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  • : SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…
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  • Fred Hidalgo
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 11:04

On ne devrait permettre que les lettres d’amour…

 

Chose promise (dans mon sujet précédent), chose due. En bonus à La mémoire qui chante, voici le premier épisode d’une suite d’anecdotes chansonnières : un feuilleton (certes anecdotique mais authentique !) que je me propose de vous livrer jusqu’à la clôture, le 27 août, du financement participatif de ce livre. Pour débuter (… par le moment où, pour nous, tout a débuté), la mémoire me chante en compagnie d’Anne Sylvestre.

Première quinzaine de mai 1980. De retour de Djibouti où nous travaillions le soir au projet du « mensuel de la chanson vivante » et d'où nous avions correspondu avec elle, je me rends chez Anne Sylvestre pour réaliser l’entretien du dossier du premier numéro de Paroles et Musique à paraître à la mi-juin. Là-bas, au cœur de l’Afrique orientale – détail mémorable et d’apparence surréaliste dans ce décor lunaire écrasé de chaleur –, nous avions passé une soirée formidable à discuter de la chanson française avec Benoîte Groult qui partageait notre admiration pour l’auteur de Non, tu n’as pas de nomUne sorcière comme les autres ou C’est la faute à Ève… À Paris, le jour de ma première rencontre avec Anne, un seul souci prévalait chez moi : assurer le meilleur entretien possible.

LA MÉMOIRE QUI CHANTE… AVEC ANNE SYLVESTRE

Concentré à fond sur le propos, je n’avais pas prévu de prendre de photos. Il nous en fallait pourtant, des photos inédites, en particulier pour la couverture. En lui posant la question d’un rendez-vous ad hoc, la grande dame de la chanson francophone (dont Barbara et Pauline Julien, au début des années 60, furent les premières à interpréter ses chansons) m’avait informé – et je n’en revenais pas – que cela constituerait sa première couverture de magazine… malgré, déjà, vingt-trois ans de carrière !

« Le mieux serait que vous veniez à mon prochain concert et vous pourrez prendre toutes les photos que vous voudrez.
– D’accord ! Où et quand ?
– Dans quelques jours, à la mi-mai. C’est en plein air, à Presles, pour la fête de Lutte Ouvrière. »

Presles, petite ville du Val d’Oise, située à trente kilomètres au nord de Paris. Nous y sommes, ma chère et tendre et moi… Un grand parc, un sous-bois, un château… Des dizaines de spectacles et des milliers de spectateurs qui, pour la plupart, étaient des militants du parti mené par Arlette Laguiller, mais aussi des amateurs de cette chanson qui n’avait pas voix au chapitre médiatique… Nous retrouvons Anne Sylvestre et je prends toutes les photos dont nous avons besoin avant et pendant ses balances. Réduites à leur plus simple expression, les balances, car Anne se produit en guitare-voix, accompagnée seulement du contrebassiste Henri Droux. C’est l’époque encore où, comme Brel avant que François Rauber ne l’incite heureusement à l’abandonner, Anne ne quittait jamais sa six-cordes.

LA MÉMOIRE QUI CHANTE… AVEC ANNE SYLVESTRE

Finalement, les photos posées, les portraits notamment, ne serviront pas à la Une : pour symboliser la chanson vivante dont Paroles et Musique allait devenir le flambeau, nous choisirons une image prise en cours de spectacle. Et je dois à la vérité de dire que ce choix s’effectuera en toute liberté, sans même que la chanteuse ou son entourage ne demande à voir nos photos.

Voilà toute l’histoire de la Une du premier numéro. Mais elle ne s’arrête pas là puisqu’un mois plus tard, tout juste sorti des presses, nous allions présenter pour la première fois Paroles et Musique en public : c’était durant le week-end des 14 et 15 juin 1980 au Parc de la Courneuve, à la fête du PSU qui nous avait aimablement cédé un stand (merci Huguette B. !). Grande banderole, grand succès de curiosité d’abord… puis plein d’abonnements ! Je suis sûr qu’ici, il y a encore des fidèles qui s’en souviennent (pas vrai Emmanuelle et André ?).

