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  • : SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred Hidalgo)
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…
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  • Fred Hidalgo
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 10:00
L’aventure commence à l’aurore
 
   
« En somme, après Brel le chanteur et Brel l’acteur, voici Brel l’aventurier, dans ce qui sera le premier livre consacré à sa vie d’après… » C’est mon éditeur de L’Archipel (le bien-nommé pour une histoire qui se déroule pour l’essentiel dans celui des Marquises !) qui a réagi ainsi après avoir lu mon manuscrit. Bien vu. S’il n’y avait évidemment aucun intérêt à écrire une nouvelle biographie de l’artiste (d’autant moins que, sur plusieurs dizaines de titres consacrés à Brel depuis 1964, il en existe trois ou quatre vraiment excellentes parues depuis sa mort, dont celle de Marc Robine que j’eus le bonheur d’éditer moi-même en 1998), en revanche il y avait urgence à raconter enfin « sa vie d’après »…
  
couv-Brel.jpg
 
Sa vie d’après sa vie d’artiste. Celle qu’il a vécue dans une ’île de l’archipel le plus isolé au monde. Urgence, oui, car on l’ignore encore, mais aux Marquises, où gémir n’est pas de mise, Jacques Brel a réalisé pour de bon ce qu’il s’était « contenté » jusqu’alors, avec le talent immense que l’on sait, de mettre en musique. Après les paroles, les actes ! Don Quichotte dans les îles comme jadis à la scène. Ce faisant, il a fait de sa vie l’égale de son œuvre : un chef-d’œuvre !
 
Ce qu’il avait rêvé éveillé tout enfant (« L’enfance / C’est le droit de rêver / Et de rêver encore… »), puis théorisé de façon si brillante – imprimé sur papier, gravé sur disque, interprété sur scène, porté à l’écran (Le Far West…) et, bien sûr, proclamé haut et fort dans ses interviews –, il lui a fallu moins de trois ans, ses trois dernières années, pour le mettre en pratique aux Marquises. Loin d’être une sorte d’appendice à sa vie d’artiste, parachevée avec sept ou huit chansons majeures, sa vie d’être humain dans cet archipel nommé par ses premiers habitants Fenua Enata, c’est-à-dire la Terre des Hommes (inconditionnel de Saint-Ex’, pareil « hasard » n’a pu que conforter Jacques dans sa décision de s’y installer), aura été plus qu’un aboutissement, un véritable accomplissement.
 
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C’est là, aux Marquises où « passent des cocotiers qui écrivent des chants d’amour », où « la mer se déchire infiniment brisée / Par des rochers qui prirent des prénoms affolés », que l’œuvre de Jacques Brel a pris tout son sens, comme on transforme un essai, légitimée et validée rétrospectivement par ce voyage au bout de la vie. Là, enfin, qu’en allant au bout de sa quête altruiste, au bout de lui-même, l’homme a définitivement fusionné avec l’artiste.
Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d’une possible fièvre
Partir où personne ne part…
 
 
C’est en Polynésie en effet que Brel, touchant le rivage d’Hiva Oa pour se reposer le temps d’une escale et finalement installé à demeure sans l’avoir prémédité, réalisa l’essentiel de ses rêves d’enfant, à la fois Mermoz, Saint-Exupéry et chevalier errant dans le ciel agité des Marquises. Mais surtout – c’est à croire que les Marquises étaient un lieu prédestiné pour le Grand Jacques –, c’est là qu’il se métamorphosa, tel un papillon sortant de sa chrysalide. Artiste majuscule, Jacques Brel l’était déjà avant de quitter le Vieux Monde. Sans les Marquises, il serait resté l’un des géants de son art, au firmament de la chanson. Certes… mais rien d’autre que cela : un auteur, un compositeur et un interprète, aussi brillant fût-il. Aux Marquises, après une période de purgatoire maritime, sans jouer au bon Dieu pour autant (d’ailleurs, a-t-on jamais entendu jurer autant que Brel dans son paradis terrestre ?), il est devenu bien plus et beaucoup mieux qu’un artiste : loin de l’artifice des planches, loin du commun des mortels, Jacques Brel est devenu un Homme.    
           
