… et que ses œuvres complètes s’écoulaient alors, post mortem, comme du petit lait à la framboise des mamelles (du destin) de votre nourrice. Pas de talent méconnu ? « Pour une sonnerie, c'est une belle sonnerie ! » Je préfère la tendresse de Tonton Georges à la pseudo-lucidité condescendante de Montand (et je ne parle pas de l’artiste, évidemment fabuleux) : « Ce satané Boby Lapointe, depuis qu’il a tourné le coin, à Pézenas comme à Paris ses copains et admirateurs ont du mal à s’y habituer. En ce qui me concerne, les soirs où son amitié et sa bonhomie me manquent un peu, je fais comme si rien n’était, j’écoute ses chansons pour qu’il continue à vivre, le bougre, et il continue. Mon vieux Boby, putain de moine et de Piscénois, fais croire à qui tu veux que tu es mort ; avec nous, les copains, ça ne prend pas. »  

 

 

Bref, retour à nos moutons : leçon de blog sommaire. Parce que, figurez-vous, il semble que quantité d’internautes novices ignorent « comment ça marche », quelles sont les fonctionnalités d’un blog et les possibilités qu’il offre. Ici et là, des indices nous alertaient de cette méconnaissance avouée ou pas : des messages sibyllins, des commentaires, et surtout ces jours-ci – lors d’un marathon de spectacles où nous avons rencontré nombre d’anciens lecteurs de Chorus, d’artistes et de professionnels – des discussionsd’où il ressortait à l’évidence la nécessité d’apporter quelques précisions sur l’usage d’un blog, son mode d’emploi.

Alors, les férus en bloguerie, les premiers de la classe section Web, passez votre chemin ! Vous êtes prévenus, ceci ne vous concerne pas… mais vous pouvez néanmoins mettre à profit cette récréation pour prendre du plaisir (c’est gratuit) avec le son et lumière bibinaire, le cours de grammaire bobylapointenaire illustrant cette leçon de blog sommaire destinée surtout – sinon à faire découvrir l’intéressé (on peut penser que c’est fait depuis belle lurette, quoique…) – à offrir une bonne pinte de rire à sa santé (moi, son écriture sans pareille, géniale, son rythme de forcené de la chanson, son air de ne pas en avoir, de ne pas être concerné quand il chante – comme ici dans Tirez sur le pianiste de Truffaut, avec Aznavour au piano – m’ont toujours fait et me font toujours hurler de rire).  

  

   

Leçon n° 1 : l’inscription (et la désinscription)

Vous pouvez recevoir de loin en loin un message de notre part sans être inscrit au blog pour autant. Cela signifie seulement que vous avez manifesté votre intérêt pour la chanson auprès de nous ou que quelqu’un connaissant cet intérêt nous a communiqué votre adresse. Mais, dans ce cas, vous ne recevrez que des messages aléatoires, souvent très espacés, et risquez donc de manquer des informations d’actualité.

Le plus simple et le plus commode pour tout le monde est donc de vous inscrire en laissant votre e-mail dans la case « Si ça vous chante… » (en colonne de gauche de la page d’accueil), sous la mention « inscription à la newsletter », puis de cliquer sur OK. Vous recevrez dès lors un message toujours très bref mais automatique à chaque actualisation... qui nous évite bien du travail ! A bon entendeur, merci d’avance. Et si, plus tard, vous souhaitez vous désinscrire parce que vous n’avez plus goût à rien, que votre Katie, par exemple, vous a quitté, pas de problème, on est compatissant : vous pouvez nous quitter à votre tour à tout moment d’un seul clic (sans risquer de claques) à l’endroit indiqué (« Pour ne plus recevoir de newsletter provenant de sicavouschante.over-blog.com, cliquez ici ») au bas de chaque « newsletter » (sorry, but it is impossible de franciser ce terme dans la « grille » imposée par le serveur… à moins qu’un blogueur émérite nous apporte la solution) annonçant la mise en ligne d’un nouvel article.  

   

 

Notez qu’en cas d’inscription, votre e-mail reste strictement secret (il n’est même pas visible par l’auteur du blog) et ne peut donc être communiqué à quiconque.

