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  • : SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…
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  • Fred Hidalgo
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 17:33
Tisseur de temps, fileur de liens, lieur de gens*…

  

Son précédent album, Même pas foutus d’être heureux, était un bel objet – ce que l’on appelle un CD-livre (en l’occurrence un double CD avec d’une part ses nouvelles chansons et d’autre part un choix de textes de Jean Richepin, son poète de prédilection, qu’il a mis en musique), – mais chez lui le contenu prime largement sur l’écrin. Sa moisson chansonnière 2010 se présente cette fois sous la forme inverse, celle d’un livre-CD (à savoir un vrai livre, avec un florilège de ses chansons et textes, complété discrètement, sous le rabat de la 4e de couverture, du CD éponyme) : La Lune entre les dents est le septième album (mais huitième CD en comptant le double) de Rémo Gary. Un auteur-compositeur-interprète qui, les « initiés » le savent, joue dans la cour des grands.  

Gary_livre.jpg

 

Avant que de renaître à la scène sous le pseudonyme de Rémo Gary, à la ville Rémi Garraud, natif du Beaujolais installé très tôt en Franche-Comté, comptait déjà trois albums à son actif (le 30 cm Archives en 1983, la cassette Un Bizet sur la touche en 1989 et le CD Desideratum en 1989). Mais le papillon n’a vraiment quitté sa chrysalide qu’avec L’Appel du petit large (produit par le label Moby Dick d’un ancien autant qu’avisé collaborateur de Chorus, Noël Balen). Pour rappel, suivront La Rue du monde (1998), 14 (2000), Quand le monde aura du talent (2003), Le Petit Matin (2005) et Même pas foutus d’être heureux (2007), évoqué ci-dessus (avec un livret de 40 pages illustré par Tardi), où il rassemble sous ce titre ses créations du moment et se fait « Client chez Richepin » dans le second, Dans la rade des lits, avec entre autres (et bien sûr pour la première fois) l’intégrale des Oiseaux de passage, sur la musique originale de Brassens. Un sommet… parmi d’autres, tant ce diable d’homme est béni des dieux : au commencement était le Verbe, paraît-il ; avec Rémo Gary il est omniprésent, du début à la fin de son œuvre.

 

Gary_portrait.jpg

Car c’est une œuvre, à l’évidence, qui se bâtit devant nous, dans le silence persistant des grands médias qui, comme avec un Leprest par exemple, ont le chic aujourd’hui de passer à côté du meilleur de la chanson d’auteur quand celle-ci n’a pas l’heur de plaire instantanément, sinon au « grand public » (puisqu’il ignore jusqu’à son existence), du moins aux programmateurs pour lesquels poésie chantée et indices d’audience sont antinomiques. Notre ami Jean-Michel Boris, pourtant l’un des professionnels français les plus consciencieux et toujours en quête – de façon désintéressée – du talent en herbe, après quatre décennies à côtoyer les plus grands à la tête de l’Olympia, a dû patienter jusqu’à 2008 pour écouter enfin Rémo Gary. « Je viens de recevoir votre dernier CD, s’empressait-il alors de lui écrire ; ça fait quinze ans que je n’avais pas entendu une écriture pareille. J’ai honte d’être passé à côté de ça pendant que je travaillais… »

 

Rémo Gary – Commencement

 

Côté écriture (et inspiration, car si Rémo Gary fait dans la dentelle, il ne fait pas pour autant dans la poésie gratuite : il polit ses vers comme un Pablo Neruda affûtait les siens, en plaçant toujours l’humain au-dessus de tout), je ne résiste pas au plaisir de vous proposer l’un de ses textes emblématiques ; histoire de savoir de quoi l’on parle. Cela s’intitule Le Petit Matin, du titre de son avant-dernier album avant La Lune entre les dents :

LE PETIT MATIN

À l’heure où juste avant l'aurore
L’araignée de nuit tisse encore
La toile noire de son drapeau
Voilà que passe l’inventaire
De la galerie de la Terre
La rue s’est réveillée très tôt

[Refrain:]
On a espéré le Grand Soir
Bonsoir
À nous
D’inventer le petit matin
Mutin
Pas chagrin du tout !