 

Bref. L’anecdote !

La chanson, alors, était au cœur des fêtes de ces partis politiques qui voulaient changer la vie. Pas n’importe quelle chanson, la chanson que l’on soutenait, que l’on voulait promouvoir : de Morice Benin à Claude Nougaro ou Danielle Messia en passant par Jacques Higelin, Leny Escudero et Colette Magny, y avait pire ! Et cette année-là, surtout, il y avait Anne Sylvestre qui devait chanter à nouveau en plein air, sur la grande scène cette fois (avec Michèle Bernard en première partie).

Bonheur de la réentendre, mais d’abord et surtout de lui remettre en mains propres « son » numéro ! Je vous passe les détails, son regard de joie et de fierté, quand elle l’a feuilleté… pour en venir au spectacle qui, en dernière minute, avait dû être rapatrié sous un grand chapiteau. Pas le choix : des trombes d’eau s’étaient subitement abattues sur la fête.

LA MÉMOIRE QUI CHANTE… AVEC ANNE SYLVESTRE

Et voilà Anne qui entre en scène, toujours et seulement accompagnée de son contrebassiste. Spectacle totalement acoustique, bien sûr, dans le bruit de la pluie battante sur la toile, sous un chapiteau censé héberger exclusivement les concerts électriques de rock… Choc des cultures, collision frontale, chahut, tohu-bohu, public décérébré (eh oui, même à la fête du PSU !), enfin une partie du public… Anne m’avait proposé de l’accompagner et je me trouvais en coulisses sur le côté de la scène quand elle a entamé sa prestation.

Depuis lors j'avais oublié le nom du groupe attendu par le public (on vient de me le rappeler, c'étaient les Stranglers !), mais je me souviens à jamais de ce qui a suivi : sifflets immédiats, boucan, raffut, vacarme, quolibets en tout genre… J’étais malheureux et furieux en même temps, mais Anne ne se démontait pas ! Plus elle chantait et plus les hurlements s’élevaient sous le chapiteau (genre 1 500 personnes debout, dont une bonne part trépignante d’intolérance) ; la pluie, les cris, le chant, plus personne ne s’entendait.

Incroyable mais vrai. Des perles précieuses sur scène : Lazare et Cécile, Un mur pour pleurer, Clémence en vacances, Les gens qui doutent, J’ai de bonnes nouvelles, Mon mystère, Me v’là… et puis Frangines ; oh ! Anne ma frangine Anne, comme j’étais chagrin…

…des merveilles de délicatesse sur les planches et des insanités dans le public ! Car plus Anne insistait, moins elle se « dégonflait » et plus le public devenait agressif, réclamant à cor et à cri son départ et la venue du groupe de rock (qui devait être dans ses petits souliers). On en était aux : « La chanteuse à poil ! À poil la chanteuse ! » Si, si, j’vous jure, j’y étais, je vous dis, aux premières loges même. Et comment qu’j’y étais ! Impuissant mais n’en pensant pas moins. Quels abrutis !

Forcément, ça ne pouvait pas durer jusqu’au terme du récital. Alors, au bout d’un moment, ne trouvant pas d’autre moyen de la faire lâcher prise, les rockers virils se sont mis à balancer des bouteilles d’eau et des canettes sur la scène. Fou ! Comme si le déluge extérieur ne suffisait pas. Et bien sûr ce qui devait arriver arriva : une bouteille ouverte encore à moitié pleine frappa l’artiste…

On ne devrait permettre
Que les lettres
D’amour
On ne devrait écrire
Que pour dire
Bonjour

C’en était trop : choc physique et moral… Anne Sylvestre quitta la scène dans l’instant et comme j’étais là, légèrement en retrait, elle se jeta dans mes bras en s’exclamant dans un mélange de sourire et de stupéfaction (des mots que je conserve exactement gravés dans ma mémoire) : « Fred ! C’est la première fois que je me fais baptiser sur scène ! »

C’était en juin 1980, il y a trente-six ans. Depuis, les affreux du chapiteau sont retournés aux oubliettes de l’histoire (peut-être qu’ils sont allés nuire ailleurs, chez les pseudo-supporters de foot par exemple), mais Anne Sylvestre, elle, chante encore !