Au départ, mes amis de Si ça vous chante le savent bien, j’étais parti sur les traces du Grand Jacques jusqu’en Polynésie, sans idée préconçue et surtout sans autre objectif que de faire un beau voyage, rêvé depuis trente ans, et d’en proposer ici le reportage. On est partageux ou on ne l’est pas, moi je ne sais pas aimer sans partager. « Y en a qui ont le cœur dehors / Et ne peuvent que l’offrir… » Je n’ai jamais compris « ces gens-là » qui prétendent aimer en gardant tout pour eux et en eux, en onanistes satisfaits et apparemment comblés.    
Allons, il faut partir
N’emporter que son cœur
Et n’emporter que lui
Mais aller voir ailleurs…
        
     fredAeroport.jpg
  
Une fois sur place, nous avons découvert ce que nous ne soupçonnions pas, du moins pas à ce point-là ! Non, impossible d’imaginer à quel point Jacques Brel a marqué l’histoire des Marquises, où l’homme, on ne peut plus simple et modeste que les habitants d’Atuona croisaient chaque jour dans les rues du village, est devenu aujourd’hui un mythe. En fait, « il l’était déjà de son vivant », m’a assuré son ancien imprésario et fidèle ami Charley Marouani, impressionné par le chagrin profond des autochtones le jour où ils l’accompagnèrent à sa dernière demeure, là-haut, au cimetière du Calvaire, tout près de Gauguin. Après le Grand Tiki d’Hiva Oa, effigie géante d’un ancien dieu des Marquisiens, le Grand Jacques d’Atuona... Et ce qui devait n’être qu’un reportage ponctuel, sur les lieux où le « géant » Belge, « flamand et d’origine espagnole », vécut les dernières années de sa vie, s’est transformé au retour de ce long séjour en Polynésie, en feuilleton à suivre, plusieurs mois durant ; à suivre… et suivi à chaque épisode par davantage de lecteurs. Avides d’en savoir plus, réclamant impatiemment la suite et laissant des commentaires passionnés.  
    
Un « feuilleton » parce que je ne savais pas – je ne pouvais pas ! – résumer, expédier, en un seul sujet le portrait qui s’est esquissé puis dessiné très vite sur place, d’un homme au comportement vraiment et définitivement extraordinaire. À l’écoute des autres bien que grande gueule, au service des autres l’air de rien… mais prêt, toujours, à affronter les éléments pour effectuer avec son bimoteur des évacuations sanitaires d’urgence ou transporter jusqu’à Papeete, distante de 1 500 km, des femmes dont l’accouchement risquait d’être délicat… Toujours de façon désintéressée, bien sûr, et toujours bénévolement, est-il utile de le préciser ? Sans parler du reste, du courrier postal, du ravitaillement en vivres et en médicaments, de son engagement dans le développement sanitaire et culturel d’Hiva Oa… Si ça n’est pas de l’altruisme, tout cela, de la fraternité comme on en manque tant aujourd’hui, qu’est-ce donc ?! « Quand on n’a que l’amour / À s’offrir en partage… » Bref ! Bien que s’étant étalé sur quinze épisodes, le « feuilleton » a dû faire l’impasse sur de grands pans de cette vie si méconnue d’un homme qui n’a jamais tant mérité qu’aux Marquises son surnom de « Grand » Jacques, et j’ai dû me résoudre, au prix d’une terrible frustration, à « rentrer chez moi » le cœur en déroute et quantité d’anecdotes et de témoignages sous le bras.
     
tikiBrel
   
Seulement, cette frustration, je n’allais manifestement pas être le seul à la ressentir... Outre les commentaires internes au blog allant dans ce sens, au fil du temps de plus en plus de gens m’ont fait part de leur envie d’en apprendre plus, faisant monter la pression en moi. Déjà que l’envie ne manquait pas... Malgré tout (j’en sais quelque chose pour avoir accompagné « mes » auteurs dans l’élaboration de leurs propres ouvrages durant un quart de siècle), on doute toujours de soi, c’est humain. Alors, vous vous branchez surtout à l’écoute de vos amis les plus fiables, c’est-à-dire les moins intéressés et flatteurs qui soient. Les amis, quoi. À la vie, à la mort. Les copains d’abord ! Entre autres et surtout de Jean Théfaine qui, à force d’insister, à force de l’entendre me dire qu’il fallait absolument publier ce récit, a fini par me faire promettre au printemps 2012 – trois mois avant sa mort – « d’en faire un livre ». Promesse tenue, cher Jean. J’espère que quelque part, là-haut, ailleurs, tu expliques au Grand Jacques que tu en es le principal responsable…
    
