Profil

  • Journaliste depuis 1971, créateur de plusieurs journaux dont le mensuel « Paroles et Musique » (1980-1990) et la revue « Chorus » (1992-2009). Editeur depuis 1984 et créateur en 2003 du « Département chanson » chez Fayard.
  • Le blog de Fred Hidalgo

Présentation

  • : Le blog de Fred Hidalgo
  • : Parce que c’est un art populaire entre tous, qui touche à la vie de chacun et appartient à la mémoire collective, la chanson constitue le meilleur reflet de l’air du temps : via son histoire (qui « est la même que la nôtre », chantait Charles Trenet) et son actualité, ce blog destiné surtout à illustrer et promouvoir la chanson de l’espace francophone ne se fixera donc aucune limite…

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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 12:07

Et tous ces hommes qui sont nos frères…

 

Le plus dur, après une longue parenthèse passée sans écrire, a été de s’y remettre, et puis le déclic s’est produit et tout a repris comme avant : six mois pour esquisser quatre chansons et six mois encore pour en avoir dix-sept prêtes à être mises en boîte ! Tout ? Presque tout, oui, car avant de regagner Paris pour enregistrer l’album avec ses fidèles complices, le Grand Jacques a regoûté aux joies de la chanson vivante, comme à ses débuts, lors d’un « tour de chant » aussi improbable que généreux. Une histoire de tendresse, émouvante et magnifique…

 

cote.jpg

 

Finalement, cet album sans titre, qu’on appelle néanmoins Les Marquises, battra tous les records de vente de l’histoire du disque. Plus d’un million d’exemplaires précommandés par les disquaires ! Sans que l’intéressé ne l’ait cherché ni même espéré. Au contraire : non seulement il a refusé tout net d’être impliqué dans sa promotion, mais il a également fait promettre à son producteur, Eddie Barclay, de le sortir sans privilégier aucun média ni mener de campagne commerciale ; promesse que Barclay le futé, le malin, le roublard, tiendra à la lettre – aucune publicité, pas d’affichage, rien de tout cela – mais saura détourner avec une rare habileté.

En mettant le disque en vente au même instant, partout en France, via la communication simultanée du code des cadenas scellant les containers dans lesquels ont été acheminés les disques (Barclay a engagé des dizaines de téléphonistes chargés d’appeler les grossistes), et en autorisant les radios à le diffuser dans le même temps – et en entier, car c’est un événement sans précédent que ce « retour » de Brel à la chanson –, l’astucieux homme d’affaires va créer un engouement jamais vu en la matière. J’en témoigne personnellement : après avoir commencé d’écouter le disque à la radio un peu avant 13 heures (en compagnie de notre ami Louis Bresson – voir « Brel-3-4 » – avec lequel nous animions alors un hebdomadaire régional créé ensemble : tout s’enchaîne et tout se recoupe…), je franchissais dès l’après-midi le seuil de mon disquaire... Ne serait-ce que pour ce titre unique où les protagonistes « se tiennent par les yeux », seuls au monde au milieu de la foule, l’une des plus grandes chansons francophones qui soient, une histoire d’amour déchirante, merveilleusement écrite et décrite, dont Brel lui-même disait que c’était sa plus belle chanson d’amour… 

 

 

Pour le producteur, appelé à faire la promotion de l’album sans la moindre participation de son auteur (parti de Paris sitôt l’enregistrement terminé), le défi était grand. Alors, il a fait preuve d’imagination… Mais quand même, suggère-t-il à Jacques avant son départ, si les médias, la télé en particulier, veulent qu’on leur envoie quelqu’un pour en parler, ne serait-il pas judicieux de remettre le disque avant sa sortie à un journaliste qui connaîtrait bien son œuvre ? Jacques réfléchit et accepte de déroger à sa règle concernant les envois en service de presse (n’envoyer le disque à personne avant qu’il ne soit en vente et ne donner aucune exclusivité). Il convient du bien-fondé de la suggestion, à cette réserve près que le destinataire ne sera pas un journaliste. Il y a une personne, une seule, à laquelle il veut bien que Barclay apporte le disque la veille de sa sortie. Et si la personne en question accepte d’en parler, dans les termes qu’elle jugera bons, libre à elle ! C’est entendu, lui dit Barclay. Mais de qui s’agit-il ? Et Jacques de lui répondre : « François Mitterrand. »