***

À suivre… si ça vous chante que je continue de faire chanter ma mémoire, en compagnie de certains des artistes au sommaire de La mémoire qui chante. En vertu simplement de ce qui suit, que je m’efforce d’appliquer depuis la création du blog : ce que tu partages fleurit, ce que tu gardes pour toi moisit !

Écrire pour ne pas sombrer
Écrire au lieu de tournoyer
Écrire et ne jamais pleurer
Rien que des larmes de stylo
Qui viennent se changer en mots
Pour me tenir le cœur au chaud

Écrire pour tout raconter
Écrire au lieu de regretter
Écrire et ne rien oublier 

NB. Outre les tarifs dégressifs et les contreparties dont vous pouvez bénéficier (voir le détail précis sur Ulule), n’oubliez pas que vos nom et prénom figureront dans l’édition originale de l’ouvrage au titre de contributeur… mais seulement si vous souscrivez avant le 27 août au soir, date de clôture définitive du financement participatif.

Pour rappel, si ça vous chante :

Le lien direct vers les contributions au livre (tarifs dégressifs et contreparties offertes : allez-y voir).
Le lien vers l'article expliquant les tenants et aboutissants de ce financement participatif.
Le lien vers l’article suivant, après avoir atteint le seuil minimum initialement fixé au bout seulement de 48 heures.

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Published by Fred Hidalgo - dans Actu livres
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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 13:16

Merci de faire chorus pour accroître sa diffusion

 

100 % de l’objectif fixé en moins de deux jours, c’est incroyable, formidable ! VOUS êtes formidables... et vous pouvez être sûrs, à présent, de n’être pas remboursés (mais de recevoir l’ouvrage à domicile), car La mémoire qui chante sera bien autoédité à la rentrée !

Ça n’est pas une surprise, mais quand même : si nous étions globalement confiants, nous partions dans l’inconnu avec cette formule inédite pour nous de financement participatif. Arriverions-nous au seuil minimum nécessaire pour faire exister le livre... ou pas (auquel cas les contributions versées auraient été remboursées) ? Et si oui, au bout de combien de temps ? C’est pourquoi un délai assez long de 58 jours (période estivale n’aidant pas) avait été prévu pour nous donner toutes les chances d’y parvenir.

LA MÉMOIRE QUI CHANTE… EN CHŒUR

En définitive, il nous aura fallu MOINS DE DEUX JOURS, c’est fou, puisque la souscription, mise en ligne vendredi premier juillet à 16 h environ, a atteint et même dépassé la barre fixée dimanche 3 à 15 h 29 !!! C’est « un record », paraît-il... mais il faut dire que Dieu, aussi, y a mis du sien en franchissant lui-même la  barre du record ! Alleluia ! Dieu existe, nous l’avons rencontré et Il a souscrit à La mémoire qui chante ! Précision à l’usage des incrédules – la preuve qu’Il existe bien, sinon comment le saurions-nous ? –, son petit nom est Jean-Luc.

Bon, trêve de théologie, passons à la philosophie : ce livre a pour postulat, thèse, antithèse et synthèse de partager tout simplement mais le plus largement possible notre passion commune pour la chanson francophone vivante. Alors :

1. Bonne chose de faite : grâce aux premiers souscripteurs, la sortie du livre est assurée. Son expédition postale (en France, dans les Dom-Tom, en Belgique et en Suisse, mais aussi – et déjà parmi les premières commandes – en Argentine, en Espagne, au Japon et bien sûr au Québec... en attendant le reste du monde) aura lieu comme indiqué dans mon sujet précédent aux alentours de la mi-octobre.