 

Leçon n° 2 : écrire un commentaire

L’un des buts principaux de Si ça vous chante est de susciter des commentaires de ses lecteurs-visiteurs, non seulement pour réagir directement à un article, le compléter, y apporter des précisions mais aussi pour répondre à un autre lecteur, lancer des pistes de réflexion, donner des informations d’actualité, etc. Nombreux sont ceux (et celles) qui hésitent à participer ainsi à la marche du blog, surtout parce qu’ils croient que cela doit être techniquement très compliqué… alors que c’est tout simple : il suffit de cliquer sur la mention « Écrire un commentaire » qui figure systématiquement en fin d’article et vous arrivez sur une page où, après avoir noté votre nom (ou le pseudonyme de votre choix) et votre e-mail (qui n’est lisible par personne d’autre que l’auteur du blog), vous pouvez taper votre message (« Rédigez ici votre commentaire »), avant de cliquer sur « Publier ce commentaire ». C’est tout.

 

Leçon n° 3 : lire les commentaires des autres

L’intérêt du blog ne réside pas uniquement, loin s’en faut, dans les articles de son auteur, mais également dans les commentaires de ses lecteurs qui apportent un plus et se complètent en se répondant souvent les uns les autres. Parfois même à plusieurs semaines (ou mois) d’intervalle, car on peut toujours envoyer un commentaire nouveau sur un ancien article : tout est toujours disponible d’un clic dans un blog comme celui-ci. Pour y accéder, deux possibilités : cliquer en fin d’article sur « Voir les commentaires » (de l’article en question), ou bien en colonne de gauche de la page d’accueil sur les « Derniers commentaires » (leur mention s’affiche au fur et à mesure, avec le jour et l’heure de mise en ligne, au-dessus du titre du sujet concerné) : vous êtes ainsi informé en temps réel de la publication de nouveaux commentaires.

 

Leçon n° 4 : « Actu-info “Si ça vous chante” » dans les commentaires

Une spécificité : des informations d’actualité (annonçant par exemple un concert exceptionnel, le programme d’un festival, une souscription de disque, etc.) sont mises en ligne régulièrement sous le titre « ACTU-INFO “SI ÇA VOUS CHANTE” » sous forme de commentaire, toujours dans le dernier article en ligne. Elles ne sont donc visibles (et ne peuvent s’avérer efficaces) que si l’on va régulièrement consulter les commentaires...

 

Leçon n° 5 : tous les articles sont disponibles

On pense généralement (et on nous le dit parfois, pour le regretter) que « les articles apparaissent et disparaissent sans qu’on puisse les garder », mais tel n’est pas le cas : si nous avons choisi de ne garder systématiquement à l’écran, quand on se connecte à Si ça vous chante, que les trois derniers sujets publiés, en revanche TOUS les articles de Si ça vous chante restent (et resteront) lisibles en permanence depuis son « Prologue » (qui situe ses objectifs et donne le ton, en précise l’esprit) mis en ligne le 18 novembre 2009.

Pour y accéder, il suffit de cliquer sur « liste complète » en page d’accueil sous la rubrique « Articles récents » (où ils sont tous classés par ordre chronologique et d’où l’on peut accéder d’un clic à l’un ou l’autre des dix derniers) ou bien sur la rubrique voulue (« Concerts et festivals », « Éditoriaux », « Actu disques et DVD », « Reportages », « Hommages », « En bref et en vrac », etc.) de la colonne « Catégories » (où ils sont répertoriés par genre) : vous verrez alors apparaître, dans l’ordre chronologique d’apparition à l’image (!) TOUS les articles d’une même rubrique. TOUT reste donc, toujours, à portée de main, du moins de clic, toujours prêt à être lu, écouté et visionné, et qui plus est, tout (du moins le texte et les illustrations) peut être imprimé.