Nous sommes en 1977. Mitterrand n’est encore que secrétaire général du parti socialiste. Mais il a déjà la carrure d’un homme d’État. Les législatives de 78 se profilent : il est question de programme commun entre le PC et le PS… Mais surtout, Mitterrand est un homme de lettres que Jacques apprécie. Sur l’Askoy, il avait emporté La Paille et le Grain. Et puis, il y a cette chanson, Jaurès, qui devrait lui parler : « Demandez-vous, belle jeunesse / Le temps de l’ombre d’un souvenir / Le temps du souffle d’un soupir / Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? / Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?… »  

 

 

D’aucuns, pensant que Brel, fils de bourgeois, ne s’est jamais engagé politiquement, s’étonneront de ce choix. D’autant qu’il est et reste citoyen belge. C’est méconnaître son parcours, sa participation à nombre de galas libertaires… et son soutien passé à Pierre Mendès France. Le jeudi 23 février 1967, il avait en effet participé, à Grenoble, à un meeting de soutien à l’homme politique, candidat aux prochaines législatives. Le 25, celui-ci lui écrivait une superbe lettre (dont Mme Marie-Claire Mendès France confia, en exclusivité, une copie à Marc Robine en vue de son livre Grand Jacques, 1998, op. cit.), pour le remercier : « Je savais certes que les Grenoblois vous assureraient le succès qui vous est habituel, mais je ne savais pas que serait à ce point sensible pour la salle l’ardeur exceptionnelle que vous avez manifestée pour la signification de cette soirée. Mendes-France.jpgTrès sincèrement je pense que personne d’autre que vous n’aurait pu exprimer si clairement aux Grenoblois que l’association de nos deux noms n’était pas ce soir-là une rencontre de hasard. » Avant d’ajouter une note personnelle : « J’oublie maintenant le contexte politique pour vous dire que vous avez tort de ne pas accepter d’être traité de “poète”. Je suis personnellement convaincu que, depuis jeudi soir, j’ai un ami de plus et qu’il s’agit d’un poète. »

Début mars, Jacques Brel persiste et signe, tout en apportant des précisions : « J’ai fait la campagne de Mendès France. Ce n’est pas un acte politique, mais un acte en fonction d’une politique. Je trouve désolant qu’un pays comme la France n’ait pas, à la Chambre des députés, un homme de la valeur de Mendès France. Il y a des hommes dont on n’a pas le droit de se priver… » On le voit aussi poser dans la presse avec François Mitterrand ou Gaston Deferre. Sa photo avec celui-ci, alors maire de Marseille, fait la une du Provençal le 3 mars 1967, deux jours avant le premier tour, avec cette déclaration du chanteur : « Oui, je suis aux côtés des hommes de progrès. Car lutter pour l’amélioration de la condition humaine, préserver la dignité de l’individu, ce sont là des idées qui ont été soutenues plutôt par Jaurès que par Napoléon III, n’est-ce pas ? » Jaurès, eh oui… Jaurès déjà !