2. Puisque la formule est ainsi conçue et qu’il faut aller au bout du délai fixé sur le site Ulule (au terme duquel, seulement, nous sera versé le montant des contributions), loin de se démobiliser, il faut en profiter au contraire pour multiplier voire décupler, d’ici au samedi 27 août exactement, le nombre de souscriptions. Le tirage et donc la diffusion du livre en seront augmentés d’autant.

 3. Si vous n’avez pas encore souscrit et que ça vous chante, bien sûr, vous pouvez le faire tout l’été soit par Internet sur la page concernée d’Ulule (si vous réglez par carte bancaire), soit en nous adressant directement votre commande si vous êtes en France et souhaitez plutôt régler par chèque. Dans ce cas, contactez-nous à l’adresse suivante et nous vous indiquerons les modalités par retour de courriel – sachant, pour rappel, que le livre, rendu chez vous, est proposé à un tarif unique, pour tous les pays, de 30 € port compris.

4. Si vous l’avez déjà fait, vous pouvez toujours contribuer à un tirage accru de La mémoire qui chante en diffusant l’information autant que possible, notamment sur les réseaux sociaux (pages personnelles, groupes, sites et blogs dédiés à la chanson francophone et aux artistes au sommaire du livre, etc.).
MERCI !

Promesses, promesses…

Puisque j’ai annoncé sur la page Facebook de « Si ça vous chante » que « l’échanson de la chanson » vous servirait une bonne rasade de vers et de notes pour le cas où l’on parviendrait à 100 % du seuil fixé en moins de deux jours – et que vous m’avez pris au mot ! –, me voilà pris moi-même à mon propre piège ! Alors, attendez-vous dans les prochains jours et les suivants à un feuilleton chansonnier inédit. Un bonus à La mémoire qui chante, en somme, car je vais jouer les cigales en continuant de la faire chanter tout l’été, avec des anecdotes inédites vécues en compagnie de certains artistes au sommaire du livre. 

Attention, aucune ambition particulière là-dedans, simple (et modeste) façon de vous remercier pour l’accueil réservé à ce qui n’était encore qu’un projet il y a moins d’une semaine... et n’aurait sans doute jamais vu le jour sans vous.

 

Extrait du prologue, en avant-première

C’est un livre sur la vie, l’amour, l’argent, les amis et les roses, comme dit la chanson. Un livre sur les choses de la vie… et de la mort aussi. Un livre, surtout, qui donne à voir la couleur des choses à travers le prisme de la chanson, de ceux qui en vivent et en meurent, dans les fastes de la célébrité ou le drame de l’anonymat. C’est le journal d’un passeur, ou plutôt « la chanson d’un échanson, au sens où celui-ci a pour vocation d’offrir le nec plus ultra de son expérience, le plus raffiné, le plus délectable dont on puisse gratifier le palais des sens, situé quelque part entre l’âme et le cœur.

Si tu aimes la chanson de son hameçon
Si tu aimes le son, le son de son âme
Elle te servira comme un échanson

Rayonnez, fleurissez, soyez des échansonnes
De rêve, d’un sourire enchantez un trépas,
Inspirez-nous des vers… mais ne les jugez pas !
 

» […] Ce livre n’est pas, ni ne se veut, une somme de notices biographiques, encore moins une approche encyclopédique de la chanson (pour cela on consultera avec bonheur et profit les collections du magazine Paroles et Musique et de la revue Chorus), mais un carnet du temps qui passe et retrace au passage, d’une chanson l’autre, de Léo Ferré à Cali ou de Leny Escudero à Olivia Ruiz, une histoire familiale marquée par la guerre d’Espagne et la Retirada ; un carnet de bord qui nous mène de l’Île Saint-Louis de Moustaki à l’Île d’Orléans de Félix Leclerc, de la mer Rouge de Monfreid et de Manset aux Marquises de Gauguin et de Jacques Brel ; un carnet de notes pour nous empêcher d’oublier Victor Jara, mutilé puis exécuté dans le grand stade de Santiago de Chile, ou Cabu et ses copains de Charlie Hebdo abattus dans leur salle de rédaction parisienne…