 

Leçon n° 6 : rubrique « Chant libre »

Comme son nom l’indique, allez-y voir, cette rubrique est ouverte en particulier aux artistes et professionnels qui le souhaitent, sous la seule réserve que le sujet traité soit d’intérêt général. Cela peut être une carte blanche, un billet d’humeur, un texte en hommage à un artiste disparu… ou quoi que ce soit d’autre. Par définition, ce « Chant libre » est la rubrique qui ne se donne aucune limite (que celle, encore une fois, de l’intérêt général et du respect d’autrui). Si vous désirez l’utiliser, il suffit de nous contacter au préalable pour régler les détails ensemble (à l’adresse e-mail suivante : sicavouschante.blog@orange.fr).

 

Leçon n° 7 : rubrique « L’Amusicoscope »

Cas particulier, « L’Amusicoscope » est proposé spécifiquement par Serge Llado, artiste chansonnier (chansonneur ?) de son état (il tourne régulièrement en spectacle) et chroniqueur radio bien connu. Son but principal : nous amuser en chanson, avec des quizz et autres (cela ne fait que commencer) mais aussi nous instruire en nous distrayant (salut Boby !), entre autres en traquant sans relâche – montages sonores à l’appui – les chansons qui se ressemblent… Et notre homme (« l’inspecteur DorémifasolLlado » !) est vivement demandeur d’informations, d’indices en la matière pour lui permettre de nourrir ses enquêtes à venir. Alors, si ça vous chante… Serge Llado se chargera ensuite de faire chanter (« en tout bien tout honneur, monsieur le commissaire blogueur ! Pas de délation, que de l’information… ») les artistes repris de musiques…

 

Conclusion

Ce blog est fait pour servir la chanson et non s’en servir. Et il ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Donc, à vous de jouer en utilisant d’une part toutes ses potentialités (nouveaux lecteurs, « inscrits » ou pas, vous pouvez prendre le temps de lire les articles qui vous intéressent, publiés depuis l’origine, il y a exactement six mois) et en répercutant d’autre part, SVP, le plus largement possible, l’annonce de son existence. Travail bénévole à usage gracieux, ce blog sera d’autant plus utile aux artistes, aux professionnels et à tous ceux de la « société civile » pour lesquels la chanson est plus qu’un loisir, plus qu’un divertissement (tout en l’étant aussi) : un art en soi. Le plus populaire et à la fois le plus immédiat des arts, celui qui rassemble « les gens » et les fait communier dans l’esprit et l’émotion comme nul autre. Donc, plus on est de fous à chanter en chœur et plus la chanson a de chances de se faire entendre !

Enfin, ce que j’en dis, moi, c’est rien que mon avis… Chacun fait c’qui lui plaît, c’qui lui chante. Pas vrai Boby ? Allez, assez ri, on reprend tout au début ! « Première leçon : Les deux accords ; en guitare sommaire, nous avons deux accords. C'est beaucoup... Ce n'est pas trop. Pour effectuer ces deux accords, nous avons une main gauche avec un pouce (qui ne compte pas... ah ! ah !) et un index. Avec l'index, nous viendrons appuyer sur les cordes à proximité (c'est-à-dire pas trop loin). Soit sur cette corde-ci (que nous appellerons la corde “si”), soit sur cette corde-là (que nous appellerons donc la corde “mi”) et, nous obtiendrons les deux accords suivants : bling et blang !... Exercice pour la prochaine fois, sur un cahier propre : dix lignes de "bling", dix lignes  de "blang". » Récompense ? Une glace vanille… et citron !  

   

   

Bling, blang, bling-bling ? Exercice sommaire ? Pour ceux et celles qui chercheraient à l’éviter, voici une première (et dernière) session de rattrapage, le premier et dernier sommaire (non détaillé) de Si ça vous chante (pour le détail, vous savez à présent comment procéder : cf. leçon n° 5). Histoire d’embarquer à bord en toute connaissance de cause, en remontant le temps jusqu’à la mise en ligne initiale (en eau ?) de ce navire virtuel sillonnant les mers enchantées de l’espace francophone… et au-delà si affinités.