D’autres journalistes encore, anciens de Chorus également, en lesquels vous avez entière confiance, qui savent de quoi ils parlent quand ils parlent de chanson, de livres... et de Brel : Serge Dillaz, Marc Legras, Jacques Vassal… Et puis des professionnels que vous respectez infiniment, comme Jean-Michel Boris qui assista à tous ses spectacles à l’Olympia, toujours avec lui en coulisses. Des artistes aussi, dont l’un des principaux de la chanson francophone contemporaine (que je tiens en haute estime car, à l’instar du Grand Jacques, l'homme est en phase avec son œuvre) m'écrivant ceci (dans un courrier privé, je ne citerai donc pas son nom) : « Où qu’“il” soit, je suis sûr qu’il est heureux, et peut-être même un peu fier, de votre beau travail. Bravo. À quand le livre ? » Ou encore – cerise inattendue sur la Madeleine ! – Didier Daeninckx, l’un de mes écrivains préférés, me confiant qu’il attendait « maintenant le livre », n’ayant cessé, « passionné par le feuilleton », d’inciter au fil des épisodes tous ses amis à le découvrir sur Si ça vous chante
 
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Et nous voilà ce soir, comme disait « un certain »... Après une longue enquête complémentaire du reportage initial, qu’elle enrichit de plus de deux cents pages par rapport à l’ensemble de la saga bloguesque. Avec un ouvrage que j’ai voulu comme un document, dans le fond, mais traité comme un roman dans la forme. Nous voilà donc ce soir, oui, ou plutôt ce matin – comme l’indique le texte de quatrième de couverture établi par l’éditeur – puisque l’aventure commence à l’aurore.
 
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Qu’ajouter à cela ? Rien, évidemment, qui concernerait la « qualité » éventuelle du résultat, ça n’est pas à moi de le commenter. Mais quelques précisions. Pour rappeler, primo, que Jacques Brel est, a toujours été et restera entre tous mon artiste de prédilection, comme je l’explique dans le premier chapitre (« Du Plat Pays aux Marquises »). Pour avouer, secundo, que ce récit, né d’un reportage effectué en septembre et octobre 2011 – où s’impose le parallèle avec Gauguin, défenseur acharné des Marquisiens, où l’on croise Antoine, Barbara, Brassens, Ferrat, Gréco, Lama, Perret, Reggiani, Salvador, Ventura… et François Mitterrand –, m’aura envoûté, corps et âme, durant dix-huit mois (automne 2011-printemps 2013). Demandez-le à mon entourage !
 
Chemin faisant, comme dirait Gilles Vigneault, le livre – qui reconstitue les quatre dernières années du Grand Jacques (et revient en flash-back sur des pans incontournables de sa carrière d’artiste) – passe évidemment par l’enregistrement de son dernier album, narré dans le détail (chapitre 17, « Quelques chansons marines »), et malheureusement par l’évolution de sa maladie et les circonstances encore bien méconnues de sa mort à Paris (ch. 20 et 21 : « Ne me quitte pas » et « Mourir pour mourir »), alors que, quelques semaines plus tôt, Jacques formait encore bien des projets, dont ceux de continuer à écrire des chansons, mais oui, peut-être même une comédie musicale ainsi qu’un livre dont il avait déjà le titre : Comment écrire une chanson. « Mais je ne parlerai jamais ni de musique ni de music-hall ni de chansons. Ce serait une dizaine de nouvelles d’après ma vie, des choses que j’ai faites. Ce serait la vie. Toutes ces chansons, on ne peut les écrire qu’en vivant… »
 
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La Camarde aura fauché net toutes ces envies, bien avancées déjà, comme celle, aussi, de monter un (ou plusieurs) spectacle(s) en plein air à Hiva Oa… Jacques Brel est mort à Paris de s’être « trop meurtri », de s’être « trop donné ». Non pas de cette maladie dont on cache le nom, comme l’écrivait Brassens, non pas du cancer « par arrêt de l’arbitre », mais d’une embolie pulmonaire consécutive à la chasse éhontée dont il avait été l’objet – et la victime – de la part des paparazzi...
 