Notre révolution boutonne
Et ceux qui viennent de Lisbonne
Ont des œillets aux boutonnières
Y a les primevères de Prague
Notre terrain d’entente est vague
Des poings serrent des roses trémières

[au refrain]

Y a pas de soldat, pas de troupe
Y a des têtes de rois qu’on coupe
Sans aucune méchanceté
Y a plein d’intifadas faciles
Des cailloux contre des fossiles
Des lois par-dessus le marché

[au refrain]

Les souvenirs de vieux stratèges
Viennent hanter notre cortège
Y a Proudhon, Jaurès, et Babeuf
Et c’est avec ces références
Que l’on fera de préférence
Mille sept cent quatre-vingt tout neuf

Nous sommes humains de toutes sortes
On casse des murs et des portes
Y a pas de mot d’ordre, les cris
Les slogans, c’est des pièces uniques
Ça n’empêche qu'on revendique
Tout ce que l’autre aura aussi

[au refrain]

Sous les pavés, c’est formidable
Il y a de nouveau du sable
Dont on ne fait pas les châteaux
Comme tout se démocratise
On chante le temps des merises
Qui suffiraient sur nos gâteaux

[au refrain]

Dans la rue, ça y est c’est grand jour
Bonjour...

Et puis, pour ne pas laisser supposer que Rémo Gary ne serait qu’un poète éthéré, loin des gens, permettez-moi de me citer à travers cet extrait du compte rendu du Festival de Tadoussac (où le chanteur était programmé en juin 2009), qui aurait dû figurer dans le n° 69 mort-né de Chorus (on peut le lire intégralement sur le site de « la Rédaction de Chorus », voir lien en page d’accueil), où je m’efforçais d’être objectif devant la performance de l’interprète que découvrait ce jour-là le public québécois :

 

Gary_scene.jpg

«  […] Rémo Gary dont c’était la première venue au Québec. Accompagné de sa pianiste Clélia Bressat-Blum, sans autre artifice de scène qu’un répertoire exceptionnel qu’il investit et incarne intensément, il a charrié un torrent de haute poésie qui, après un moment de surprise et d’adaptation nécessaire, a déchaîné l’enthousiasme du public. Ovation debout saluant la performance de l’interprète de chansons au long cours (notamment la version intégrale des Oiseaux de passage de Richepin, sur la musique de Brassens), l’inspiration de l’auteur (Les Pieds de singe, extraordinaire inventaire de plus de dix minutes du rôle des doigts et des mains !) autant que la richesse globale du répertoire, d’émotion, d’érotisme et d’humanité à fleur de peau.

« Dans l’assistance, un couple d’abonnés de Chorus venus spécialement de Montréal pour assister à cette prestation du Franc-Comtois… Rebelote le lendemain 20 heures, puis quelques jours plus tard à Québec grâce à Pierre Jobin et… “Aux oiseaux de passage”, son réseau d’amoureux de la chanson ; enfin à Montréal où, comme le dit la chanson, Rémo Gary reviendra tôt ou tard armé de sa poésie chargée de futur. »

Standing ovation, yes ! À quelques exceptions près, l’artiste n’était pourtant connu de l’assistance ni des lèvres… ni des dents : transition toute trouvée pour introduire La Lune entre les dents ! Quinze titres de la plus belle eau, mis en musique – c’était le pari de cet album – par autant de collègues nommés Laurent Berger, Fred Bobin, Michèle Bernard, Romain Didier, Allain Leprest, Véronique Pestel, Gérard Pierron, Hervé Suhubiette, Anne Sylvestre… et autres Fred Clélia Bressat-Blum et Joël Clément – ses deux pianistes –, Nathalie Fortin , François Forestier, François Grinand ou encore Jeanne Garraud, sa chanteuse de fille ; quinze chansons plus une, Je pleut, dont il a lui-même signé paroles et musique.

 

Rémo Gary – Je pleut 

 

Le tout qui dessine un univers aux sentiments polychromes (de la tendresse à la révolte via l’humour et toujours l’amour du beau) est joliment orchestré de façon acoustique. On y croise à tour de rôle ou parfois réunis des instruments en adéquation parfaite avec l’humeur de chaque chanson : piano, guitare, violon, accordéon, contrebasse, violoncelle, percussions, clarinette basse, flûte traversière… Quant au livre, fort de 160 pages, il propose une anthologie de ses chansons (environ 80) depuis son album Archives de 1983 (ce qui fait près de trente ans d’écriture) ainsi que de longs textes, comme par exemple La Preuve par l’œuf, aussi génial dans l’inspiration que savoureux à la « consommation ». Et comme Rémo Gary ne fait rien comme personne, son livre est fabriqué (par l’éditeur Jean-Pierre Huguet) à l’ancienne, avec du beau vélin dont il faut découper les pages (ressortez votre vieux coupe-papier !), ce qui ajoute encore au plaisir de la découverte du contenu. Textes-fleuve de plusieurs pages… ou l’inverse, comme celui-ci qui montre que le poète, loin de l’image de personnage triste et purement intellectuel, est bel et bien un être de chair et de sang comme tout un chacun, avec seulement, en plus, l’art (et les références !) de mettre en scène les mots trop souvent galvaudés ou maltraités dans la vie courante : « Le sommeil a rendez-vous avec ma brune / Mais ma brune n’est pas là / Et le sommeil attend / À l’heure qu’il est chacun baise sa chacune / J’aimerais bien en faire autant. »