 

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Dix ans plus tard, à Hiva Oa, faisant écouter son travail en cours à ses hôtes de passage, il expliquera les raisons qui l’ont conduit à écrire une telle chanson, ici, aux antipodes, dans ce paradis apparent de Polynésie : « J’ai écrit Jaurès parce que pour moi c’est l’élément le plus pur de la gauche française. […] Ce n’est pas une chanson sociale du tout. J’ai voulu faire une chanson socialiste.  […] Et peut-être que, vivant en Europe, je n’aurais pas écrit cette chanson, ou autrement… » (Maddly Bamy, Tu leur diras, op. cit.) En Europe, à vrai dire, Jacques avait déjà écrit une chanson proche du même thème, annonciatrice de Jaurès… où, tout en montrant son mépris total et définitif de l’argent, son rejet implicite du monde de la finance, il mettait en garde la société bien-pensante devant les « humiliés d’espoirs meurtris ». Chanson dont la chute était annonciatrice aussi – dix ans avant – de Mai 68 :

Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité […]
Qu’il ne s’agenouille pas
Devant tout l’or d’un seigneur
Mais parfois pour cueillir une fleur […]

Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité
Avant que les autres hommes
Qui vivent dans la cité
Humiliés d’espoirs meurtris
Et lourds de leur colère froide
Ne dressent aux creux des nuits
De nouvelles barricades…
(L’Homme dans la cité, 1958, N.E.M. Caravelle)

 

 

Le 19 novembre 1977, deux jours seulement après la sortie des Marquises, François Mitterrand est invité sur Antenne 2 pour en parler ! Barclay n’a pas tardé à passer le message aux médias et c’est donc la deuxième chaîne de télévision nationale qui obtient cette exclusivité. Mitterrand, qui a reçu le disque la veille, a seulement eu le temps de l’écouter dans la matinée… et à 15 heures, il est déjà en direct dans l’émission Hebdo chansons, Hebdo musiques, présentée par Luce Perrot ! 

J’ai retrouvé ce document que je vous offre ici en partage. Sans le paraphraser inutilement, il faut toutefois relever la justesse des propos de François Mitterrand, son analyse si pertinente sur le poète et sur l’homme. Sur la richesse de son écriture, de plus en plus épurée et simple, « ce langage savoureux, celui du Belge amoureux de la langue française, qui apporte les intonations, les inflexions, la richesse et, je le répète, la saveur du pays dont il est issu ». Il parle de Brel et de la solitude, de Brel et des femmes, de Brel et de l’impertinence, de Brel et de la mort. Il évoque sa colère, son amour, son espérance, son désespoir… Et, assure-t-il, « tout cela compose, je le crois vraiment, un événement qui compte dans la sensibilité moderne… »  

 

 

Puis il se déclare de sa parenté, « comme quelqu’un qui écoute et comme quelqu’un qui lit et qui admire la capacité créatrice d’un homme comme lui ». Et surtout, François Mitterrand met le doigt sur un point extrêmement important (et même capital à mes yeux, après ce voyage aux Marquises et la rencontre des gens qui ont connu le Grand Jacques sur place), sur la différence entre le Brel d’avant (celui qu’il connaissait : « Beaucoup de choses nous avaient réunis… ») et celui d’aujourd’hui, tel qu’il apparaît ici : « …Les thèmes que je retrouve dans le disque d’aujourd’hui formaient déjà le fond de sa conversation. La différence, c’est que maintenant il a vécu tout ce qu’il dit ; à l’époque, il se contentait de projeter. Maintenant, c’est sa vie, c’est sa solitude, c’est son voyage, ce sont ses questions, et la dimension naturelle que prend cette musique, que prennent ces paroles, est d’un tout autre ordre, à mon sens – tout en développant les qualités qui sont les siennes –, d’un tout autre ordre que ce que nous avons connu naguère. »

C’est fort bien vu, Monsieur Mitterrand ! Et voilà pourquoi cet album est le plus accompli de toute la discographie de Brel, n’en déplaise aux pisse-froid qui, à sa sortie, ont eu le culot de reprocher à Brel « de continuer à faire du Brel » ! Auraient-ils voulu, ces gens-là, qu’il fît du Brassens ou, peut-être, du Claude François, voire du disco… ?!  