« Last but not least », comme aurait dit Gainsbarre : le chapitre 16 (« Avec l’ami Jojo ») revêt une importance particulière dans le livre, grâce à la découverte à Hiva Oa (ô sublime cadeau du destin !) d’une cassette enregistrée par Brel lui-même dans son salon ! Une cassette où il chante avec une voix impressionnante de puissance, malgré la qualité technique médiocre du son, en s’accompagnant à l’orgue électronique ! Des esquisses de La ville s’endormait (encore sans le coup de griffe à Jean Ferrat !) et surtout de Jojo, qui montrent combien l’auteur-compositeur avait besoin de remettre sur le métier son ouvrage, pour transformer ses premières approches, des plus « scolaires », en chefs-d’œuvre immortels.
 
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Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon voyage, je l’espère, dans le sillage du Grand Jacques. Du Plat Pays jusqu’aux Marquises, d’Askoy en Jojo, tous deux miraculeusement retrouvés, préservés et restaurés. Sur les traces de celui qui avait « le cœur si large » qu’on y entrait « sans frapper » et qui, ayant « le cœur dehors », ne pouvait « que l’offrir ». Ce voyage, j’y ai mis moi-même tout mon cœur (et ma chère et tendre, le sien) pour rendre cet homme, terriblement attachant dans ces lointaines contrées posées « sur l’autel de la mer », aussi proche que possible du lecteur. Alors, si ça vous chante d’en être, je vous convie amicalement à bord. Pour que l’aventure, qui commence à l’aurore, dure... et se poursuive longtemps encore.
L’aventure commence à l’aurore
À l’aurore de chaque matin
L’aventure commence à l’aurore
Et l’aurore nous guide en chemin...
 
_____________
 
• Jacques Brel, L’aventure commence à l’aurore, de Fred Hidalgo, 384 pages (format 154 mm x 240), chez L’Archipel (en librairie le 4 septembre en France, Belgique et Suisse, fin septembre au Québec… ou par correspondance via les sites web). Outre un cahier photo couleur hors texte de 12 pages sur le voyage au bout de la vie de Jacques Brel (avec son bateau, son avion, ses amis…), le livre propose en annexes une chronologie (complétée de propos de l’artiste en situation) et une discographie très détaillées, une filmographie complète, une bibliographie sélective, ainsi qu’une présentation des Éditions Jacques-Brel. Le corps du récit lui-même se compose de vingt-cinq chapitres, dont un prologue (« Le principe d’imprudence ») et un épilogue : « Il pleut sur l’île d’Hiva Oa… »
 
 

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Published by Fred Hidalgo - dans Actu livres
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commentaires

djinn riou 06/07/2017 13:55

J'ai été heureuse de découvrir votre dédicace sur le livre offert par une amie qui savait mon admiration des chanteurs, dont Jacques Brel, Ferré, Ferrat, Brassens, chanteurs qui ont marqué une époque où nous aspirions à une nouvelle façon de penser. Félicitations pour votre livre que j'ai lu en deux jours et qui m'a procuré beaucoup de plaisir.

Fred Hidalgo 07/07/2017 12:10

Merci pour votre commentaire... et surtout très heureux d'avoir pu vous procurer ce plaisir. Mais avec un homme tel que Jacques Brel, qui a réalisé son impossible rêve en s'installant aux Marquises, dans l'anonymat le plus total, c'était simple. Je ne remercierai jamais assez ses amis sur place - qui sont désormais les miens - de m'avoir accordé leur confiance...

