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  • : SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…
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  • Fred Hidalgo
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.

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La Maison de la chanson vivante
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Jean-Jacques Goldman, confidentiel
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 19:00
   
Guy Béart – Ô Jehova
   
Marc Robine – Le Temps des chevaux
   
Yves Montand – Les Feuilles mortes
   
Serge Reggiani– Si tu me payes un verre
   
Europe 1 – Fred Hidalgo
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 19:51

La chanson à domicile

 
Dans notre série des festivals « pas comme les autres », cette fois pas de compte rendu mais un « avant-papier » comme on dit dans notre jargon du métier. Pour informer les milliers de lecteurs de Si ça vous chante (les milliers, oui, car vous êtes déjà plus de dix mille à fréquenter ce blog, grâce au seul bouche à oreille : merci !) de la tenue, en février-mars dans les Pays de la Loire, de la quinzième édition d’un festival qui s’est affranchi de toutes les règles de consommation massive et passive en se donnant une dimension de convivialité d’autant plus authentique qu’elle s’inscrit naturellement dans sa formule : de la chanson à domicile.

 


Au programme (vous avez jusqu’au 29 mars pour aller y faire un tour, physique ou virtuel : quatre-vingts spectacles donnés, dans trois ou quatre lieux différents par jour, par une trentaine d’artistes et de groupes de toutes générations, de tous genres musicaux… et de tous pays de l’espace francophone. De France, de Belgique, de Suisse ou du Québec, ce sont les affranchis de Chant’Appart : une fois qu’on a goûté au plaisir (et à la difficulté) de chanter dans ces conditions, impossible en effet de ne pas reconsidérer – pour le meilleur – la façon de pratiquer votre art.

 


La preuve ? La plupart des nouveaux talents de la scène francophone sont passés par cette école d’humilité et d’apprentissage à la fois (Aldebert, Thomas Pitiot, Agnès Bihl, Benoît Dorémus, Jeanne Cherhal, Damien Robitaille, Saule, Fabiola Toupin, Dikès, Les Blaireaux, Thierry Romanens, Thérèse, Bertrand Belin, Pierre Lapointe…) : difficile de se retrancher derrière des prétextes professionnels pour excuser une prestation bancale ou de parvenir à masquer ses faiblesses quand vous chantez quasiment les yeux dans les yeux de votre public. Mais se produire à hauteur d’homme, cela peut également devenir un besoin ; raison pour laquelle des Leprest, Jehan, Laffaille, Romain Didier, Bïa, Favreau, Pierron, Joyet, Sarcloret, Francesca Solleville, Gérard Morel, Rémo Gary, Chloé Sainte-Marie, Jofroi, Cujious, Baguian, Bühler, Paule-Andrée Cassidy, Lacouture, Pascal Rinaldi et bien d’autres du même acabit acceptent de venir et même de revenir à Chant’Appart.


« Chanter autrement » : j’ai utilisé à dessein cette expression à propos du Festival de la chanson française de Risoul (cf. « Etoiles des neiges »), car le métier de la chanson se diversifie de plus en plus, face à la faillite des modèles imposés du star-système et du show-business, à la crise du disque ou en réaction aux émissions miroir aux alouettes d’une prétendue télé-réalité dont les promesses… surréalistes n’engagent que ceux et celles qui veulent bien les croire. Le métier se diversifie… ou revient à ses fondamentaux en trouvant des débouchés de proximité.

 


C’est, en l’occurrence, ce qui constitue la spécificité de Chant’Appart dont les initiateurs, en 1995 (Bernard et Dany Kéryhuel en tête, fondateurs historiques de l’association Chants Sons, qui ont passé la main cette année à Christian Gervais et à son équipe de bénévoles passionnés), ont eu le souci et l’intelligence « d’amener la chanson là où se trouve le spectateur et non l’inverse ». Autrement dit « en appart’ », chez des particuliers pour la plupart mais aussi dans des petits lieux, en milieu rural ou quartiers périphériques. Au fil des années et des éditions, les « accueillants », comme on nomme ceux qui ouvrent leur maison – qui leur salon, qui leur salle à manger, qui leur grange – aux artistes et au public (amis, parents et voisins pour l’essentiel), ont été de plus en plus nombreux à manifester leur désir de participer à la fête.