 

 

Une chose est sûre, c’est bien à Hiva Oa – contrairement à la vision réductrice que l’on avait jusqu’à présent de ce séjour dans les mers du Sud – que la personnalité de Jacques Brel s’est vraiment et franchement épanouie, qu’elle s’est réalisée comme un aboutissement. Lors de sa vie de chanteur, son personnage avait seulement théorisé (certes de façon brillante) ce que l’homme allait mettre pour de bon en pratique aux Marquises. Jusqu’alors, il avait « mal aux autres »… sur le papier ; aux Marquises il a tout donné, physiquement, de sa personne, au quotidien et sans compter. « L’action seule libère », disait Blaise Cendrars. Dès lors, on le comprend d’autant mieux… et on l’apprécie d’autant plus.

Dernier exemple, qui montre son extrême générosité, sa compassion et son empathie pour autrui : c’est une histoire vécue qui nous est revenue in situ plusieurs fois aux oreilles, et a été recoupée par des confrères polynésiens. Une histoire dont Marc Bastard – le grand ami de Jacques à Hiva Oa, celui qui l’avait vu débarquer la première fois de l’Askoy, pendant qu’il pêchait dans la baie de Tahauku (voir « Brel-5 ») – a été indirectement à l’origine…

Nous sommes en juin 1977. Jacques Brel a quasiment terminé ses chansons et attend maintenant, avec impatience, de les faire découvrir à ses musiciens Gérard Jouannest et François Rauber. Il a d’ailleurs prévu de travailler avec eux, durant une ou deux semaines à Paris, avant d’entrer en studio (ce qui se fera chez Jouannest et… Juliette Gréco, réunis à la ville comme à la scène depuis 1968, un an après les adieux de Brel). Aux Marquises, Jacques a déjà eu l’occasion de les partager avec ses invités, mais seulement (à une ou deux exceptions près, comme avec PRT à Tahiti, au piano, et seulement pour quelques chansons en cours de création) à travers son magnétophone. Mais là, dans son salon d’Atuona, va intervenir un événement exceptionnel : le tout dernier « récital » de Jacques Brel !  

 

     

L’histoire est réellement magnifique. Trop belle pour être vraie, diront les grincheux habituels qui, n’ayant que leur intérêt en tête et que le profit pour quête, ne peuvent imaginer de tels comportements chez d’autres. « Bien sûr tout ce manque de tendre / […] Bien sûr l’argent n’a pas d’odeur / Mais pas d’odeur vous monte au nez… » (Voir un ami pleurer) Mais vraie de vraie, l’histoire… Aussi authentique que Brel était sincère et spontané. Elle met en scène une jeune femme marquisienne originaire de Fatu Hiva, qui répond au prénom d’Henriette, un ancien baroudeur de la Marine et des services secrets nommé Bastard et un chanteur au cœur tendre qu’on appellera Jacky. « Y en a qui ont le cœur dehors / Et ne peuvent que l’offrir / Le cœur tellement dehors / Qu’ils sont tous à s’en servir… » Souffrant de troubles graves de la vue, Henriette avait été hospitalisée à Papeete puis évacuée à Paris pour être opérée à l’Hôtel-Dieu. À son retour à Hiva Oa, Marc Bastard s’empresse de prendre de ses nouvelles. « “J’ai aperçu l’ombre de la tour Eiffel et puis ce fut la nuit totale”, me dit-elle. En fait, elle était devenue aveugle et sa sœur Angéla l’accompagnait. Henriette ne s’apitoyait pas sur elle-même ; elle était même souriante. “À l’hôpital, figure-toi, j’ai entendu pour la première fois les chansons de Jacques Brel. Cela m’a fait du bien…” Après un moment d’hésitation, elle poursuivit : “Je sais que tu le connais bien… Crois-tu qu’il accepterait de me parler ?” »  

 

 