» C’est tout cela à la fois : un calepin que l’on feuillette pour découvrir ou retrouver des artistes hors normes, du plus francophone des chanteurs néo-zélandais, Graeme Allwright, au plus français des chanteurs espagnols, Paco Ibañez, mais aussi d’autres passeurs dont les traces ne sont pas prêtes de s’effacer : Jean-Louis Foulquier, Jean-Pierre Leloir, Marc Robine… Et puis Frédéric Dard, qui aimait tant la chanson ; Bernard Giraudeau, qui s’y était essayé, avant de “faire” écrivain de marine… Tous et toutes embarqués à mon bord, tous gens de mon pays, comme Nilda Fernandez avec qui je partage une certaine croyance en “l’organisation du hasard” que ce livre, si besoin était, pourrait du reste illustrer.

» Qui sait, même, par les connexions improbables et parfois déterminantes qu’il révèle l’air de rien, s’il n’aurait pas fait le délice d’Éluard ou de Jung ? Organisé au petit bonheur (ou chagrin) d’un désordre apparent, il jette ou plutôt laisse naturellement apparaître des passerelles, parfois étonnantes mais bien réelles, entre les êtres et les destinées ; lesquels vont jusqu’à dialoguer d’un continent à l’autre à plusieurs générations de distance. Ainsi Bernard Dimey, prince des poètes de la Butte Montmartre, infatigable résistant au travail de sape du français par le franglais, rejoignait-il la “reine de la turlute” québécoise, La Bolduc, qui, dès les années 1930 à Montréal, montait au créneau avec son franc-parler : “Je parle comme l’ancien temps / J’ai pas honte de mes vieux parents / Pourvu que j’mets pas d’anglais / J’nuis pas au bon parler français.”

» La francophonie, justement, occupe une place importante dans ces pages, tant il est vrai, comme le dit joliment Yves Duteil, que “le français n’est pas un Goncourt de circonstances” et que “sa poésie ne joue pas petit bras face aux géants culturels”. De même que les rêves, omniprésents car indispensables à l’accouchement du réel : “Où vont les rêves quand on les oublie ?” chante Michel Jonasz qui fut à la Une du premier numéro de Chorus“Tous ces désirs inassouvis qui s’amoncellent ?” Réponse : “Ils se baladent au cœur de la nuit” en espérant “qu’une mémoire ancienne / leur accorde une dernière chance”… » Une mémoire qui chante, peut-être ?

• Plus de 650 pages, grand format (152 x 240 mm) ; 87 chapitres divisés en 4 parties, plus un avant-propos, un prologue, un épilogue et des annexes ; des centaines de chanteurs (et professionnels) évoqués dont une cinquantaine « en haut de l’affiche ».

____________

NB. On nous a déjà posé plusieurs fois la question. Pour les numéros de Chorus offerts en « contreparties », comme précisé sur le site d’Ulule (sous l’intertitre « Le projet »), il suffit de nous communiquer votre choix par courriel à souscription.hidalgo@orange.fr (où l’on arrive directement en cliquant sur le lien « cette adresse », en gras et marron dans ledit projet : « En fonction de votre choix de contrepartie, merci de nous adresser un mél à cette adresse pour indiquer le ou les numéros de Chorus souhaités » ainsi que vos nom et coordonnées postales pour éviter toute erreur). Et pour accéder à la liste des numéros disponibles, il faut cliquer sur « liste » (en colonne de droite du site)… ou bien ICI.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 13:35

… en financement participatif

C’est parti… et ça n’est pas hâtif, mais après mûre réflexion : je vous propose de souscrire à La mémoire qui chante, un ouvrage (dérivé de ce blog) auquel j’ai travaillé avec bonheur, avant d’essuyer des refus d’éditeurs pour cause de trop grande “originalité” ou de “risque” financier trop important. Finalement, j'ai choisi l'aventure du financement participatif (sur le site d’Ulule) pour publier cette “somme” (650 pages…) et l’adresser directement à chaque souscripteur, je l'espère, à la rentrée prochaine.