Les demandes d’artistes (sélectionnés par un comité d’écoute) se multipliant également, le festival qui au départ rayonnait seulement en Vendée, autour de La Roche-sur-Yon, s’est progressivement implanté dans l’ensemble de la région des Pays de la Loire. En 2010, du 6 février au 29 mars, ce sont ainsi quatre, six voire huit concerts qui ont lieu chaque jour dans cinq départements de la région (17, 44, 49, 53 et 85), dessinant une véritable toile d’araignée musicale (Vairé, Saint-Nazaire, Clisson, Saligny, La Rochelle, Pornichet, Haute Goulaine, Nantes, Carquefou, Saint-Michel en l’Herm, La Guérinière, Aubigny, La Roche-sur-Yon, Les Sables d’Olonne, Loiré, Saint-Jean de Mauvrais, Luçon, Cosse-le-Vivien, etc.). Un co-plateau est systématiquement à l’affiche chez l’habitant qui, non content d’accueillir tout le monde chez lui (et d’y héberger les artistes), se charge également de proposer un buffet autour duquel spectateurs, chanteurs et musiciens font connaissance et discutent chanson de la plus agréable des manières – la régie technique, elle, étant assurée par les responsables du festival.


Pour cette quinzième édition, les affranchis de Chant’Appart se nomment Hervé Akrich, Samuel B., Balmino, Christophe Belloeil, Alain Brisemontier, Cabadzi, Céline Caussimon, Eric et les Berniques, Evelyne Gallet, Manu Galure, Gurval, Karpatt, Sophie Kay, Le Magot de Mémé, Les Hommes Beiges, Les Mauvaises Langues, Les Pieds d’dents, Liz (la sœur cadette de Jeanne Cherhal), Paul Meslet, Benoît Paradis, Jean-Michel Piton, Presque Oui, Fred Radix, Pascal Rinaldi, Sylvain Sanglier, Caroline Thomas, Béa Tristan, YMH… ainsi qu’Alcaz’ et Barcella (vus en janvier à Risoul). Pour le plaisir de la découverte et plus si ça vous chante, vous trouverez ici chansons et vidéos de certains d’entre eux… Sachant que rien remplace et ne remplacera jamais le contact direct entre l’artiste et son public, entre la scène et la salle… surtout si ça se passe à la maison ! Faites-en l’expérience (tous les contacts figurent sur le site du festival car il est indispensable de réserver), vous serez conquis… à l’instar des organisateurs belges, suisses et québécois qui adoptent à leur tour (et en partenariat avec lui) la formule de Chant’Appart.

 


C'est « un pari qui repose sur ce qu’il y a de meilleur dans l’humain, écrivait Michel Trihoreau dans Chorus n° 60 : la convivialité, la citoyenneté, le dynamisme, la solidarité, la curiosité et la sensibilité. Autant de qualités que d’aucuns croient en voie de disparition et qui ne demandent qu’à s’épanouir lorsque les circonstances le permettent. Tout ce qui fait le lien social, de plus en plus ténu aujourd’hui, ce que les politiques ne savent plus maintenir et que la communication d’entreprise détruit peu à peu ». Quinze ans après la création de Chant’Appart, on peut dire que le pari a été tenu. 

NB. Merci à Alexis HK pour son clip des Affranchis… où l’on retrouve non seulement de grands représentants de la chanson francophone (y compris le « parrain » Charles Aznavourian !) mais aussi, au passage, pas mal de jeunes talents qui ont fait leurs première
s a
rmes à Chant’Appart…

 
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Published by Fred Hidalgo - dans Concerts et festivals
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 11:32

Mille cœurs debout 

  

Nous l’avions annoncé (en commentaire de « Ballade en mer Rouge ») : quelques jours après la catastrophe, les chanteurs et musiciens de la « scène catalane » avaient décidé de se réunir pour récolter des fonds destinés à venir en aide, via l’Unicef, aux enfants d’Haïti, lors d’une grande soirée musicale. Nous y étions pour vous… en exclusivité nationale.

 

Paris n’est pas la France. Les Français ne sont pas tous parisiens. Et les artistes non plus qui n’ont pas besoin de « monter » à la capitale, ni de se trouver sous les feux des projecteurs, pour agir et faire preuve de générosité… Ainsi, ce samedi 6 février, c’est à Perpignan, chef-lieu du département des Pyrénées-Orientales, qu’il fallait être pour soutenir Haïti quand on aime la chanson vivante. C’est à Perpignan que fleurissait L’Espoir sinon de changer le monde du moins de contribuer à panser ses plaies. Plus précisément à la Casa Musicale, une salle de quartier faisant partie d’un complexe voué aux « cultures populaires ».