Cerise sur le gâteau, en tout cas pour moi (mais sans aucun doute aussi pour le lecteur, qu’on en juge par ce qui suit), le plaisir supplémentaire, encore, de lire une jolie préface signée Michel Kemper, « journaliste chanson » : « Mais se limiter à pétrir les mots c’est un peu nous rouler dans la farine. Gary fait son du sens et sens du son. Ses doigts travaillent tout autant nos vieilles idées, nos espoirs, nos utopies, que cette combinaison de vingt-six lettres qui les exprime tant bien que mal. En allant au-delà de lui, Gary va au-delà de nous, se surpasse en nous aidant à nous dépasser. » Plaisir supplémentaire, en effet, car confirmation a posteriori que j’eus le nez creux en proposant à Michel, entre tous les collaborateurs de Chorus, de consacrer un « Chant des artisans » spécial à Rémo Gary dans nos « Cahiers de la chanson »  (cf. Chorus n° 65, « L’Alchimiste des mots ») : « Je suis comme un tailleur de pierre rendant hommage à Rodin, un peintre en lettres barbouillant pour Matisse, un marmiton invitant à sa table un des Troisgros ou les trois à la fois. Là je précède les pas d’un dont je n’ai pas la pointure. Mais qui me l’a demandé. […]. Un jour, ma route a croisé la sienne. […] Échange de mots, trafic d’émotions, commerce du verbe entre celui qui tente de le dompter et celui qui instruit le lendemain du lecteur, dans la minuscule case culture coincée entre foot et météo. Ce Gary m’a surpris, interpellé, intrigué. Séduit au-delà de ses mots. Hasard ou destinée, nos chemins n’ont cessé alors de se recouper, quel que soit le lieu, la scène ou le support de publication, au local de Barjac comme au national qui fait Chorus. »

Pourquoi ce titre, au fait, La Lune entre les dents ? En exergue de son ouvrage, Rémo Gary en livre sobrement l’explication en rappelant que l’expression « prendre la lune entre les dents » signifie « tenter l’impossible »… CQFD ?

 

Rémo Gary – Rime orpheline 

 

Encore un mot, pour dire qu’au-delà des trois nouvelles chansons qui figurent ici à titre incitatif (la première du CD, intitulée comme il se doit Commencement, la sixième, Rime orpheline, mises en musique respectivement par François Grinand et Véronique Pestel, et l’avant-dernière, entièrement de son fait, Je pleut), on peut écouter plusieurs titres de chacun de ses sept albums parus depuis 1996 en allant sur la page Discographie de son site.

Par exemple la superbe Quand je s’rai deux j’irai (musique de Joël Clément) de La Lune entre les dents, encore, ou cette merveilleuse leçon de vie qui s’appelle Des coups d’pied au cœur, tirée du précédent album Même pas foutus d’être heureux. Ce sera ma conclusion personnelle, à usage collectif : « Les jours se suivent et se rassemblent / Et voilà qu’on vieillit ensemble / Bien sûr on a quelques misères / Des catastrophes ordinaires / Un voisin qui part avant nous / Des instants que l’angoisse noue / Les petits coups de pied en vache / Que le temps rumine et remâche / Qui font mal, mais sont peu de chose / Quand tout autour la terre explose… / Alors tu vois / Avec tout ça / Faut s’obstiner à être heureux / Plus nombreux / Y a des coups de pied au cœur qui s’perdent. »

• La Lune entre les dents : recueil de 160 pages de textes « de chansons anciennes ou récentes dont 15 toutes neuves avec leur enregistrement » : Commencement – Puisque tu arrives – J’veux me saouler à l’utopie – Quand je s’rai deux j’irai – Rime orpheline – Il pleut toujours où c’est déjà mouillé – Nourrice des étoiles – Il était une mauvaise fois – À perpette – Le marchand de sommeil est passé – Foutez-nous la paix – Hiver indien – Pars pas avant – Je pleut – Chez Ponchon (durée : 44’40, réf. Poisson à tiroir, PAT 2010-1/3). Disponible chez l’éditeur : Jean-Pierre Huguet Éditeur ou sur le site de Rémo Gary.