« LA MÉMOIRE QUI CHANTE », LE LIVRE

Mais attention, la règle du financement participatif qui fixe un montant minimal nécessaire à l’équilibre des frais engagés pour fabriquer l’ouvrage est claire et sans appel : si ledit montant n’est pas atteint dans le délai prescrit (samedi 27 août en l’occurrence), les contributions versées sur (le site sécurisé) Ulule chargé de les recueillir seront aussitôt remboursées… et le livre renvoyé aux oubliettes de l’histoire éditoriale.

Nous comptons donc sur vous, si cela vous chante, bien sûr – mais vous êtes des milliers à l’exprimer ici depuis la création de ce blog en novembre 2009 – pour jouer le jeu en souscrivant pour un ou plusieurs exemplaires ou simplement (la formule est ainsi conçue) apporter une contribution (à partir de 10 euros) à son existence. Outre des contreparties offertes par nous (des numéros à l’état neuf et désormais collectors de la revue Chorus), vous aurez le plaisir (j’espère) d’être remercié(e) nommément dans l’ouvrage.

Cette souscription, cela va de soi, est ouverte à qui le souhaite, qu’on soit en France où n’importe où ailleurs dans le monde. Le prix du livre est arrêté à 25 euros. Seule aurait pu varier, en fonction du pays d’expédition, le montant de votre participation aux frais de port (dont nous prendrons une bonne part à notre charge) ; nous préférons toutefois proposer un tarif unique, port et emballage compris (France et reste du monde) de 30 € l'exemplaire (avec des prix dégressifs en fonction du nombre d’exemplaires commandés).

 

La mémoire qui chante

Ce livre aurait très bien s'intituler Si ça vous chante, puisqu'il propose un florilège d’articles de ce blog, mais revus, corrigés, complétés et « mis en scène » de telle sorte qu'ils deviennent une création originale : il s'appellera donc La mémoire qui chante et sera probablement sous-titré « Journal d’un échanson ». L’ensemble des chapitres, pouvant être lus indépendamment (bien que dotés de passerelles entre eux, du début à la fin, du prologue à l’épilogue), constitue une sorte d’histoire de la chanson francophone des années 1950 à aujourd’hui. Mais une histoire originale, loin d’être rebattue, écrite sous l’angle du témoignage vécu, fruit de mes souvenirs et rapports d’amitié avec les artistes et autres passeurs de chanson au long cours que j’ai fréquentés (pour certains depuis les années 1970). Mais nul besoin de vous faire un dessin, vous m’connaissez, depuis le temps ! Trente-six ans pour les plus fidèles d’entre vous, premiers lecteurs et lectrices du mensuel de la chanson vivante, dès juin 1980…

Des noms ? Allwright, Bashung, Ricet Barrier, Béart, Bebey, Bertin, Brassens, Brel, Bühler, Cabrel, Cali, Darnal, Debronckart, Desjardins, Duteil, Escudero, Nilda Fernandez, Ferrat, Ferré, Rémo Gary, Paco Ibañez, Juliette, Félix Leclerc, Léveillée, Leprest, Lhasa, Hélène Martin, Moustaki, Nougaro, Rapsat, Romann, Olivia Ruiz, Mano Solo, Souchon, Anne Sylvestre, Tachan, Thiéfaine, Trenet, Vasca, Vigneault... beaucoup d’autres, plusieurs dizaines de grands artistes, célèbres ou méconnus, vivants ou disparus. D’autres encore, très nombreux, évoqués au fil des pages… Forcément, La mémoire qui chante retrace aussi, en creux, l’histoire de Paroles et Musique et de Chorus, qui ont marqué la chanson francophone de leur empreinte, et compose au final un hymne à la chanson et à la langue françaises.