 

 

À l’affiche, parmi laquelle un certain Cali, une douzaine d’artistes et de groupes… de tous genres musicaux – à l’instar de Raph Dumas, l’une des chevilles ouvrières de la manifestation, DJ régionalement bien connu et musicien multicartes qui collabore aussi bien avec le groupe rock des Primaveras qu’avec l’inventif et inclassable Pascal Comelade. On se réjouissait d’ailleurs de les découvrir ensemble sur scène, mais souffrant, Comelade a dû déclarer forfait. Une défection de dernière heure qui n’empêchait pas la soirée de rester on ne peut plus attrayante. Enfin, la soirée… Disons plutôt le marathon, puisque ce « Concert de solidarité pour Haïti » a débuté à 17 h 30 pour s’achever seulement vers une heure du matin ! Mais intelligemment, afin d’éviter tout risque d’overdose, organisateurs et artistes s’étaient entendus pour limiter chaque prestation, quelle que soit la notoriété de son auteur, à trente minutes.

 

Cali-scene-blog

 

Ainsi, Cali, qui vit non loin de la capitale du Roussillon, s’est tenu à la règle, sans jouer les vedettes, sans tirer la couverture à lui, tout en étant présent sur place de bout en bout. En début d’après-midi, il nous confiait en coulisses, aux trois anciens de Chorus présents à la Casa Musicale (Mauricette Hidalgo, Michel Trihoreau – notre propre « régional de l’étape » – et votre serviteur ex-rédacteur en chef désormais blogueur en liberté et heureux de l’être, vu les retours dont vous nous faites l’amitié de nous gratifier), son grand plaisir d’être là : « Au-delà du but recherché, c’est une journée historique pour nous, les artistes catalans, car nous n’avons jamais l’occasion de nous retrouver ainsi, et aussi nombreux. » Ce qualificatif allait du reste être repris le lendemain dans le quotidien régional, L’Indépendant (« Car c’était très certainement historique de pouvoir dans une seule soirée croiser autant d’artistes »), qui soulignait à juste titre que « c’était aussi l’occasion de prendre conscience du nombre de talents qui vivent à côté de chez nous ».

En effet. Sans les citer tous, une bonne moitié d’entre eux ne débordant pas (pour l’instant) du paysage musical purement catalan (Nilco, Kanélé, Tékaméli…), d’autres ont franchi depuis un certain temps déjà les barrières les séparant du pays d’Oïl. Trois en particulier : native de Narbonne, Stéphanie Lignon, qui vient de sortir son second album, Transfert, s’inscrit dans une famille d’inspiration proche d’une Michèle Bernard ou d’une Anne Sylvestre (poésie, humour et tendresse) qui, d’ailleurs, ne tarit pas d’éloge à son sujet. On le comprend en la découvrant seule à la guitare sèche, aussi charmante que battante et stoïque dans une configuration peu appropriée à l’écoute attentive de la chanson et surtout face à des conditions techniques approximatives (c’est le revers de la médaille, parfois, de ce genre d’opération où tout le monde est bénévole et où le temps de préparation technique fait défaut en amont).

 

 

Davy Kilembé, père zaïrois, mère espagnole mais catalan de sol, d’âme et de cœur ensoleillés, a multiplié les rencontres (celles d’Astaffort ou du Chantier des Francofolies), accumulé les prix dans les concours et autres tremplins, et s’apprête à sortir ce printemps son troisième album. Multi-instrumentiste, il passe des guitares à la calebasse (!) avec une belle décontraction et des chansons percutantes, satiriques parfois, finement écrites toujours.

 

 

Renaud Papillon Paravel, artiste chevronné et imposant dans tous les sens du terme, est surtout inclassable, tant côté paroles que musiques : chanteur, diseur, slammeur, flirtant avec toutes sortes de sons, il nous embarque dans un univers atypique, parfois déroutant mais dont la visite s’avère passionnante. Venant de Toulouse (mais né en Suisse !), Renaud a choisi de vivre, d’écrire et de composer en pays catalan : son quatrième album (le premier remonte à 2001) est annoncé pour avril prochain.