Denis Larocque 21/03/2015 20:03

Je découvre à l'instant votre site monsieur Hidalgo et il est question de "Jacques", notre Brel. Superbe, garni, riche et contenant de belles trouvailles. Merci pour tout ça car je suis un inconditionnel. Depuis mes 15 ans, en '65, Brel est pour moi un père spirituel faute de trop d'absence de mon géniteur. Sans lui j'aurais sûrement "mal tourné", comme on dit chez nous. Il a formé ma tendresse, mon regard sur la vie et les gens, il m'a permis de laisser libre cour à mon hypersensibilité dans un contexte où ce n'était pas si simple. Vous en serez surpris mais il m'a aidé et guider à aimer les femmes, à bien les aimer même, à leur être attentif sans pour autant y perdre mon identité. Brel est encore aujourd'hui l'oxygène de mes crises d'angoisses et ce depuis 47 ans. J'écoute le grand Jacques plusieurs fois par semaine et forcément, moult fois les même pièces. N'ayez crainte, je ne suis pas "voodoosé" par Brel. C'est tout simplement que comme l'air, le soleil, l'eau, le bonheur et bien plus encore, je reçois ses paroles et sa voix comme si c'était la première fois, ou, à tout le moins, avec le même immense plaisir, la même sérénité. L'homme et ses chansons sont la nourriture de mon âme, tout de suite après la "lumière", ma source de vie. Je me permets de partager avec vous deux fabrications "maison" concernant Brel.

Une texte de Philippe Delerm .......
http://www.vuglobal.com/apprendre_la_mort_de_brel/

La captation sonore des 3 géants, ce 6 janvier 1969........... http://www.vuglobal.com/brel_ferre_brassens/

Attendez un peu... Je re-visite mon petit montage de janvier 2011 pour me rendre compte que vous avez, monsieur Hidalgo, fait la présentation de cette rencontre, en page 142-143 et 144, pour le magazine Chorus ( #20 Été 1997 ), dont je me suis procuré copie.
Tout s'explique donc ! Ce n'est pas d'hier votre attachement pour le grand Jacques. Intéressant tout ça tout de même.

Merci d'être un témoin de grande qualité quant à la mémoire de notre Brel et soyez assuré que je vais parcourir avec attention votre blog et votre site internet. Je viens tout juste de me commander une copie de "L'aventure commence à l'aurore". J'affectionne tous les livres et documents qui concerne mon père spirituel. C'est avec frénésie que j'attends votre témoignage.

À bientôt peut-être.

Denis Larocque
Québec, Canada
denislarocque.com

Fred Hidalgo 30/03/2015 10:59

Merci beaucoup pour votre commentaire, cher Denis !
...Et non, comme vous le verrez à la lecture de mon livre, ça n'est pas d'aujourd'hui seulement ni même d'hier que je m'intéresse à notre cher Grand Jacques... Quant àa la table ronde Brel-Brassens-Ferré, outre sa toute première publication intégrale dans le n° 20 de CHORUS (Les Cahiers de la chanson), j'ai eu aussi le bonheur d'en être l'éditeur en 2003 sous forme d'un beau livre dans le "Département chanson" coédité par Chorus et Fayard que je dirigeais : texte intégral, remise (passionnante) en situation par l'auteur de l'entretien, François-René Cristiani, le tout illustré de quelque CINQUANTE photos inédites (dont une bonne part en couleur) de Jean-Pierre Leloir... Aujourd'hui, Chorus (disparu brusquement durant l'été 2009) n'existe plus, mais Fayard continue de commercialiser cet ouvrage...
Savez-vous que je prolonge "L'aventure commence à l'aurore" par une conférence que je présente là où l'on veut bien m'inviter, rien que pour le plaisir de partager toutes ces découvertes autour de "l'histoire fabuleuse du Grand Jacques aux Marquises" ? Comme j'aimerai retourner dans la Belle Province pour la présenter... A toutes fins utiles, voici un lien vers mon site qui apporte des précisions :
http://fred-hidalgo.fr/conference/