*« Tisseur de temps, fileur de liens / Lieur de gens, tisseur de rien / À moitié fous, à moitié triche / Les artistes vont dans les friches / Sur les souffrances du moment / Ils appliquent leurs pansements… » (Où est le fil, 2005, CD Le Petit Matin)

 

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Published by Fred Hidalgo - dans Actu disques et DVD
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commentaires

ChorAile 21/08/2010 14:08


Chorus sur La lune entre les dents et sur Nougaro


C'est ça les poètes.
Les poètes c'est comme des arbres, je crois.

Des fois, ça leur fait de grands gestes de ramures
Et d'autres fois encore,
ça bruisse dans leurs feuilles en tout petits murmures.

Mais souvent ça nous répond, les arbres.

On devrait plus souvent écouter les arbres.


ChorAile 21/08/2010 14:03


Cher Fred, je suis toujours ravie de découvrir vos pages.
Comme disait récemment un de nos « co-respondant », si on a bonheur à vous lire on ne vous en laisse, hélas, pas toujours les signes sur le blog de « si ça vous chante » .
Pourtant, je vous assure que chacun de vos articles nous fait rebondir sur mille idées, nous conduit à d'autres recherches ou redécouvertes, que ce soit dans nos propres discothèques ou dans les
librairies.

Alors « non Fred, t'es pas tout seul » … mais c'est vrai aussi que nous sommes pas mal en ce moment à céder à la tentation des balades ou des terrasses ensoleillées.

Cependant cher Fred, comment vous dire ...
Malgré la flemme estivale qui nous incite à musarder sous nos chapeaux de paille plutôt qu'à écrire sur l'ordinateur, sachez que le blog de « si ça vous chante » aura constitué pour la
plupart d'entre nous une formidable « passerelle de l'été ».

Alors en signe d'amitié chansonnière, comme en jazz, je fais signe et je prends le chorus en hommage à tous ceux qui se donnent la peine d'écrire aussi , des textes qui jazz, des textes qui
romances, des textes qui pop, des textes qui souffrance, des textes qui swing', des textes qui pensent-qui-pansent, des textes qui chantent-et-qui-enchantent ...

« Arrêt sur image » aujourd'hui sur les commentaires de Christian, Paul, Barbara, Odile et tous nos « co-respondants » des articles précédents mais en particulier sur les
articles « La lune entre les dents » et sur la série « Nougaro » qui a fait pas mal courir mes pensées de ricochet en ricochet depuis le Lapin Agile jusqu'à Nougayork pour
livrer aujourd'hui un propos cohérent … et de longueur raisonnable pour ce blog !

En bref, merci Fred et Mauricette de nous avoir gardé la maison pendant les vacances, on a plaisir à la retrouver.
Bon, avec ça, qu'est ce qu'on chante ?


christian Camerlynck 20/08/2010 11:44


A Barjac, dans la cour face au château, ce petit bonhomme géant de poésie et de présence avait soulevé le Public comme si nous avions marqué le but décisif à une finale de foot. Je n'avais jamais
vu ça. Je suis sorti en transe en gueulant "oui il y a une justice". Celle du public. J'étais bouleversé d'émotion par l'accueil que le public réservait à mon petit frère en chanson. Que j'aime.
Sans fioriture, connaissant parfaitement son métier de "Passeur de mots" Il s'efface devant les poètes presque sans geste, moi qui ne sait que m'agiter sur scène où qui en a le sentiment en tout
cas, j'ai le "chapeau bas à la main devant mon frère bohémien". Mots des autres où les siens on ne fait plus de différence. Les larmes aux yeux je te remercie Fred pour ce texte sur Rémo.


vergnes 16/08/2010 18:16


Merci Monsieur HIDALGO
Encore une fois nous découvrons grâce à vous un nouveau lien et quel lien Rémo gary (au Limonaire (75) en octobre 2010): des textes à tissu humain. Merci


odile 16/08/2010 09:12


Bonjour Mr Hidalgo et merci pour ce billet sur l'ami Gary.
J'ai eu la chance de le découvrir lors d'un concert "chez l'habitant ".
Nous étions sous le charme, et émus aux larmes.
Il nous a fait l'honneur de revenir quelques mois plus tard, dans notre cave, et ce fût un succès...
Je vais sans hésiter commander ce livre CD.
"Réveillez nous quand le monde aura du talent"
C'est ce qu'il nous dit...
Merci encore pour votre immense travail, un vrai régal!
Odile