Pourquoi la mémoire (qui chante) ? Pas pour se complaire dans le passé, sûrement pas – au contraire j’ai voué l'essentiel de ma vie professionnelle (de ma vie tout court, tant l’une et l’autre se sont confondues) à la découverte et à son partage immédiat d’artistes en tout genre, de talents à peine en herbe aux vieilles branches invisibles de loin mais toujours pleines de sève, des français, des belges, des suisses, des québécois et des africains – ; mais parce que la mémoire, c’est une évidence, est indispensable à qui veut défricher des chemins encore jamais empruntés. Sans mémoire, donc sans culture, pas d’avenir ; sinon des errements sans lendemains, voire pire… comme on ne le constate que trop aujourd’hui. Et puis, pour moi, la mémoire est la reconnaissance du cœur. Une forme de gratitude élémentaire envers ceux et celles qui ont contribué à nous construire et à nous permettre de rester debout. Vous ne vous étonnerez pas, dans ces conditions, de retrouver aussi dans cet ouvrage des professionnels et personnalités qui ont compté dans ma vie, comme José Artur, Cabu, Jean-Louis Foulquier, Roger Gicquel, Marc Robine, Frédéric Dard alias San-Antonio ou Jean Théfaine (pour ne parler que des disparus), sans oublier certains de mes poètes de prédilection (Aragon, Dimey, Éluard ou Machado).

« Trop original... Trop risqué... »

Et donc… une fois achevé mon gros œuvre (au sens maçonnique du terme !), je l’ai proposé à un « gros » éditeur qui, après avoir pris tout son temps, m’a dit : « C’est très original et plein d’émotion, mais trop original pour nous. Ce genre de livre, on ne sait pas faire, on ne saurait pas le vendre... Voyez plutôt avec un éditeur de taille moyenne qui publie moins mais sait mieux travailler chaque nouveauté, l’une après l’autre. » Bon, ben… d’accord.

Je remets alors le manuscrit à un moins « gros » éditeur, genre artisan mais avec pas mal de belles biographies et recueils de chansons à son catalogue... Lui aussi prend son temps, donne mon texte à lire à plusieurs éditeurs de la maison, hésite, tergiverse et me répond finalement : « On aurait adoré le publier, mais il est trop “lourd” pour nous. Plus d’un million de signes… Il nous coûterait trop cher à la fabrication, alors que l’édition va de plus en plus mal : il n’y a quasiment plus de place chez le peu de bons libraires existant encore pour des livres comme celui-ci, qui ne toucheront pas le grand public. C'est trop risqué. Impossible pour nous de prendre pareil risque... »

Bon, ben… bis repetita. Ça n’intéresse donc personne, la chanson francophone ?! Et mon manuscrit, j’en fais quoi ? Je le range dans mes tiroirs, rayon projets inaboutis, et tant pis pour ces mois passés à le cajoler amoureusement ?... Je m’y étais presque résigné, voyez-vous, et d’ailleurs je me suis mis aussitôt à en écrire un autre, une biographie subjective (eh oui, on s’refait pas !)... et puis ces jours-ci, plusieurs amis qui étaient dans « le secret » (et m’avaient vivement encouragé à faire ce bouquin) m’ont donné un même conseil, sans se concerter : « Et si tu l’éditais toi-même à travers un financement participatif ? Ça se fait de plus en plus et ça permet à de nombreux projets alternatifs de voir le jour. »

Financement participatif ?!

Je me renseigne : il faut calculer la somme nécessaire à l’équilibre et tenter d’y parvenir dans un délai imparti. En cas contraire, les contributions individuelles sont aussitôt remboursées. Bien, c’est sans risque aucun pour l’éventuel souscripteur et puis ça ne mange pas de pain ! Nous sollicitons des devis de fabrication auprès de certains imprimeurs avec lesquels nous avons eu l'occasion de travailler, pour être assurés de la qualité de la forme – pas de souci, elle sera optimale – et l’on établit un budget en équilibre entre frais incompressibles et recettes nécessaires...