 

• Sommaire du premier semestre de Si ça vous chante
Article n° 35 : Des yeux noirs aux mains d’or (rubrique « L'Amusicoscope », publié le 11/05/2010) ; n° 34 : Florilège de printemps (Actu disques et DVD, 07/05/2010) ; n° 33 :
Dites 33 (Disques et DVD, 05/05/2010) ; n° 32 : Plus vite que la musique (Disques et DVD, 04/05/2010) ; n° 31 : D’Anne Sylvestre à Olivia Ruiz (La Chanson vivante, 27/04/2010) ; n° 30 : Dvorak vs. Gainsbourg (L’Amusicoscope, 17/04/2010) ; n° 29 : Paris-Moscou (Sans frontières, 13/04/2010) ; n° 28 : La Chanson censurée (L’Amusicoscope, 11/04/2010) ; n° 27 : Une sorcière comme les autres (La Chanson vivante, 04/04/2010) ; n° 26 : In the Top of the blogs (Éditorial, 31/03/2010) ; n° 25 : Ils ont voté, et puis après ? (En bref et en vrac, 22/03/2010) ; n° 24 : Génération Chorus n° 3 (Disques et DVD, 18/03/2010) ; n° 23 : L’Adieu à Jean Ferrat (Hommage, 14/03/2010) ; n° 22 : Génération Chorus n° 2 (Disques et DVD, 11/03/2010) ; n° 21 : Génération Chorus (Disques et DVD, 08/03/2010) ; n° 20 : Vagabondages (Hommage à Roger Gicquel, 07/03/2010) ; n° 19 : Yvan Cujious aux Trois Baudets (En bref et en vrac, 02/03/2010) ; n° 18 : Hors saison (Disques et DVD, 27/02/2010) ; n° 17 : État critique (Éditorial, 24/02/2010) ; n° 16 : Alors… Chante ! (En bref et en vrac, 21/02/2010) ; n° 15 : Les Affranchis de Chant’Appart (En bref et en vrac, 13/02/2010) ; n° 14 : Cali et la Catalogne pour Haïti (En bref et en vrac, 10/02/2010) ; n° 13 : Beethoven vs. Brel (L’Amusicoscope, 05/02/2010) ; n° 12 : Étoiles des neiges (Concerts et festivals, 28/01/2010) ; n° 11 : Do ré mi fa sol… Llado (L’Amusicoscope, 24/01/2010) ; n° 10 : Luc De Larochellière (Disques et DVD, 21/01/2010) ; n° 9 : Rentrer au port (Hommage à Lhasa et Mano Solo, 15/01/2010) ; n° 8 : Ballade en mer Rouge (Reportage, 23/12/2009) ; n° 7 : Chanson d’automne (Disques et DVD, 10/12/2009) ; n° 6 : Helvétiquement vôtre (En bref et en vrac, 07/12/2009) ; n° 5 : Gilles Elbaz (Chant libre, 06/12/2009) ; n° 4 : Amélie-les-crayons (Disques et DVD, 02/12/2009) ; n° 3 : French song (Chant libre, 30/11/2009) ; n° 2 : Le Joli Fil (Concerts et festivals, 26/11/2009) ; n° 1 : En guise de prologue (Éditorial, 18/11/2009).

   

 

Vu et approuvé ? Clair et net ? Blog à part, rassurez-vous, on n’y reviendra pas, les novices en blog sommaire possédant désormais toutes les clés de cette « maison d’amour » commune (pléonasme). Suivez le fil, reliez-vous à lui et faites chorus… si ça vous chante, certes, mais en gardant toujours à l’esprit, SVP, que ce blog ne s’usera – même extrêmement fréquenté, même classé toujours dans « Le Top des blogs » – que si l’on ne s’en sert pas. Du blog et de l’usage du blog, de CE blog : allez-vous y promener à votre convenance, comme dans un jardin extraordinaire, venez-y voir les vidéos, écouter les chansons… et dites-nous que ça n’est plus de l’hébreu, de l’embrouillamini (Embrouille minet ?), du méli-mélo… dis, Boby ?!  

 

Repost 0
Published by Fred Hidalgo - dans Blog - mode d'emploi
commenter cet article