 

 

 

L’Estaca

Arrive Cali. Il est 22 heures. Cela fait quatre heures et demie que les festivités ont démarré. La Casa Musicale est pleine à craquer : environ mille personnes (debout) qui vont et viennent entre la salle et la cour (mouvement incessant dont les artistes doivent s’accommoder…) où sont installés différents stands, de restauration notamment (il faut tenir la distance !), au profit de l’Unicef. À l’extérieur de cette enceinte de locaux culturels (« L’Arsenal »), une foule importante patiente dans l’espoir de pouvoir rentrer au fur et à mesure que d’autres s’en vont. Forcément, c’est au compte-gouttes.

Cali est là, chemise et pantalon noirs. Le public exulte, saluant en lui autant l’artiste qu’il est devenu, l’un des principaux représentants actuels de la chanson francophone, toutes générations confondues, que le voisin qu’on croise régulièrement ici où là dans les environs de Perpignan. Il arrive seul sur scène, sans instrument. Va-t-il chanter a cappella ? Non, car il a décidé de la jouer vraiment collectif : c’est LA surprise de la soirée. La Cobla Mil.lenaria qui l’a précédé (un groupe instrumental composé d’une bonne quinzaine de musiciens, de deux choristes et d’un chef d’orchestre particulièrement habité) se scinde en deux. S’en vont les cordes, percussions et choristes pour laisser place aux seuls cuivres, une dizaine quand même… et c’est au son des trompettes, saxophones et autres clarinettes (on est ici en terre de sardane) que Cali se lance dans une interprétation inattendue, et à faire se lever le poil sur la peau, de L’Estaca, la fameuse et magnifique chanson de Lluís Llach !  

 

 

Une surprise… et une évidence à la fois vu la parenté d’esprit entre le Catalan du Nord et celui du Sud. Écrite sous le franquisme et devenue hymne populaire par la grâce de son texte subtil, métaphorique, de sa mélodie qui vous emporte immanquablement, et au final de sa force de conviction exceptionnelle, L’Estaca (Le Pieu), dirait Paco Ibañez, reste aujourd’hui une arme chargée de futur. Surtout chantée en v.o., s’il vous plaît, et reprise de même par la salle... Le grand frisson, vous dis-je !


C’est quand le bonheur ?

Rien que pour ce moment, une dizaine de minutes où le chanteur, les musiciens et les spectateurs communient dans la beauté d’une chanson et l’espoir d’une vie meilleure, le déplacement valait la peine. Le temps que la Cobla s’éclipse, et voilà Cali, guitare sèche en mains, qui attaque justement L’Espoir. Pas celui de Léo, même si là encore on reste en famille, non, le sien : la chanson éponyme de son dernier album. Dans la sobriété la plus totale, dépouillement admirable après le délire somptueux des cuivres… Suit Elle m’a dit, toujours en guitare-voix, et puis Cali appelle deux musiciens : son fidèle Julien Lebart aux claviers, « grande pointure », dirait Souchon, et l’excellent Patrick Félicès à la basse qui accompagne aussi Renaud Papillon Paravel.  

Trois chansons encore : Dolorosa ; l’incontournable C’est quand le bonheur ? et pour le coup, le bonheur, c’est ici et maintenant. Ou plus exactement dans le dernier titre, repris en chœur par le public et prenant pour l’occasion, la solidarité envers Haïti, une résonance inédite et on ne peut plus appropriée. C’est Mille cœurs debout, bien sûr, au propre comme au figuré. Un de ces instants fugaces, un de plus, de beauté et d’émotion, comme seule la chanson vivante est capable d’en générer.

 

 

Voilà. Rien d’autre ou presque à ajouter. Nous tenions simplement à vous faire partager, aussi difficile que cela puisse être, un peu de cette soirée où, comme des diamants délivrés de leur gangue, des moments magiques ont brusquement émergé. Finalement, vers une heure du matin, tous les artistes sont remontés sur scène, rejoignant le dernier groupe, Les 100 gr de tête (!), pour reprendre ensemble le célèbre standard de reggae Fifty-Four Forty-Six, That’s My Number (54-46, c’est mon numéro). Ce 6 février, mon numéro à moi, celui de Si ça vous chante, c’était le Sixty-Six. Département 66 !

 

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Published by Fred Hidalgo - dans En bref et en vrac
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