« LA MÉMOIRE QUI CHANTE », LE LIVRE

Problème, s’agissant d’un livre considérable (c’est de l’humour : 650 pages grand format et plus ou moins un kilo, sacré pavé !) : non seulement le prix de fabrication à l’exemplaire est assez élevé, c’est vrai, mais les frais d’envoi aussi (pas de tarif préférentiel en France pour le livre…), d’autant plus que, pour éviter des pertes coûteuses – qu’il faudrait remplacer à fonds perdus – l’expédition en « colissimo suivi » s’avère quasiment obligatoire.

De toute façon, c’est foncer ou renoncer, il n’y a pas d’autre alternative ! Alors, on fonce. Si ça vous chante, cliquez sur ce lien pour aller directement sur la page « La mémoire qui chante » (symbolisée par le dessin d’ouverture spécialement réalisé par le subtil et si talentueux Bridenne, qui me fera également le bonheur d’illustrer la couverture) et choisissez l’option qui vous convient : un exemplaire, deux, trois, quatre… ou une simple contribution, peu importe ou plutôt tout importe, car ça fera avancer le schmilblick !

Soyons positifs et admettons que la barre fixée à 6 mètres (pardon, à 6 000 euros) soit assez vite atteinte. Cela déclenchera automatiquement la composition et la mise en page du livre (gros travail…) qui sera fabriqué normalement à la rentrée pour être expédié vers la mi-octobre. Mais, qu’on se le dise, ça n’est pas une « hauteur » définitive : tant que le délai imparti n’est pas écoulé, on peut continuer de souscrire jusqu’au dernier jour. Jusqu’au samedi 27 août. Dans ce cas, ce qui excédera ce seuil sine qua non permettra de procéder d’emblée à un tirage plus important que le strict nécessaire, pour que La mémoire qui chante ait une chance de se projeter au-delà du cercle confidentiel des happy few, comme disent les anglo-saxons. Après tout, l’histoire qu’il raconte nous concerne tous et toutes, autant que nous sommes dans l’espace francophone, qui n’avons rien renié de notre culture, de notre langue et nous battons encore et toujours pour des lendemains qui chantent.

À vous de jouer maintenant, sachant bien sûr qu’en cas de besoin nous sommes là pour répondre à vos questions* (soit en commentaire à cet article, soit par courriel en nous écrivant à cette adresse). Grand MERCI d’avance pour vos contributions sans lesquelles ce livre ne pourrait pas voir le jour, mais aussi, SVP, pour bien vouloir faire chorus en sus (ou à la place), en répercutant cet appel le plus largement possible auprès de vos amis et relations aimant la chanson, sur les pages de vos réseaux sociaux, blogs, sites et autres groupes d’artistes (au sommaire du livre) auxquels vous appartenez, etc.

« LA MÉMOIRE QUI CHANTE », LE LIVRE

Le temps nous est compté ! Nous avons à peine deux mois devant nous. Jusqu’au samedi 27 août précisément, je le rappelle. Pas un jour de plus. Ça vous paraît beaucoup ? Ne vous y fiez pas, compte tenu de la période estivale… Alors, vous savez quoi ? Il vaut mieux ne pas remettre au lendemain ce qu’on peut faire le jour même. Vous êtes prêts ? Attention… c’est parti ! Compte à rebours enclenché.

PS. Et pourquoi ce sous-titre, « Journal d’un échanson », vous demanderez-vous peut-être ? Parce que l’auteur qu’est votre serviteur se voit tout simplement en chevalier servant de la chanson, en « échanson » flanqué en toutes circonstances de l’exigence absolue du partage et de la transmission. Et parce que cet hymne à l’écriture, à la poésie, à la musique et à la langue, à la chanson vivante d’abord et avant tout, invite à goûter aux plus divins des nectars, comme autant de philtres d’amour enchanteurs. Tendez votre verre SVP et souffrez que je vous en serve une bonne rasade… Tchin !

* Par exemple, si vous êtes réfractaire au règlement par carte bancaire sur internet, le cas peut se présenter, vous pouvez nous adresser directement un chèque (qui ne sera tiré qu’une fois la sortie du livre actée) en nous contactant par mail à : souscription.hidalgo@orange.fr

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Published by Fred Hidalgo - dans Actu livres
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