Marc savait que le matin, Jacques travaillait à son disque, et il ne voulait pas risquer de le déranger. Mais comme « il n’était pas question de décevoir Henriette », il lui répond : « Attends-moi dix minutes, je reviens te chercher. » Le témoignage de Bastard, alors prof de maths à Sainte-Anne, se poursuit ainsi : « Je grimpai la colline. Il était sur la terrasse en train de nourrir ses perruches ; je lui parlai d’Henriette… “Amène-là”, dit-il simplement. » Que croyez-vous donc qu’il arriva ? « Un quart d’heure plus tard, se rappelle Bastard, Jacques Brel prenait sa guitare et fredonnait pour Henriette sa chanson Les Marquises qu’il avait terminée la veille. » Et Marc de noter encore que « de grosses larmes coulèrent des yeux éteints de la jeune femme... »

Cette histoire particulièrement touchante ne s’achève pas là. C’est Henriette, elle-même, qui a raconté la suite. Le soir, Jacques se rendit chez elle, la prit par la main et l’emmena jusqu’à sa voiture. « La traitant comme une reine », rapportera un journal de Tahiti après la mort de l’artiste, il l’invita à dîner chez lui avec Maddly, puis, s’accompagnant à l’orgue et à la guitare, il lui interpréta, rien que pour elle, toutes les chansons qu’il allait enregistrer à Paris ! Et lorsque le public découvrit ces dernières paroles et musiques de Jacques Brel, écrit le même journal après avoir recueilli le témoignage d’Henriette, « il ne savait pas qu’une jeune Marquisienne aveugle les avait déjà écoutées et appréciées en exclusivité ». Combien de chefs-d’œuvre rien que dans ce dernier album ? Jaurès, La ville s’endormait, Vieillir, Le Bon Dieu, Les F…, Orly, Les Remparts de Varsovie, Voir un ami pleurer, Knokke-le-Zoute tango, Jojo, Le Lion, Les Marquises  

 

 

Ah ! Grand Jacques… Quelle chance ont eu tous ces gens qui t’ont connu et côtoyé dans ta terre d’adoption, celle où tu reposes désormais… Toi qui craignais moins la mort que vieillir ou voir un ami pleurer (« Et tous ces hommes qui sont nos frères / Tellement qu’on n’est plus étonné / Que par amour ils nous lacèrent / Mais, mais voir un ami pleurer… ») ; toi qui n’hésitais pas, tout mécréant que tu fusses, à faire l’avion-taxi pour les sœurs, comme ce 24 juin 1977 où tu multiplias les vols, pour l’inauguration par l’évêque des Marquises, à Nuku Hiva, de la cathédrale de Taiohae (voir « Brel-2 »)… Et pourtant, rappelais-tu, « quand l’évêque veut m’entreprendre sur son sujet favori, je dis que j’aime bien trop les hommes pour encore avoir à m’occuper du Bon Dieu. » Bel exemple, vécu, de tolérance. Ouais, Jacky, s’il existe un « Bon Dieu », quelque part, sûr qu’il doit te ressembler, pour le meilleur et pour le pire, pour l’amour... et la mort : « Mourir de faire le pitre / Pour dérider le désert / Mourir face au cancer / Par arrêt de l’arbitre… »  

 

  

[À SUIVRE : ÉPILOGUE]

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« SUR LES TRACES DE JACQUES BREL », texte et photos (sauf mentions contraires) de Fred et Mauricette Hidalgo ; rappel des chapitres précédents : 1. Le Voyage aux Marquises (18 novembre 2011) ; 2. Sa nouvelle adresse (26 novembre) ; 3. Si t’as été à Tahiti… (3 décembre) ; 4. Touchez pas à la mer ! (8 décembre) ; 5. Aux Marquises, le temps s’immobilise (13 décembre) ; 6. Si tu étais le bon Dieu… (9 janvier 2012) ; 7. De l’aube claire jusqu’à la fin du jour (29 janvier) ; 8. Et nous voilà, ce soir… (20 février) ; 9. Je chante, persiste et signe… (25 mars) ; 10. Jean de Bruges et « Le voilier de Jacques » (29 mars) ; 11. Quand je serai vieux, je serai insupportable... (3 avril).

Publié dans : Reportages - Par Fred Hidalgo
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