Fred Hidalgo 16/01/2014 12:16

FRED HIDALGO AUX LECTEURS ET LECTRICES DE « SI ÇA VOUS CHANTE »
J’ai plaisir à vous informer – entre autres articles consacrés à mon livre sur Jacques Brel aux Marquises – de la mise en ligne d’un long sujet, nourri notamment d’un entretien, signé Albert Weber
(ex-“Dernières Nouvelles d’Alsace”), spécialiste globe-trotter de la Francophonie, sur son site “Planète Francophone”.
Il s’agit d’un “papier” traité sous l’angle “Bilan et perspectives”, qui explique au passage comment je me suis décidé à prolonger, avec une enquête complémentaire, le reportage que j’avais écrit
pour ce blog, pour en faire finalement un livre. Je remercie son auteur pour ce travail très complet, que je ne peux que recommander à ceux et celles qui apprécient Jacques Brel ou qui, tout
simplement, me font l’amitié de suivre mon travail sur la chanson depuis 1980.
Voici en hors d’œuvre, ci-dessous, le “chapeau” de cet article ; le plat de résistance est à découvrir sur ”Planète Francophone”.

JACQUES BREL / FRED HIDALGO :
“L’aventure commence à l’aurore”… et se poursuit encore !

C’est une info “Planète francophone” (et seulement une des facettes de l’actualité liée à cet ouvrage d’ores et déjà de référence) : après deux premières réimpressions en octobre et décembre de son
livre sur Jacques Brel aux Marquises, “L’aventure commence à l’aurore”, paru en septembre dernier, Fred Hidalgo travaille actuellement à une édition “revue et augmentée”, enrichie de nouveaux
témoignages.
Un ouvrage de référence, puisqu’il s’agit du premier exclusivement consacré à l’aventurier, du jour où il largue les amarres du port d’Anvers (24 juillet 1974), après son retrait de la scène et des
plateaux de cinéma, à celui de ses obsèques à Hiva Oa (13 octobre 1978). Une première dans l’importante bibliographie de Brel, bien que trop de médias, croyant sans doute qu’il s’agissait
simplement “d’un livre de plus” sur l’artiste, l’ont (jusqu’à présent) passé sous silence. Les autres, à l’instar des lecteurs “lambda”, unanimes, ne tarissent pas d’éloges à son sujet.
Les absents ont toujours tort, dit le bon sens populaire ; ce qu’en d’autres termes Brel traduisait ainsi : “Il faut toujours aller voir…” L’occasion pour nous, en tout cas, de faire le point avec
l’auteur de ce livre, cinq mois après sa sortie en librairie. Un sujet entre (premier) bilan et perspectives, confidences et révélations. Décollage immédiat pour les Marquises…

Fred Hidalgo 16/01/2014 12:19



Et voici le lien vers PLANETE
FRANCOPHONE, en vous souhaitant, je l’espère, une bonne lecture… et en restant à votre disposition pour toute précision concernant cet ouvrage (voire tout envoi d’exemplaire
dédicacé) :


http://planetefrancophone.fr/actualites/jacques-brel-fred-hidalgo-laventure-commence-a-laurore-et-se-poursuit-encore/



bellantonio claude 31/12/2013 19:18

Bonjour .
Un grand merci pour ce livre et pour les mises au point de " l'affaire ANTOINE " .
J'ai eut l'occasion d'en discuté avec lui et cela la vraiment touché toutes cette polémique .
Dailleur au salon nautique de Paris la fille de Brel est venue embrassé Antoine , il a co-présenté une émission en Belgique et a offert a la fondation Brel un film Super 8 qu'il avait tourné .
Bien amicalement .
Claude

Julius Trébuchet 27/10/2013 08:38

Aux Marquises l'expression indiquant à la fois le lieu de naissance et de vie des autochtones, en langue vernaculaire propre à ces îles, ne correspondrait-elle pas plutôt à "TE HENUA ENATA" qu'à
"Fenua enata" ?
Merci pour votre réponse.

Fred Hidalgo 15/11/2013 15:26



Bonjour,
Pour répondre en toute certitude à votre question, il faudrait que j'interroge mes amis marquisiens. Mais l'expression "Fenua Enata", à en croire les intéressés,
correspond bien, quant à elle, au nom originel de leur île qui signifie "Terre des Hommes".